Archives de catégorie : Opinion

Avatar : mon avis (pour de vrai cette fois-ci)

avatarJe suis donc allé voir Avatar hier avec mon épouse et des amis (coucou Mourad), en 3D pour la peine, et salle pleine, tant qu’à faire.

Alors, comment résumer Avatar ? Une sorte de remake de Danse avec les Loups, en version technoïde et dans une jungle z’hostile, avec à la place des méchants ‘ricains qui massacrent les indiens, les méchants ‘ricains qui massacrent les gentils N’aavis qui communiquent avec la Terre, les ancêtres et tout le toutim.

Tout ça pour dire que ce n’est pas très original, mais que l’aspect technique est bien mis en avant, et de ce côté-là, on peut le dire, le film est très beau. Techniquement, rien à dire, c’est superbe à tous les niveaux, les mechas ou les animaux sont très détaillés et superbement rendus, mais pas encore trop originaux, contrairement à ce que j’espérais. Quand à la 3D, elle n’était pas vraiment indispensable. Peut-être qu’en IMAX c’est clairement très différent, mais dans la salle où j’étais, je n’ai pas trouvé que la 3D apportait un « plus » révolutionnaire.

En résumé : je ne suis pas super déçu, mais je ne pense pas non plus qu’Avatar mérite toutes les critiques dithyrambiques à son sujet. On est laaaaaaaaaaargement au-dessus d’un téléfilm de M6, mais j’ai du mal à rejoindre l’enthousiasme de ceux présentant Avatar comme le Star Wars du XXIe siècle. Un bon film, mais je n’attendrai pas avec impatience sa sortie en DVD ou Blu-Ray (alors que Là-Haut, qui vient de sortir, si).

Mac mini Server : le meilleur serveur ?

(Attention, billet un poil long)

Mini_serveurJe suis tombé comme bien d’autres ce soir sur cet article (dans l’ensemble très bon) sur MacGe à propos du Mac mini Server. Et comme j’ai eu quelques (bon, au moins un) commentaire me demandant mon avis sur cette bécane, je vais non seulement vous donner celui-ci, mais je vais en plus compléter (voire corriger) certains points de l’article susnommé. Car oui, je suis un éternel insatisfait et parfois un véritable enfileur de lépidoptères.

Oh, Mac mini Server, I’ve been waiting for you for so long !

Déjà, mon opinion : le Mac mini Server est exactement la machine que j’attendais d’Apple depuis trop longtemps. Il répond à tout ce qu’on attend d’un produit serveur pour le marché PME/PMI (le SMB – Small and Medium Business – comme on dit dans not’ jargon) :
– Un serveur à tarif accessible, moins de 1000€ TTC ;
– Un produit simple d’emploi, livré sans superflu ;
– Un produit fiable, et là, l’expérience autant que les retours de revendeurs montrent que le Mac mini est un produit dont la fiabilité est parmi les meilleures de tous les produits Apple ;
– Un Mac compact et silencieux, là où les Xserve sont très puissants, très gros et très bruyants ;
– Un serveur capable de gérer l’ensemble des tâches qui lui sont confiées avec un processeur qui tient la route ;
– Deux disques durs, idéal pour améliorer la disponibilité avec du RAID 1 ou les performances avec du RAID 0 (je reviens plus tard sur la sauvegarde) ;
– Pas de lecteur DVD, pas forcément utile sur ce type de configuration (en tout cas bien moins qu’un deuxième disque dur) ;
– Extensible : cinq ports USB 2 et un port FW 800 sont largement suffisants pour la plupart des besoins PME/PMI.

Et encore, j’oublie sûrement quelques-uns des attraits du nouveau Mac mini. Comme serveur de test, c’est une machine idéale, qui supportera même un peu de virtualisation light. Et c’est un serveur qu’on peut emporter partout avec soi ! Envie d’une solution de déploiement qui tient dans un sac à dos ? La voici !

Hello Mac mini, je te présente PME, ta nouvelle amie. Vous allez bien vous entendre tous les deux.

Revenons sur les besoins de l’entreprise. Pour beaucoup de structures, il n’y a pas besoin d’avoir un monstre de puissance comme serveur. J’ai des clients qui utilisent des Mac mini 24h/24 et 7j/7 comme serveurs de mail, de fichiers, de base de données et bien d’autres sans problème majeur. Certes, un argument revient souvent : « le disque dur du Mac mini en 2,5″ est pénalisant en termes de performances ». Pas entièrement faux, mais c’est surtout dû à la vitesse même de ces disques, pas au format (saviez-vous que HP et bien d’autres vendent des solutions de stockage basées sur des disques 2,5″ ?). Et dans bien des cas, les performances du disque seront largement suffisantes par rapport aux besoins : honnêtement, vous pensez que transférer un fichier Word de 100 Ko, ça va fondamentalement plus vite sur un disque 7200 tr/mn par rapport à un 5400 ?

