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Révolutionnaire

Il y  a quelques jours, j’ai été un membre actif d’une petite discussion lancée par un tweet de Cédric Ingrand, qui s’interrogeait sur le fait qu’Apple ne serait plus un moteur d’innovation. Samsung serait donc bien plus innovant qu’Apple, et ça serait la fin des haricots pour cette dernière, puisque Samsung a pris la première place du vendeur de smartphones (encore que ce chiffre pourrait être sujet à discussion, mais c’est un autre débat).

Après la tempête, le calme doit revenir

Être révolutionnaire ne peut être un état permanent. Un pays en révolution permanente n’est pas un pays stable. La révolution peut apporter un changement, mais il doit ensuite y avoir une stabilisation pour que cette révolution prenne corps.

Imaginez si Apple lançait réellement une révolution chaque année. Déjà que les Guignols se foutent de sa gueule à chaque lancement de produit…

Apple est capable de changer la course d’une industrie, comme elle l’a démontré. Mais il n’est pas forcément évident d’inventer ou de trouver the next big thing. Les marchés sur lesquels Apple peut se lancer existent, et le succès de l’iPhone a montré qu’elle était capable d’apporter un véritable sang neuf. Cependant, espérer chaque année un produit capable d’enterrer la génération précédente ne peut pas être viable. Il faut de temps en temps laisser souffler le public. Quelque soit le talent d’une entreprise, elle ne peut pas imposer du changement permanent.

Du véritable usage de la révolution

Apple a créé de nombreuses révolutions depuis sa création :

– Le premier vrai ordinateur pour tous dans un boitier plastique avec l’Apple ][ ;

– Le premier vrai ordinateur pour tous équipé en standard d’une interface graphique avec le Lisa puis le Macintosh ;

– Le premier vrai ordinateur multimédia pour tous avec le Mac II vx ;

– Le premier ordinateur pour tous équipé d’un port USB, avec l’iMac ;

– Le premier ordinateur portable pour tous équipé en standard d’une technologie Internet sans fil, avec l’iBook.

– Le premier vrai lecteur MP3 pour tous avec l’iPod ;

– Le premier vrai smartphone pour tous avec l’iPhone ;

– La première vraie tablette pour tous avec l’iPad.

Vous noterez cependant un point important dans ces révolutions.

Apple n’a inventé aucune de ces révolutions technologiques. 

Apple n’a pas créé la première tablette, ou le premier lecteur MP3, ou le premier smartphone ou encore la première interface graphique, ou le premier ordinateur équipé de ports USB. D’autres constructeurs pourraient se gausser d’avoir créé ces technologies.

Mais la force d’Apple est d’avoir su détecter dans ces technologies leur potentiel, et leur avoir permis de s’épanouir pleinement. D’avoir misé dessus, parfois énormément, en pensant être capable de faire sortir une technologie de l’ornière pour la rendre accessible au plus grand nombre.

Le terme « pour tous » que j’ai utilisé plus haut est cependant usurpé. Apple préfère souvent utiliser for the rest of us : pour nous, qui ne sommes pas des informaticiens et n’avons pas envie de le devenir. Et c’est exactement ce qui fait la force d’Apple : proposer une technologie comme le Wi-Fi, et la rendre utilisable par un enfant de 10 ans. Qui peut nier aujourd’hui que le Wi-Fi a révolutionné de nombreux usages de l’informatique et de la mobilité ?

Il y a évidemment de la provocation dans mon propos. Quand je dis que l’iPod est le premier lecteur MP3 pour tous, c’est évidemment faux sur un point : son tarif pouvait être considéré comme prohibitif, mais finalement était justifié par rapport à la technologie alors embarquée. Et ce que fait payer Apple, outre son design, c’est aussi cette facilité d’utilisation et cette cohérence entre le matériel et le logiciel.

Apple ne va donc pas forcément se lancer sur un marché juste pour faire plaisir à des analystes, qui voient dans le nombre de ventes d’un produit son potentiel. Alors qu’il faut prendre un appareil technologique dans son ensemble. On avait par exemple reproché à Apple de ne pas vouloir vendre d’ultra-portable à bas prix (les fameux netbooks), niant ici totalement son positionnement produit pour le placer face à Dell ou HP. Aujourd’hui, le marché des netbooks est mort, et a même fait du mal au marché du PC en général.

Alors évidemment, quand Apple annonce une révolution pour chaque nouveau produit, c’est forcément une hyperbole. Et comme je dis souvent, c’est un peu normal qu’Apple dise que chacun de ses nouveaux produits est le meilleur de sa catégorie1.

Des révolutions architecturales

Apple a sorti tous les produits cités précédemment en menant en même temps des nombreuses modifications d’architectures, des transitions parfois extrêmement risquées : citons évidemment la transition du PowerPC vers Intel, mais aussi celle vers l’architecture ARM, ou encore le passage de Mac OS 9 à OS X. Chacun de ces chantiers a été colossal, souvent audacieux, et assez brillamment réussi.