Sur le sujet des performances, il faut bien voir que beaucoup d’entreprises ont des serveurs totalement surdimensionnés par rapport à leurs besoins. Toutes les entreprises n’ont pas un site web à 10000 hits/seconde, ne reçoivent pas 300 e-mails à la minute ou ont besoin de diffuser des vidéos en streaming. Parfois mes clients me demandent s’il ne faut pas changer le serveur car il n’est pas assez puissant, mais ouvrir Server Admin et regarder les courbes d’utilisation mémoire ou CPU confirme en un clin d’œil que la machine est très loin de souffrir.

Il faut voir que pour bien des serveurs, le simple service de partage de fichiers suffit à combler d’aise le client… Mais le package Mac OS X Server + Mac mini est complet, simple à mettre en œuvre, et propose des services qui font parfois bien plaisir : calendriers partagés, wikis, distribution de mises à jour, DHCP, FTP, ou encore VPN (miam) font partie de ces services qu’on peut facilement mettre en place aujourd’hui avec Mac OS X Server. Et le Mac mini, c’est le serveur qu’on pose dans un coin et qu’on peut oublier. Il tourne juste tout seul, sans poser de questions… N’oubliez juste pas de le mettre à jour !

De la bonne utilisation du DNS

Maintenant, revenons sur l’article de MacGe, et en particulier sa deuxième partie. S’il précise à très juste titre que les services Open Directory et DNS sont fondamentaux au bon fonctionnement du serveur (je vous l’ai déjà expliqué ici et là dans une belle fiche pratique), il y a un point sur lequel je vais sensiblement différer : il s’agit du choix du nom de domaine du serveur, et là, attention, je vais causer technique (âmes sensibles s’abstenir).

Selon MacGe : « Nous entrerons, pour l’exemple, serveur.macgeneration.lan. Pourquoi « .lan » ? Pour être certain que la différence est bien visible, votre serveur DNS ne fonctionnera qu’en interne, c’est à dire sur le LAN (Local Area Network) de l’entreprise ou de la maison. Libre à vous d’utiliser l’extension que vous voulez, tant que la structure est bonne. Par exemple, serveur.steve.jobs pourrait tout à fait convenir aussi. »

Là, pas d’accord : il est préférable dès le départ de mettre un nom de domaine correspondant à un Top Level Domain (TLD), même si vous ne l’avez pas acheté. Non, en fait, achetez-le au préalable. Investissez dans un domaine réservé, par exemple en .org ou en .eu (environ 15€ TTC/an), et configurez votre serveur DNS interne avec ce nom . Pourquoi ? Imaginez la situation : vous utilisez votre ordinateur portable, vous êtes connecté à l’intérieur de votre réseau, et quand vous vous connectez à votre wiki, vous devez aller sur serveur.macgeneration.lan. OK. Maintenant, vous sortez de votre réseau, rentrez chez vous et tapez serveur.macgeneration.lan pour continuer à travailler sur votre zouli wiki.

Et là, c’est le drame (©M6) : impossible d’accéder à votre wiki. Et oui, les serveurs DNS externes pointent sur… rien. .lan, ça n’existe pour personne d’autre que les ordinateurs sur votre réseau interne. Dommage, non ?

Maintenant, imaginons que vous ayez commencé par .lan, puis vous souhaitez créer plusieurs sites web distincts par leur nom et accessibles de l’extérieur, par exemple un site public, un intranet, un extranet… Il faudrait alors idéalement acheter votre nom de domaine puis configurer à nouveau le serveur pour qu’il utilise le nouveau domaine… Malheureusement le changement de nom DNS doit être fait de façon correcte (en particulier en préparant le serveur avec la commande changeip), ce que personne ou presque ne fait.

Certes tout cela peut sembler trivial, ou très compliqué selon les points de vue, mais ce n’est pas à négliger : une très grosse partie des problèmes sur Mac OS X Server viennent d’un DNS mal configuré. Le choix du nom de domaine n’a donc rien de trivial.

Accès mobile : « I’m not your fracking VPN ! »

Concernant l’accès mobile, il ne s’agit pas vraiment d’un VPN SSL. En effet, selon les principes du VPN SSL, il faudrait au préalable s’authentifier sur une page web pour chiffrer tout le trafic vers le serveur interne. Ici, le but est plutôt de rediriger certains flux bien précis vers un serveur interne en utilisant le serveur d’accès mobile comme routeur pour certains services bien précis (iCal, Carnet d’adresses, mail et web). Et c’est indiqué page 183 de la doc des services réseau : il faut utiliser une configuration en split DNS pour que cela fonctionne. Encore une bonne raison de ne pas utiliser de domaine en .lan ;-) Enfin le service d’accès mobile nécessite effectivement un serveur qui effectuera le routage, et par conséquent un serveur différent de celui hébergeant tous les services. Le service d’accès mobile peut être plus avantageux que le VPN car il donne accès aux services essentiels du serveur interne de façon sécurisée, et transparente pour l’utilisateur, sans pour autant donner accès à tout le réseau.

Quand à dire que le protocole Bonjour ne peut pas passer à travers le VPN… ce n’est pas totalement vrai, puisqu’on peut aussi enregistrer des services Bonjour à travers le serveur DNS. Mais il est vrai que c’est quasiment un miracle quand on arrive à faire tomber cette fonction en marche… Enfin, il reste un point à ne pas négliger : qu’il s’agisse du VPN ou du service d’accès mobile, il faudra procéder à des redirections de ports dans les réglages du routeur, opération pas forcément anodine (ou plutôt, pas forcément évidente si on ne connaît pas les rouages de base d’un réseau TCP/IP).

Le DVD, c’est tellement XXè siècle

Concernant le point de l’installation, il est vrai qu’il faut normalement passer par l’outil d’installation de système à distance pour restaurer l’OS en cas de panne. Mais on peut aussi être prévoyant, et simplement réserver une partition de système d’un disque externe en y clonant le DVD d’installation. Avantage : on boote et on réinstalle le système bien plus vite… C’est la solution que j’utilise, et elle marche fichtrement bien. Sinon, on installe l’outil d’installation à distance sur un Mac ou PC du réseau, et zou !

En revanche, un point important signalé par MacGe à très, très juste titre : le RAID 1 (miroir) n’est pas une sauvegarde. C’est juste un système pour s’assurer que votre système continue de tourner en cas de perte d’un disque, mais il ne pourra jamais permettre de récupérer un fichier effacé par erreur ! Donc, sauvegardez vos données, quelque soit l’outil que vous utilisez.

Sorry, Mac mini, but your server is in another castle ! (1)

Pour conclure, je serai encore plus enthousiaste que MacGe sur le marché du Mac mini Server : c’est un produit archi-sexy, simple à administrer (j’ai scié récemment un consultant Linux en lui montrant comment on gère le serveur), silencieux, efficace et très certainement suffisant pour 90% des utilisateurs du marché PME/PMI. Et des échos que j’ai eus, les ventes seraient déjà à la hauteur des attentes sur cette machine.

Go, Mac mini, go get them !

(1) En fait le sous-titre compte pour du beurre, c’est juste que je voulais faire un clin d’œil à la sortie de New Super Mario Bros Wiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

Apple Store, fanboy et le mépris de la passion en général

Apple Store Louvres, Ouverture J’étais hier parmi la première centaine de personnes à rentrer dans l’Apple Store du Louvres. Arrivée à 6h15 avec mon ami Mourad, entrée dans le carrousel à 6h45 (donc au chaud, ouf), et ensuite trois bonnes heures d’attente avant d’assister enfin à l’ouverture.

Ce que j’ai vu durant cette attente (qui finalement est passée très vite), c’était des gens contents d’être là, heureux de partager leur passion ou admiration pour une firme qui ne fait décidément rien comme tout le monde, qui discutaient, partageaient, bloggaient, criaient, twittaient, bref, des gens finalement très… vivants. J’y ai rencontré des lecteurs de mon site, et même quelques-uns de mes followers. L’ouverture fut une fête : des employés vraiment contents de participer à ce grand événement, car que ça plaise ou non, l’ouverture d’un Apple Store en France est un événement à plus d’un titre. D’abord, parce qu’Apple se dote d’une boutique à un emplacement privilégié pour vraiment mettre en valeur ses produits. Ensuite, parce que le lieu est finalement très proche de l’esprit Apple : c’est une entreprise qui n’a pas envie de faire comme les autres, de rentrer dans le moule, qui met en avant la créativité, l’inventivité. Enfin, parce que l’Apple Store est encore une preuve que cette capacité à se remettre en question et à tenter des solutions qui semblent condamnées d’avance.