Ces chantiers sont cependant assez colossaux pour nécessiter de nombreuses années, mais on peut en voir une grande partie des bénéfices aujourd’hui. Le passage vers Intel a été un succès, avec des ventes de Mac en augmentation2, on peut enfin jouer à des tonnes de jeux  sur Mac, l’App Store pousse au développement de nouvelles applications, les développeurs reviennent justement en masse… Très positif donc.

Mais Apple n’a donc aucun problème en ce moment ? 

Si. Je pense que le principal problème actuellement avec Apple n’est pas avec le matériel, mais plutôt au niveau du logicielEt plus exactement, la stagnation inquiétante des logiciels qu’elle développe elle-même :

  • Apple a sorti iLife en 2003, et cette suite logicielle a été un incroyable argument vendeur du Mac.
  • iWork 09, dans une certaine mesure, a contribué à relancer une certaine concurrence à Microsoft Office (surtout grâce au merveilleux Keynote).
  • Aperture semble constituer une alternative intéressante à Adobe Lightroom.
  • Et Final Cut Pro était une arme ultime pour la création vidéo.
  • Apple avait aussi des ambitions côté serveur, en allant jusqu’à se lancer dans le SAN. Ça a fait pschit.
  • Sans oublier son outil de gestion Apple Remote Desktop…

Malheureusement, sur tous ces logiciels, il n’y a pas forcément eu de révision majeure depuis quelques années, à part l’évolution critiquée de Final Cut Pro X.  La suite iLife n’a pas vu de remplaçant à iDVD ou iWeb, iWork stagne et s’est même vu amputé de ses fonctions Internet avec l’abandon d’iWork.com, Aperture n’a pas évolué, Final Cut X est enfin sorti mais en version tronquée (même si des mises à jour ont corrigé pas mal de manques)…

En clair, côté logiciels Apple sur Mac, c’est pas la joie, et on ne voit vraiment rien de révolutionnaire. Mais n’est-ce pas là aussi la faute de l’iPad ? Ce dernier a eu entretemps de nombreuses mises à jour de logiciels, dont une version complète d’iWork, ainsi qu’iMovie, iPhoto et Garageband ! Et je ne serais pas surpris que le manque d’évolution côté Mac vienne de ces évolutions côté iOS, Apple étant connu pour avoir des équipes de développement resserrées.

Je pense cependant que cette période de transition des applications vers iOS est un chantier qui se termine, et désormais les versions Mac et iOS vont évoluer conjointement, ne serait-ce que pour pousser la synchronisation avec iCloud des documents entres ces plates-formes. Les logiciels devraient évoluer dans une meilleure direction et devraient permettre à nouveau de faire rayonner la plate-forme Apple. Car après tout, ce qui fait vendre les machines, ce sont aussi les logiciels, et c’est à Apple de montrer l’exemple en proposant les meilleurs logiciels du marché.

Cette nouvelle année devrait être donc passionnante… même si Apple ne révolutionne pas un nouveau marché. Mais ne serait-ce que parce que ses plates-formes n’ont jamais été aussi vivantes.

  1. Imaginez Tim Cook qui monterait sur scène un jour en disant : « bon, on vient de sortir un produit, mais c’est pas le meilleur, hein, y’a machin ou trucmuche qui font beaucoup mieux. »
  2. Bon OK, pas au dernier trimestre, mais pour plein de raisons bonnes ou mauvaises d’ailleurs.

Goodbye Google (et Gmail)

Gmail logo

C’est fait : j’ai supprimé mon compte Google. Et donc, viré ma boite Gmail au passage.

Pourquoi ?

Il y a plusieurs raisons à cela. La première, et sûrement la meilleure, est que… finalement, je ne l’utilisais quasiment pas. Oh, j’avais bien quelques services pratiques chez Google, mais rien d’irremplaçable. En réalité, la fonction que j’utilisais le plus dans Gmail, c’était son filtre antispam, ceux de mon hébergeur (1and1) n’étant pas bien efficace à l’époque. Ça a l’air d’être bien mieux aujourd’hui. Et dans le pire des cas, il y a d’autres solutions, comme SpamSieve, ou passer par un SMTP supplémentaire nettoyant le mail (dyn.com propose ce service). La seule fonction qui va peut-être me manquer, c’est la synchro des flux RSS. Peut-être que je créerai un autre compte Google (anonyme, celui-ci) uniquement à cet usage. Je verrai.

La deuxième raison : ces « innovations » de Google m’inquiètent de plus en plus. En clair : Google souhaite utiliser vos e-mails pour proposer des résultats de recherche supplémentaires lors d’une requête sur sa page principale. Alors évidemment, j’ai très bien compris que ce n’est pas parce que vous faites une recherche dans Google que vous allez taper dans mes mails. Mais quand même, je n’aime pas ce procédé. Certains l’apprécient peut-être, moi pas.