Tiens, si on revient sur les Apple Store, revenons quelques instants sur leur conception. Le premier Apple Store a été lancé en mai 2001, alors que Gateway – une société informatique que tout le monde a oublié et parmi les leaders de son secteur – commençait à fermer sa chaine de magasins et Dell était la valeur sûre du marché. Huit ans après, Apple a montré qu’elle avait raison d’investir sur ses boutiques, puisqu’elles donnent une visibilité sans commune mesure à ses produits, dans une ambiance classieuse et avec des services qu’aucun autre constructeur informatique n’avait pensé à fournir : support technique gratuit et immédiat avec le Genius Bar, wi-fi gratuit en permanence et accès à Internet également illimité sur les ordinateurs, et une vraie mise en avant de ses produits autour de solutions. Là où le revendeur informatique du coin aurait du mal à proposer une licence d’Office pour Mac, les Apple Store présentent des centaines de références. Là où un revendeur d’une boutique multi-marque cassera le sucre sur le dos du Mac parce qu’il ne connaît pas le produit, le vendeur d’un Apple Store présente les produits de sa marque, et il sait les présenter et connaît ses caractéristiques techniques. Enfin, les Apple Store sont situés dans des endroits stratégiques, à très forte fréquentation, où de nombreux revendeurs n’auraient pas forcément les reins assez solides pour pouvoir se placer.

La présence de l’Apple Store est donc un signe d’encouragement pour les utilisateurs de produits Apple depuis de nombreuses années. Ce que l’on célébrait hier, c’est l’audace d’Apple, et le plaisir d’avoir cru à un moment en cette compagnie que l’on aime tellement ou qu’on aime tellement détester. Apple sera toujours l’alpha et l’omega de l’informatique. C’est une société qui déclenche les passions, positives et négatives, et rien que pour cela, elle mérite d’être respectée. Ce n’est pas être un fanboy que de dire ça, c’est juste regarder la réalité économique en face : en dix ans, Apple est devenue la société qui a bouleversé le marché de la musique ET de la téléphonie tout en se permettant d’afficher une croissance effarante en plein milieu d’une crise économique sans précédent et en augmentant de 50% les ventes de ses ordinateurs d’année en année.

Alors, est-ce que les personnes qui ont attendu hier pour entrer dans la boutique méritent-elles ce terme si négatif de « fanboy » ? Car c’est de nos jours le bon terme à utiliser pour couper court à une discussion : « tu es un fanboy, donc ton argument ne peut être valable ». « Fanboy », c’est un peu devenu le point Godwin de notre époque : si tu apprécies trop ceci ou cela, c’est forcément sujet à caution. Pourtant, les fans sont aussi un moteur de notre société, et il existe des cas bien plus dangereux de fans que celui qui apprécie une marque informatique (supporters du PSG et de l’OM, je lorgne de votre côté). Pas d’émeute à l’Apple Store : on est loin du lancement des soldes d’été ou d’hiver, où les images diffusées sont bien plus violentes (voire dramatiques).

Non, là, juste des gens, pas forcément fans, mais des gens heureux de partager une culture atypique et commune, découvrir l’architecture de l’endroit, d’acheter souvent, de se faire dépanner aussi. Autant dire que je suis atterré par les commentaires sur les forums, façon « pfffffff mais ils sont trop cons, y’a tellement mieux à faire, vous êtes tous des moutons, et Apple vient prendre votre pognon et vous vous faites arnaquer comme des cons, et vous êtes des fanatiques, votre religion fait peur, en plus y’a rien de nouveau dans cette boutique ». Je répondrai juste que je suis venu de mon plein gré, que je donne mon pognon à qui je veux, que je dépense sur un coup de tête si j’ai envie, qu’Apple n’est pas une religion mais juste une marque qui a ses fans comme toutes les marques (et c’est heureux), et j’étais là pour participer à cette fête. Je ne serai sûrement pas un client régulier de l’Apple Store, mais je suis content que la marque investisse de façon visible. Et au passage, j’ajouterai quand même que cette boutique va faire vivre selon mon estimation environ 100 personnes, c’est quand même à saluer en cette période où le chômage remonte à des niveaux historiques, non ? Je suis encore plus attristé par les gens qui sont mécontents de voir des gens heureux : si vous n’êtes pas heureux pour de bonnes raisons (enfin des raisons qu’ils estiment bonnes), c’est donc forcément louche et dangereux aussi. Ouaaaaaaais. (*)

Mais bon, il faut croire que le plaisir des uns doit passer par l’aigreur des autres… Laissons donc les tristes sires là où ils sont, et retournons vaquer à nos occupations. La fête est finie, la vie reprend le dessus, mais je conserverai quand même un excellent souvenir de cette matinée, pleine de gens heureux. En ces temps où le monde n’est pas trop rigolo, c’est déjà ça de bon à prendre.

(*) Amusant de noter aussi que certaines têtes connues ont critiqué les personnes présentes… alors qu’elles avaient évidemment pu assister à l’ouverture pour les journalistes deux jours avant. Et que finalement, ça les arrange bien… Hmmmmmm… Et s’il n’y avait eu que 100 personnes à l’ouverture, ça aurait été probablement « un échec retentissant pour Apple »… Il faut bien écrire pour manger, ma bonne dame.