Google était formidable, il y a dix ans. Lorsque Google faisait son cœur de métier, et le faisait bien : proposer juste de la recherche, rapide, avec juste une barre de recherches, et… c’est tout. Depuis l’avènement de Facebook et d’iOS, Google flippe que l’utilisateur se détourne de la recherche, et donc, de ses revenus, puisque Google tire ses revenus de la publicité intégrée dans ses pages de résultats. Et cela la pousse à aller sur des terrains très glissants. Sûrement trop.

Gmail était également formidable à sa naissance, en 2004. À cette époque où les hébergeurs filaient royalement 10 ou 20 Mo de stockage pour le mail, Google en proposait 50 à 100 fois plus. Si vous vous demandez pourquoi avoir une adresse Gmail était très recherché… N’allez pas voir plus loin. Gmail a permis à Google de récupérer des tonnes de nouveaux « clients » simplement en proposant une solution BEAUCOUP plus intéressante par le seul aspect du stockage. Stockage qui ne lui coûtait d’ailleurs probablement presque rien : est-ce que tous ces utilisateurs exploitaient (ou exploitent toujours) réellement cet espace de stockage ? Cette mutualisation a évidemment fait énormément de publicité au service, qui, de plus, était fort bon, et a proposé très rapidement le protocole IMAP, à un moment où les appareils mobiles ont commencé à débarquer.

Un autre point important : j’utilise très peu les solutions web. Traitez-moi de vieux con si vous voulez, mais… je préfère toujours avoir les données en local, dans une application dédiée. Le webmail me donne des boutons, car j’ai toujours l’impression d’une solution moins évoluée techniquement que ce que me propose un client mail intégré. Un exemple tout bête : je suis un dingue du Glisser-Déposer. Je n’utilise jamais le bouton Ajouter une pièce jointe dans mon application de mail, car je l’ajoute toujours via un Glisser-Déposer. Or, quand je travaille avec une solution en webmail, la seule solution1, avec Safari, consiste à glisser la pièce jointe exactement sur le bouton d’ajout de PJ. Quand j’utilise Mail, je peux glisser ma pièce jointe n’importe où dans la fenêtre entière, ce qui rend les choses bien plus simples. Du coup, toutes les options kikoolol de Gmail… je ne les exploite jamais. Les fonctions d’archive, de tchat intégré, de recherche hyper balaise… Du vent, pour moi. Je précise bien pour moi. Si vous les appréciez et les utilisez, tant mieux. Personnellement, je n’y arrive pas.

Alors, quelle solution ?

En 1994, le sujet du bac de philosophie était : « Un acte gratuit est-il possible ? ». Comment je sais cela ? Parce que c’était l’année de mon bac, bien évidemment. Ma réponse, appuyée par des exemples des pubs de lessive (mais oui) était alors qu’il était quasiment impossible qu’un acte purement altruiste existe vraiment2.

Un service gratuit impose une contrepartie. Il faut un modèle économique pour qu’une entreprise survive. Soit le service est payant, soit il propose une gratuité à travers la publicité. Pour Gmail, la question ne se pose pas : le service est gratuit, et financé par une publicité particulièrement ciblée.

Si vous utilisez des produits Apple, vous pouvez utiliser iCloud, qui est… gratuit ! Mais pas totalement, en réalité : iCloud est financé par les produits Apple que vous achetez. N’oubliez pas qu’Apple tire la majorité de ses profits de la vente de matériel. iCloud n’a d’intérêt que si vous utilisez des produits Apple3

Personnellement, pour ce qui est de l’e-mail, j’ai depuis 1998 ans adopté toujours la même stratégie : utiliser uniquement des adresses e-mail liées à mon nom de domaine. Un nom que je paye chaque année, quelques euros par an. C’est un premier pas vers une certaine indépendance. Avantage énorme : votre adresse e-mail n’est plus liée à un hébergeur particulier. Vous pouvez changer d’hébergeur comme de chemise, c’est invisible pour tous vos correspondants. Un autre avantage : un nom de domaine à votre nom fait un poli plus sérieux.

J’utilisais Gmail quasiment uniquement pour le filtrage des e-mails. Ma stratégie était alors la suivante :

– Je crée autant d’alias que souhaité en @gete.net ;

– Chaque alias redirige vers mon compte Gmail ;

– Les messages non bloqués par le filtre antispam sont redirigés vers un compte unique de mon hébergeur, compte qui ne correspond pas à une adresse e-mail que j’utilise.

– Je relève alors via IMAP uniquement le contenu de cette boite.

L’un des avantages de cette méthode : elle évite de multiplier les comptes à relever. Je n’exploite qu’un seul compte, et ça me va très bien. Et comme tout est en IMAP, pas de problème de synchronisation entre Mac, iPhone et iPad.

Et à noter que tout ceci ne pose pas de souci, pour une raison bien précise : j’utilise Mail sur OS X. Et ce dernier sait gérer plusieurs adresses e-mails sur un seul compte (contrairement à Entourage ou Outlook). Du coup, je n’ai qu’un seul compte à relever pour récupérer les messages envoyés à toutes mes adresses e-mail, et je peux envoyer avec toutes ces adresses e-mail. Pratique. Et à noter que cette astuce fonctionne également sur iOS.

C’est une stratégie qui semble alambiquée sur le papier, mais elle est réellement efficace. Et surtout, elle me permet d’utiliser les mêmes adresses e-mail depuis 1999, malgré les changements de FAI ou d’hébergeur. C’est une indépendance qui a un certain coût, mais… elle est très agréable.

Comme déjà dit, mon usage de Gmail était très limité. Donc impact également très limité. Mon action sur Gmail 

Et pour le reste ?

Restent les autres services proposés par Google, et liés au compte Google :

  • Youtube : je n’ai publié qu’un tout petit nombre de vidéos sur YouTube. J’ai récupérées celles que je trouvais vraiment intéressantes et je les mettrai en ligne plus tard sur Vimeo
  • RSS : pour la synchronisation des flux RSS, malheureusement peu, voire pas de solutions. Peut-être que je recréerai un compte Google, anonyme, juste pour cet usage.
  • Analytics : mon hébergeur me propose une solution d’analyse, pas géniale, mais je m’en fous un peu, pour être honnête. Je ne vis pas vissé sur mes stats. Mon métier n’est pas lié au web. Certes, ça m’amuse de voir parfois les pics de connexion lors d’une sortie de Lion DiskMaker. Mais ça ne va pas plus loin. Je ne monétise pas le contenu de ce site.
  • iGoogle : je n’utilise pas. Ma page de démarrage est vierge par défaut.
  • Maps : je me suis toujours limité aux fonctions assez basiques de Maps. Pas trop d’impact pour moi. J’ai juste mis un lien personnalisé vers mon adresse sous forme de lien, que j’ai stocké dans la barre des signets de Safari.
  • Google Plus : AH AH AH ! Ahem.
  • Synchro calendriers / Carnet d’adresse : ça fait des années que j’utilisais MobileMe, puis iCloud, donc pas besoin de changer ici. Car j’ai curieusement beaucoup plus confiance envers Apple qu’envers Google pour respecter ma vie privée. C’est peut-être une erreur, mais… c’est comme ça.
  • Stockage : le coût du stockage ayant fortement baissé, l’avantage qu’avait Gmail a disparu. Tous les hébergeurs proposent désormais une quantité de stockage largement suffisante pour héberger nos mails et un bon paquet de données.

La grande question : quel est le coût de notre indépendance ?

Peut-être que je suis naïf, peut-être que l’indépendance n’existe pas, sauf à carrément monter son propre serveur chez soi, et là, je me dis même : pourquoi pas ?. Mais je n’en suis pas encore là. Pour le moment, quitter Google n’aura pas un impact majeur chez moi. Mais là encore, il ne s’agit que de mon expérience. Peut-être qu’il vous sera plus difficile de quitter Gmail. Peut-être même que vous ne souhaiterez pas le quitter.

Mais… laisser toutes nos données personnelles dans les mains d’une entreprise qui était fière d’indiquer qu’il ne fallait pas être malveillant dans sa devise et qui semble aujourd’hui fort sujette à caution me semble être une erreur. On peut rester vigilant. Google n’est pas encore totalement irremplaçable… même si cela a un coût.

  1. La plupart du temps, ça s’améliore de nos jours
  2. J’ai eu 11/20.
  3. On pourra me rétorquer qu’on pourrait très bien utiliser iCloud pour ne faire que de la synchronisation entre deux PC, et… c’est vrai. Mais je ne pense pas que ça soit un usage majoritaire, loin de là.

Le mystère du logo à l’envers

John Gruber pointe aujourd’hui vers le blog de Joe Moreno, qui a travaillé chez Apple en tant que consultant WebObjects, et qui explique pourquoi le logo Apple est repassé dans le bon sens quand le portable est ouvert. L’argument qu’il présente est intéressant, et même plus que cela : il atteste du fait que jusqu’au PowerBook G3 (FireWire, nom de code Pismo), la pomme était effectivement à l’envers quand le portable était ouvert.

Sex and the city s4e8 powerbook g3 1

Notez que dans cette série, le portable jouait mieux que l’actrice derrière lui.

L’explication alors donnée était simple : cela permettait à l’utilisateur de savoir dans quel sens attraper et ouvrir sa machine. Je me souviens qu’à l’époque, cette question revenait régulièrement lors des formations commerciales Apple que j’animais. Et surtout, surtout, à l’époque, une FAQ de la TIL 1 expliquait le problème en détails. C’était un article totalement officiel, en provenance directe d’Apple, ce que semble confirmer Joe Moreno.

Mais le plus intéressant dans l’histoire est arrivé à l’époque de la sortie du PowerBook G4.

PbG4

Et là… c’est le drame.