Pourquoi les ventes de Mac ne seront pas menacées par Windows 7

C’est le buzz du jour : le lancement de Windows 7 ne devrait pas avoir d’impact sur les ventes de Mac. En fait, si on pense le contraire, c’est qu’on a oublié qu’aujourd’hui, ce n’est pas vraiment le système qui vend l’ordinateur, mais ses logiciels. Et cela est vrai pour toute plate-forme.

Je m’étais d’ailleurs posé la question il y a quelques mois : pourquoi Microsoft n’a pas réussi pas à imposer Vista ? Car après tout, si on regarde en profondeur, Vista, malgré ses défauts, ses lenteurs, possède une architecture logicielle autrement plus sophistiquée que XP (et c’est heureux, pourrait-on dire). Vista est un produit qui pourrait se vendre tout seul, mais les clients autant que les vendeurs font de la résistance. Alors, qu’est-ce qui fait que l’on n’a pas envie de passer à Vista, et que de plus en plus de gens passent au Mac quand ils envisagent de changer de machine ?

Certes, les incompatibilités sont une raison non négligeable. Mais je pense qu’il y a une autre raison, à la fois simple et complexe : Vista ne propose aucune « killer app ». La killer app, c’est ce logiciel que l’on voit tourner sur une plate-forme et qui vous fait dire « bon sang, il FAUT que j’ai ce logiciel ! », et donc vous pousser à acheter le dit produit. C’est un truc que les fabricants de consoles ont bien compris : l’arrivée d’une licence comme Final Fantasy sur la PlayStation a sûrement plus contribué à pousser de nombreux joueurs à adopter cette dernière que n’importe quel autre jeu, et ceci parce qu’il créait une rupture technologique et une nouvelle expérience au joueur. Idem pour la GameBoy, qui a bouleversé le marché du jeu portable grâce à… Tetris, vendu avec. Idem pour la Nintendo DS et des jeux comme Nintendogs, ou la Wii avec Wii Sports. En quelques mois, ces produits ont bouleversé le marché en s’imposant grâce à leur logiciel. C’est parce que le logiciel tirait parti du hardware de façon plus ou moins intelligente ou parce que ces logiciels apportaient une nouvelle interaction, une nouvelle dimension que les matériels se sont imposés.

Mais il semble que chez Microsoft, on ait oublié que ce qui fait vendre une plate-forme, ce sont ses logiciels. La plupart des logiciels qui sortent sur Vista doivent également être compatibles avec XP… et on ne voit rien de vraiment sexy qui tire parti des capacités graphiques uniques de Vista. Les tous derniers jeux restent compatibles avec XP, car il reste le système le plus utilisé. Rendre un logiciel compatible uniquement avec Vista, c’est se couper de 90% du marché. Et c’est un peu le serpent qui se mord la queue : sans grand logiciel, Vista ne se vend pas, et sans marché de Vista assez large, les éditeurs ne se risquent pas à employer ses capacités…

À contrario, Apple a un avantage sur Microsoft : la rupture avec son passé a déjà été faite il y a quelques années, et ses frameworks sont désormais très sophistiqués. Pour les développeurs, il est désormais trivial de créer des applications à l’esthétique léchée, aux animations sophistiquées. Et ils ne se gênent pas pour le faire ! Prenons la suite iLife : non seulement les capacités de Leopard sont utilisées pour créer des compositions d’images sophistiquées, mais les fonctions implémentées ne pourraient parfois pas exister sans les technologies de Leopard, comme Core Animation. Les différents effets des palettes dans iMovie, les diaporamas léchés d’iPhoto sont des exemples simples mais très efficaces pour impressionner le public. Même une application comme Photo Booth, sous son aspect rigolo, cache un véritable moteur d’animation super puissant, et c’est d’ailleurs pourquoi je conseille souvent aux vendeurs d’utiliser ce dernier comme logiciel par défaut sur un Mac : c’est une excellente vitrine technologique.

Un autre point important : l’intégration. On achète un Mac non seulement à cause du logiciel, mais aussi par le lien entre le matériel et le logiciel. Ce lien n’existe toujours pas chez Microsoft, qui reste juste le constructeur du système. Tant que Microsoft ne fera qu’édicter des normes, elle ne pourra que constater les dégâts des torpilles lancées par des sociétés comme Apple et Google pour démonter sa crédibilité (si vous n’êtes pas convaincu, regardez du côté des Windows Phone pour constater que le mot débâcle n’est pas vain).

Le lancement de Windows 7 ne changera donc effectivement pas grand chose pour Apple, à moins que Microsoft décide de changer la donne et de se lancer réellement dans des logiciels qui tirent vraiment parti de Seven, en oubliant vraiment XP. Là, Apple pourrait avoir un petit peu peur… Et encore : elle dispose désormais d’une marge de manœuvre impressionnante, ne serait-ce que par son compte en banque ou son assise sur le marché de la vente numérique, et parce qu’elle a sûrement bien compris que ceux qui veulent s’occuper sérieusement de leur logiciel devrait aussi fabriquer leur matériel, comme le disait Alan Kay et l’a répété Steve Jobs. Aujourd’hui, l’évolution du marché de l’informatique n’est plus dictée par Microsoft, et finalement, je comprendrais que ça fasse un petit peu peur à Steve Ballmer. Le pire, c’est que lui croit toujours qu’il est invincible… On en reparle dans un an ?

Màj : juste au moment où je poste cet article, l’immanquable John Gruber poste un billet fort proche du mien sur certains points, en insistant sur le fait que Microsoft vend des licences logicielles et Apple des ordinateurs, ce qui est fort différent…

Slate.fr et la mauvaise foi

Slate.fr se démarque une nouvelle fois par un article absolument ridicule : selon eux, Apple devrait autoriser n’importe quel périphérique à pouvoir se synchroniser avec le contenu de l’ordinateur via iTunes.

Outre le fait que cela demande à Apple de s’occuper de la gestion de périphériques tierce-partie et à assurer leur support (ce que personne ne fait, pas même Microsoft) avec son logiciel, il faudrait aussi arrêter de penser que Palm est un gentil ch’tit n’ange et que Apple c’est le gros méchant qui veut rien que les bloquer.

La vérité, c’est que chez Palm, ce sont des grosses feignasses, et qu’ils ont été bien plus pourris qu’Apple par le passé. Souvenez-vous : il y a quelques années, Palm a vendu de nombreux périphériques capables théoriquement de se synchroniser avec le Mac. Théoriquement, c’est le mot : car si Palm a un jour racheté Claris Organizer pour permettre la synchro, son développement était tellement buggé que la plupart des possesseurs de Palm se sont rués sur des solutions tierce-partie payantes, comme The Missing Sync. Et pour avoir eu en ma possession un LifeDrive durant quelques temps, je peux confirmer que ces solutions étaient parfaitement fonctionnelles, et bien meilleures que celles fournies par Palm.

Alors, où est le problème aujourd’hui ? Pas compliqué : il semble que Jon Rubinstein, ancien d’Apple et désormais dans le top trois des boss de Palm, en veuille quelque peu à Steve Jobs de s’être fait lourder, et a décidé de taper là où ça fait du bien pour lui et du mal pour Apple. En clair : « Apple bloque la synchro du Palm ». Non : Apple empêche Palm de faire croire que son appareil est un produit qu’il n’est pas, ce qui est de la malhonnêteté de la part de Palm. Si Palm était honnête, elle aurait arrêté les frais dès le deuxième blocage, et se serait dite « bon, ben achetons une licence Missing Sync à Markspace, et vendons-la avec chaque Palm », fin de l’histoire. Ou mieux, elle aurait créé sa propre soluce de synchro, comme l’a fait RIM récemment pour le BlackBerry. Mais non : Palm, redresseur de torts, décide d’aller jusqu’à contourner les règles de l’USB Consortium en faisant croire que son appareil est fabriqué par Apple. Woah.

« Apple est hypocrite », selon l’auteur du torchon de Slate. « L’iPod aurait été un fiasco si Microsoft l’avait empêché de se brancher sur des PCs. ». Euh, et le soft de synchro, c’est Microsoft qui l’a fourni sur PC ???

« La dernière version du Mac OS peut même automatiquement se synchroniser avec Microsoft Exchange – quelque chose que même Windows ne permet pas ». Apple a fait quoi ? Elle a acheté une licence ActiveSync à Microsoft. Et alors ?

« Palm est obligé de s’en remettre à un piratage parce qu’Apple ferme toutes les voies légales d’accès – en rendant illégale cette même compatibilité qui a longtemps été la raison d’être d’Apple. » Et non, et c’est bien le problème. Si la synchro était impossible sans Apple, Missing Sync n’aurait aucune raison d’être.

Quand à l’argument Samba, il est bidon : Microsoft pouvait ne pas aimer Samba, mais son fonctionnement basé sur du retro-engineering ne pouvait être soumis à caution.

Alors, qu’Apple impose parfois des méthodes limites de verrouillage, pourquoi pas, mais dire qu’Apple bloque la synchronisation d’iTunes est juste de la mauvaise foi. La seule chose qu’Apple bloque, ce sont les méthodes plus que limites de Palm. Si ces derniers veulent fournir leurs outils de synchronisation, les API de synchro via MobileMe sont publiques, et il n’y a pas de difficulté à synchroniser le contenu d’iTunes pour le Pre. Il faut juste que les développeurs de Palm se mettent vraiment au boulot, et arrêtent de faire croire qu’ils sont trop gentils. Imposer à ses clients le jeu du chat et de la souris est un danger pour Palm, pas pour Apple : au bout d’un moment, ce seront les clients qui en auront marre.