C’est à ce moment que la Pomme est repassée dans le bon sens, portable ouvert. Et à ce moment précis, un événement intéressant s’est produit : l’article de la TIL susmentionné a tout simplement… disparu. Volatilisé. Je ne l’ai plus jamais retrouvé, quand bien même je sais l’avoir vu. Et  le problème de la Pomme Karen Cheryl, qui n’en était théoriquement pas un, l’est devenu pour moi, surtout avec les PowerBook G4 Aluminium, que j’ai tenté d’ouvrir des dizaines de fois dans le mauvais sens, aucun indice visuel n’étant donné si on le saisit en le visualisant de haut… à part la Pomme, donc.

Peut-être qu’il est temps qu’Apple se penche réellement sur le problème, en ajoutant une Pomme qui change d’orientation selon que le portable est ouvert ou non… Allez Apple, surprends-nous !

  1. Tech Info Library, ancêtre de l’l’actuelle Knowledge Base

Quelle télécommande pour donner une présentation ?

Il y quelques jours sur Twitter, Audrey Couleau m’a signalé un tweet de Compétences Mac, le site ayant publié un article intitulé : UN POINTEUR LASER POUR RÉUSSIR VOS PRÉSENTIONS À COUP SÛR.

Manque de bol, contrairement à ce que pensait Audrey, c’est sûrement une des pires télécommandes qui soient. En présentation, la télécommande la plus simple restera toujours la meilleure, parce que lorsqu’on a le stress de devoir assurer devant 500 personnes pas forcément acquises à votre cause, il faut éviter au maximum que la technique soit contre vous.

Par conséquent, une télécommande doit répondre à mon avis pas si humble du tout à des critères bien précis. Entre autres, elle doit :

  • bien tenir dans une main. S’il vous faut deux mains pour l’utiliser, il y a une erreur d’ergonomie quelque part. Si c’est une brique, pas la peine d’y penser. Idéalement, le public ne voit même pas que vous avez une télécommande dans la main. Rendez la technologie invisible : cela participera à la magie de la présentation.
  • être utilisable sans même avoir besoin de la regarder. Du coup, exit les télécommandes avec des tonnes de boutons. La télécommande idéale ne devrait avoir que trois boutons au maximum : diapo suivante, diapo précédente1 et passer la présentation en mode écran noir.
  • être utilisable même si l’ordinateur n’est pas visible. Exit donc les télécommandes infrarouge, et bonjour les télécommandes à onde radio ou Bluetooth.
  • fonctionnelle en quelques secondes. Si vous présentez régulièrement, vous savez sûrement qu’il arrive parfois qu’on ait très peu de temps pour se préparer avant une conférence lorsque celles-ci s’enchaînent. Or, s’il vous faut du temps pour connecter votre télécommande à un réseau Wi-Fi ou configurer votre ordinateur en borne Wi-Fi, connecter votre iPhone, lancer l’application Keynote Remote2, s’assurer que tout fonctionne bien… Vous risquez de perdre trop de temps. Qui plus est, si vous vous connectez à un réseau Wi-Fi tierce partie, vous risquez de dépendre d’un matériel qui pourrait s’avérer défaillir durant la présentation. Autant limiter les risques. Personnellement, les quelques fois où j’ai du utiliser mon iPhone comme télécommande, je m’en suis mordu les doigts.
  • Ne pas intégrer de pointeur laser.
Tiens, parlons-en du pointeur laser : lorsque j’en vois un utilisé par un présentateur, j’ai envie de lui saisir sa télécommande et lui enfoncer le laser dans l’œil. Outre le risque d’aveugler son assistance par un geste maladroit, j’ai tendance à penser que si on doit pointer quelque chose avec un laser, c’est qu’il y a un souci dans la conception de la diapositive. En plus, si les gens passent leur temps à essayer d’éviter le laser que vous allez leur pointer dans les yeux, ils vont cligner des yeux. Et vous connaissez le risque.
 
 

Dontblink

 
 
Si dans le cheminement de votre présentation, vous pensez « Ah tiens, il faudrait que je pointe ça avec ma télécommande », brûlez la diapositive, et refaites-la. Imaginez par exemple que votre télécommande tombe en panne pile poil durant votre présentation… Hop, plus de laser, et d’un seul coup, de grosses difficultés à continuer le cheminement de la présentation. Pas bon. Le public ne vient pas voir un point sur un écran : il vient vous voir, vous.
Enfin, les pointeurs laser sont interdits dans les avions. Si vous voyagez beaucoup, ça risque d’être une plaie.
 