Ah, et qu’on arrête avec le monopole d’iTunes et de l’iPod : Apple n’a rien imposé, les clients ont toujours été libres d’acheter leur musique ailleurs que sur iTunes Store, l’iPod n’a jamais été le seul baladeur MP3 du marché, et les DRM ont été imposés par les majors, pas par Apple.

Mac OS X Server le livre… ou pas ?

Depuis la sortie de Leopard Efficace, la question à laquelle j’ai le plus souvent eu à repondre est : « à quand un livre sur Mac OS X Server ? » Et je suis en intense réflexion sur la possibilité de rédiger un ouvrage sur ce sujet.

Mais la réponse est moins évidente que je le pensais il y a encore quelques semaines.

La première difficulté pour rédiger ce livre concerne la durée de rédaction : sachant qu’il m’a fallu presque 6 mois pour rédiger Snow Leopard Efficace, il est évident qu’un ouvrage beaucoup plus technique et complexe demandera au moins autant de temps. Et quand j’attaquerai le livre, vous attendrez au moins ce délai pour lire l’ensemble des chapitres. Pas forcément intéressant quand on sait qu’une nouvelle version de mosxs sort tous les 24 mois environ…

Deuxième point : convaincre mon éditeur de l’intérêt de la chose. Les ventes de Leopard Efficace ont été en dessous de nos attentes, et Mac OS X Server a un public plus restreint que la version client. Donc moins de ventes possibles pour beaucoup plus de travail.

Parlons aussi du tarif. Un livre de 500 pages coûte cher et le bénéfice pour l’auteur est limité. Certes la pub autour du livre et son côté carte de visite sont interessants. Mais j’aimerais être un peu plus sûr que le jeu en vaut la chandelle.

Par ailleurs mon lectorat attendra un livre technique et exhaustif. Or il n’est pas sur que certains chapitres d’un livre sur Mac OS X Server seraient indispensables au point de retarder la sortie de ce livre. En clair : je risque de perdre du temps sur des sujets finalement éloignés des attentes de mon public.

Enfin, un phénomène intéressant s’est produit avec Leopard Efficace : j’ai eu beaucoup de demandes de lecteurs qui auraient voulu télécharger le livre après l’avoir acheté. Or c’est impossible, et le tarif des livres étant très réglementé il est aussi impossible pour Eyrolles et les autres de proposer un bundle livre papier + version électronique.

Les faits étant exposés, venons aux conclusions.

Je ne ferai pas de livre complet sur Mac OS X Server. Je ne dis pas « jamais », mais pas pour Snow Leopard en tout cas.

Ce que je vais plutôt vous proposer est un ensemble de livres électroniques à télécharger sur Mac OS X Server. Ce seront des documents PDF, non protègés numériquement. J’insiste sur ce point : les fichiers ne contiendront aucun DRM. Vous pourrez les imprimer si vous le souhaitez, mais je mettrai probablement des conditions sur certaines utilisations (par exemple pour l’utilisation comme support de cours).

Je rédigerai ces chapitres et les rendrai accessibles l’un après l’autre, au fur et à mesure de leur complétion. Ainsi vous n’aurez pas à attendre un an pour avoir tous les chapitres : les plus intéressants seront mis à disposition rapidement, ceux qui demandent plus de réflexion mettront peut-être plus de temps, etc. Dans tous les cas, la rédaction ne commencera pas avant novembre, car j’ai un gros déménagement entre temps et beaucoup (trop) de travail en ce moment !

Par ailleurs, cette documentation essaiera de pallier ce qui me semble être la principale faiblesse de la documentation d’Apple : cette dernière n’est pas procédurale dans le sens où la partie réglage du poste client n’est jamais abordée de façon très concrète. Je tenterai donc de proposer les solutions aux problèmes rencontrés sur le terrain y compris cote clien.

C’est super tour ça… mais combien ça va couter ?

Comme je lai déjà dit, tout ceci va prendre du temps que je vais monnayer. Deux possibilités :
– je mets en place un système d’abonnement avec un coût minimum. Dans ce cas vous achetez un nombre défini de chapitres, disons 6 chapitres par an et pour un coup de xx euros, xx étant une somme à définir au préalable, évidemment ;

– Vous faites un paiement à l’acte. Dans ce cas vous pourrez acheter chaque chapitre pour un coût minimal défini par mes soins.

Dans les deux cas je me reserve le droit de mettre à disposition certains chapitres gratuitement, ne serait-ce que pour faire un peu de pub. Mais dans ce cas ces chapitres seront gratuits pour tous, abo ou pas. Il sera cependant probable que les chapitres les plus long seront payants et les plus courts gratuits.