Alors, quelle est la télécommande idéale pour moi ? Et bien, la voici, ta-daaaaaaaaaaaaam !
Keynote si600 Remote
 
Le modèle que j’utilise – cadeau de mon épouse – est la 33374, qui intègre un laser, mais ce modèle sans laser vendu par Amazon devrait tout aussi bien s’y substituer. Avantages de cette télécommande : 
  • Elle fonctionne par onde radio avec une excellente portée ;
  • Le module USB se loge dans la télécommande quand il n’est pas utilisé (même s’il est un peu gros et donc dépasse pas mal de l’ordinateur) et coupe le laser, donc les piles ne s’épuiseront pas inutilement dans votre sac ;
  • Elle fonctionne en mode Plug’n’Play total : vous la branchez, et vous pouvez l’utiliser sans configuration aucune avec Keynote ou PowerPoint ;
  • Elle épouse bien la forme de la main, avec une texture agréable ;
  • Elle n’est pas trop grosse ni trop petite ;
  • Elle est manipulable uniquement avec le pouce, avec des boutons assez gros et assez espacés pour qu’on ne s’y trompe pas ;
  • Elle fonctionne avec 2 piles bâton AAA. Pas forcément plus mal que des batteries rechargeables : en cas de doute horrible, vous n’aurez pas à chercher un câble idiot qu’on n’a jamais sous la main mais juste à réinsérer des piles neuves3.

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire pour rendre vos présentations… magiques !

  1. Et encore, certains diront que c’est un bouton de trop. Ne soyons pas trop extrême quand même.
  2. Si vous utilisez Keynote, mais évidemment que vous utilisez Keynote hein ?
  3. Dont vous emporterez évidemment un jeu dans votre sac par pure sécurité.

Les CGU sont imbitables. C’est pour ça qu’on ne les aime pas.

Gonzague Dambricourt publie un billet intéressant ce matin sur les cris d’orfraie  que l’on entend dès qu’un nouveau service en ligne ouvre, comme c’est le cas pour le tout nouveau Google Drive. Et il a raison :

« Comme à CHAQUE fois qu’un service web sort, les « chevaliers blancs » d’Internet vont lire les conditions générales d’utilisation (CGU) desdits services pour pouvoir sortir un article ou des tweets en mode « scandale ». »

Mais j’ai quand même tendance à penser que c’est un peu normal de s’étonner, lorsqu’on lit quelque chose comme :

« Vous restez le propriétaire de tous les droits de propriété intellectuelle dont vous disposez sur ce contenu. En bref, ce qui vous appartient vous appartient. »

“Lorsque vous téléchargez ou soumettez un contenu à nos services, vous accordez à Google (et ceux avec qui nous travaillons) une licence mondiale  pour utiliser, accueillir, stocker, reproduire, modifier, créer des œuvres dérivées (telles que celles résultant de traductions, adaptations ou d’autres changements que nous faisons, de sorte que votre contenu fonctionne mieux avec nos services), communiquer, publier, représenter, afficher et distribuer un tel contenu. ”

On pourrait être d’accord pour dire que la CGU est abusive… puisqu’elle donne grosso modo tous les droits sur votre contenu à Google. Surtout, il n’est pas clairement précisé que c’est pour des raisons techniques que Google a besoin de cette clause.

Pour moi, l’autre souci dans le texte, c’est ceux avec qui nous travaillons.
Qui sont ces gens ?
Quels sont leurs réseaux ?
Je ne suis pas du genre à voir le mal partout. Le problème, c’est surtout que ces conditions générales d’utilisation sont juste imbuvables. Le charabia juridique utilisé dans ces CGU n’est compris que par peu de gens, et tout est fait pour masquer ce contenu dans les tréfonds de 40 pages de texte à usage légal.
Ne croyez pas que je sois particulièrement désagréable parce que c’est Google : la licence d’iTunes est bien pire (22 pages), la faute évidemment à l’intégration avec iTunes Store et autres joyeusetés.
Il faut que les CGU deviennent réellement utilisables. Un étudiant avait fait une proposition dans ce sens, et il y avait effectivement de l’idée. Mais tant que ces licences d’utilisation resteront aussi opaques, on aura droit à des commentaires pas forcément injustifiés.

Le Mac est le futur Apple II

Apple II

J’allais écrire un long billet sur le futur de Mac OS X, mais David Bosman m’a utilement précédé il  y a assez longtemps pour exprimer une grosse partie de ce que je ressens ces jours-ci.

Surtout, la question ultime à se poser : est-ce qu’Apple peut se débarrasser complètement du Mac ?

La réponse me semble de plus en plus claire : oui. Juste pas tout de suite. Mais ça arrivera.

À ceux à qui cela semblerait juste dingue, souvenez-vous de l’Apple ][. Le premier grand succès d’Apple a continué à se vendre après le lancement du Mac 1. Et il a permis à Apple de survivre jusqu’à ce que le Mac prenne le dessus… Mais les meilleurs choses ont une fin, et Apple a du tuer à un moment un de ses produits-phares pour que vive son autre produit majeur.

Apple n’a jamais eu peur de laisser une technologie pour passer à une autre. Elle a abandonné à vitesse grand V Mac OS  Classic pour passer à Mac OS X. Elle a abandonné l’ADB et le SCSI pour foncer vers USB. Demain, Apple abandonnera peut-être définitivement le Mac pour nous faire tous passer sur iOS. Il suffira à ce dernier d’être assez mur pour permettre de faire tout ce dont on a besoin sur Mac OS X. Il le fera différemment, sûrement de façon plus simple, plus pratique. Ou très différemment. L’essor du tactile augmentera les usages, permettra de nouvelles interfaces innovantes dans les apps… Apple n’hésitera pas à se débarrasser de tous ses fardeaux. Et au vu de son chiffre d’affaires actuel, le Mac sera probablement bientôt un fardeau.

Mais dans quelques années, on ne regardera peut-être plus le Finder, ou les menus déroulants, ou le bureau qu’avec nostalgie. En nous disant que finalement, cette évolution était logique…

 

  1. Et même bien au-delà, le II GS n’ayant été arrêté que fin 1992 !

iOS et Mac OS X : une autre intégration est-elle possible ?

Par le jeu magique des liens sur lesquels je rebondis quand je surfe sur le web, je suis (re)tombé sur cet article de Gizmodo expliquant en quoi l’interface de Lion est bancale : en voulant intégrer des éléments d’iOS à Mac OS X, Apple a finalement mis au point un fourre-tout pas forcément inintéressant, mais mélangeant un peu trop une interface d’ordinateur « classique » à un système non-tactile. Et j’avoue que je suis plutôt d’accord avec cet article (je l’avais déjà dit à la sortie de Lion). La volonté d’Apple de proposer certaines des nouveautés d’iOS est certes louable, mais les personnes habituées à l’informatique ne cherchent pas forcément à avoir un LaunchPad à portée de main alors que le Dock leur suffisait très bien. Ce n’est pas que le Launchpad soit une mauvaise interface : son efficacité sur iOS n’est plus à démontrer (et mon boudchou de 3 ans me le démontre tous les jours), mais je pense qu’elle marche aussi très bien parce que c’est la seule interface pour lancer les applications. À contrario, on pourrait très bien vouloir utiliser l’interface d’iOS sur un ordinateur quand on a commencé à utiliser un iPad, et qu’on souhaite retrouver ses fonctionnalités sur le Mac : les switchers sont effectivement de plus en plus nombreux sur Mac… et pour le boudchou en question, pouvoir utiliser un Mac comme il utilise l’iPad pourrait être finalement plus simple.

Ce qui me fait penser qu’Apple pourrait finalement satisfaire tout le monde en proposant deux interfaces distinctes, selon l’envie  de l’utilisateur : ce que j’appellerai les « mode iOS » et « mode Mac OS X« . Idiot ? Pas forcément, d’autant que ce mode existe déjà partiellement sous la forme du « Finder simplifié », accessible via la préférence Système Contrôle parental. Pourquoi ne pas le faire évoluer vers un utilisation plus proche de celle d’iOS ?

Finder Simplifie

Quand on active ce mode sur un compte, on dispose d’une présentation affichant les applications avec des grosses icônes qui s’activent en un clic. Un mode finalement très proche du Launchpad… Apple pourrait alors en profiter pour imposer le mode plein écran aux applications compatibles, en oubliant complètement Mission Control (beaucoup trop complexe). Du coup, on se retrouverait avec un simili-iOS sur Mac, et ça serait plus cohérent.

Quand ce mode serait-il actif ? Facile : dès la création du premier compte du Mac, ou lors de la création d’un nouveau compte d’utilisateur. Évidemment, il faudra bien expliquer à l’utilisateur l’avantage d’un mode ou de l’autre. Voire, lui proposer le choix entre l’un et l’autre à la première ouverture de session, afin de lui permettre de choisir son interface…

Multitâche sur iOS : pourquoi on ne le comprend pas

Encore et toujours ce satané multitâche d’iOS dans un billet ? C’est que je trouve le sujet particulièrement intéressant, et il mérite encore qu’on se penche dessus. Car dès que quelqu’un tente d’expliquer pourquoi il n’est pas utile de quitter des applications sur iOS, il y a toujours quelqu’un pour expliquer que SI, il FAUT quitter TOUTES les apps régulièrement sur iOS. Alors que, je l’avais déjà expliqué, ce n’est nécessaire que dans des cas spécifiques.

Mais en réfléchissant un peu plus sur le sujet, je pense que le principal problème du multitâche d’iOS n’est pas dans son implémentation, finalement assez finaude et totalement adaptée à un système mobile, répondant à des exigences draconiennes en terme de consommation d’énergie. Non, le problème est dans la façon dont iOS présente le multitâche.

Vous connaissez donc la manipulation si vous êtes ne serait-ce qu’un peu geek 1  : vous faites un double clic sur le bouton central, et vous accédez aux applications dernièrement lancées. Soit. La barre d’icône peut faire pas mal penser au Dock de Mac OS X : elle permet de lancer une application déjà lancée, ou une application récemment lancée mais qui serait quittée, et permet aussi de quitter une application (enfin, c’est ce qu’on pourrait croire, voir plus loin).

En clair : cette barre présente trop de choses différentes de façon identique. Le Dock de Mac OS X présente les applications de façon différente selon qu’elles sont lancées ou non 2. Je dois avouer que je n’ai jamais été trop fan du Dock : il cumule énormément de fonctions différentes sans forcément bien les différencier. Il s’est certes amélioré avec les années, mais ce côté fourre-tout un peu bordélique m’a toujours un peu gêné. Combien de fois j’ai du expliquer en formation que non, on ne peut pas mettre n’importe quoi à gauche dans le Dock, ce n’était que des applications, sans que cela soit clairement bien expliqué ou visible directement dans l’interface…

On retrouve donc ce côté fourre-tout bordélique dans le gestionnaire du multitâche d’iOS :

  • Les applications en cours d’utilisation (mais pas au premier plan) ;
  • Les applications récemment lancées mais peut-être actives, sauf que je ne peux pas le savoir… Par exemple, il  se peut que la dernière application que j’ai lancée ait quitté inopinément… et elle n’est plus chargée en mémoire. Ou qu’elle ne gère pas correctement le fait d’être mise en arrière-plan et quitte systématiquement.
  • Les applications lancées depuis je ne suis plus quand. Je ne plaisante pas : je trouve sur mon iPhone à la fin de la liste des applications que je n’ai pas relancées depuis plus de trois semaines. Ces applications ne consomment en réalité rien du tout : ce serait plutôt l’équivalent du menu Éléments récents du menu Pomme de Mac OS X.

Que se passe-t-il réellement quand je tape sur l’icône d’une application dans le gestionnaire de tâches ? Si on reprend l’analogie avec Mac OS X, je peux passer d’une application à une autre qui aurait été lancée récemment, ou je tape en fait sur un raccourci vers l’application. Le problème évident est que je ne peux pas savoir à l’avance l’état de l’application. Regardez la copie d’écran suivante :

IOS Multitache

Petit jeu : une de ces applications n’est pas réellement active. Ami lecteur, sauras-tu retrouver laquelle ?

Et oui, il n’est fait aucune distinction entre les applications en arrière-plan selon leur état réel. Comment donc savoir si cliquer sur la petite icône de sens interdit que l’on observe quand on appuie plus d’une seconde sur une icône est vraiment utile ? Du coup, autant tout supprimer, comme ça on aura aussi les apps réellement chargées en mémoire… Mouaaaaaaaaaaaaaais.

Pourtant, cela pourrait être assez simple de donner un peu plus d’informations, non ? Imaginons :

IOS Multitache2

C’est une mise en situation très rapide, je ne suis pas graphiste, ni ergonome, donc je vous remercie par avance pour votre indulgence :) Mais disons que la situation des applications pourrait gagner en clarté avec un petit badge. Par exemple, indiquer que l’appli Tweetbot est en veille et donc ré-utilisable très rapidement. Que le BBC iPlayer est en cours de chargement d’un épisode de Doctor Who ou de Sherlock, par exemple. Et que l’application France est un alias vers l’application et est donc fermée. Encore que cette image ne parlerait pas aux gens qui ne font pas d’informatique, donc je doute de sa pertinence. Une autre solution : que la barre n’affiche vraiment QUE les applications lancées, et pas de raccourcis du tout vers des applications déjà quittées. Mais on y perdrait en facilité d’accès… Pas facile d’avoir une ergonomie simple ET compréhensible par tous !

Je comprends cependant très bien ce qu’Apple a voulu faire avec ce gestionnaire de tâches : rendre du pouvoir aux geeks, sans  pour autant sacrifier la simplicité d’iOS. Certes, la gestion du multitâches pour les applications tierces était nécessaire, car ne pas pouvoir utiliser un GPS en arrière-plan était juste risible… mais le gestionnaire de tâches méritera probablement plus d’attention de la part d’Apple dans le futur pour être plus clair.

  1. Et encore : mon épouse, plutôt dans la tranche des utilisateurs à qui l’informatique ne fait pas peur, ne connaissait pas la fonction.
  2. Enfin, c’était vrai jusqu’à Lion, puisque ce dernier peut également masquer l’indicateur d’activité des applications, ce que je trouve être une mauvaise idée.

Deux-mille-douze, année de la loose ?

Je ne vous le souhaite pas, en tout cas !

Que cette nouvelle année, qui ne sera de toute façon pas la dernière, vous apporte bonheur, félicité, amour, et la santé, bien évidemment., et plein de gadgets pommés dans les poches ou sur vos bureaux…

 

Pour ma part, j’espère avoir un peu plus le temps d’écrire sur ce blog, et espère avoir l’occasion de vous rencontrer, lecteurs, lors d’une conférence ou d’un salon… qui sait ! En attendant, n’hésitez pas à me suivre sur Twitter si vous avez du temps à perdre.