Certains penseront qu’il vaudrait mieux mettre tout gratuit et proposer de faire un don. Je ne le ferai pas : le modèle du don est non rémunérateur car le public ne paye que très peu par don les contenus sur le net (j’en ai eu confirmation plus d’une fois). Ce n’est pas une question de malhonnêteté, c’est juste que… l’on n’y pense pas. Si je remplace un livre physique par un livre dématérialisé, il faut quand même que je m’assure que l’investissement en vaut la chandelle… En revanche, le modèle de l’App Store a prouvé que le micro-paiement pouvait être une solution, à condition d’être simple d’emploi.

Et maintenant, chers lecteurs de tous bords, à vous de jouer, de me donner vos opinions diverses et variées sur ce projet, de m’indiquer ce que vous aimeriez voir dans ce livre virtuel, ce qui vous inciterait à payer ou serait rédhibitoire, les conditions d’utilisation que vous aimeriez, etc. Je lirai tout attentivement, et j’en tirerai peut-être encore d’autres conclusions. En clair : lâchez vos com’s !

iBook, Wi-fi, dix ans déjà !

iBook_MandarineIl y a tout juste dix ans et quelques jours, le 21 juillet 1999, Steve Jobs présentait le premier iBook durant la Keynote de MacWorld New York. Look radicalement différent avec son aspect blanc et ses courbes incurvées, sa poignée de transport (souvent regrettée), super costaud… Le premier iBook, alias P1, est une pure merveille.

Mais c’est surtout le premier ordinateur grand public capable d’intégrer en standard une carte Airport, compatible avec la norme de communication sans fil 802.11b. D’un seul coup, Apple donnait à (presque) tout le monde la possibilité de se connecter sans fil à un réseau et à Internet. D’un seul coup, elle remettait en cause tout ce que nous savions sur les réseaux, et elle redessine le futur des télécommunications. À cette époque, le mot wi-fi n’existait même pas…

L’iBook a été, et restera toujours pour moi un ordinateur à part. Je n’en ai jamais eu en tant qu’utilisateur (j’ai laissé ce privilège à mon épouse), mais j’en garde toujours un dans mon musée, pour me souvenir que ce jour-là, Apple a réellement bouleversé le marché informatique. Pour moi, l’iBook, encore plus que l’iMac, est le symbole du renouveau d’Apple.

(Pour plus encore de souvenirs, je vous renvoie vers mon ancien site Gete’.Net’Book, dans la partie Fiches techniques > iBook).

Transformers II : mon avis très intéressant

transformers2J’avais pensé faire un long billet pour parler de Transformers II, et ça tombe bien, ce billet sera un peu plus long que la moyenne. ATTENTION : CE BILLET COMPORTE D’ÉNORMES SPOILERS. Si vous comptez voir le film, fermez tout de suite cette fenêtre. Pour ceux qui n’auraient pas lu ce précédent billet où je cause du premier film, allez-y, puis revenez.

J’ai donc décidé de voir Transformers II mercredi soir avec quelques copains, séance de 22h en VO. Précision importante : je ne vais pas forcément au cinéma pour me poser des grandes questions existentielles sur la vie, ses travers, ses désespoirs, etc. Ce que j’aime dans le cinéma, c’est quand même essentiellement le grand spectacle, être scotché au fauteuil par les effets spéciaux, ce genre de truc quoi (même si je trouve un film comme Casablanca remarquable à plus d’un titre, par exemple). Je ne m’érigerai pas en critique de film, je dirais même que je suis un spectacteur finalement assez basique. Bref.

Tout ça pour dire que l’objectif avec ce film était d’en prendre plein la gueule, et on peut le dire, c’est carrément réussi. Ce qui est gênant, c’est qu’on en prend peut-être un peu trop plein la gueule. Explications.

L’une des dernières tendances au cinéma, c’est le montage « cut ». C’est à dire qu’on enchaîne des plans variés de façon très rapides pour donner l’impression (l’illusion ?) d’une très, très grande activité. C’est parfois bien fait et agréable, mais le souci, c’est que ça devient un peu trop systématique au ciné grand spectacle. Le niveau d’alerte maximal avait déjà été donné avec Spiderman III : autant les deux premiers réussissaient l’exploit d’être incroyablement inventifs dans les scènes d’action tout en conservant une très grande lisibilité, autant le premier combat du troisième est une bouillie infâme où les scènes s’enchaînent dans la plus grande incompréhension. Et ça s’est encore aggravé dans le dernier James Bond (mais si, Quantum of Solace, celui au nom tellement intraduisible qu’il n’a finalement pas été traduit du tout…). Là encore, la première scène (en voiture) donne presque l’envie de vomir tellement les plans d’une durée de 1/10ème de seconde s’enchaînent sans interruption, et ça ne s’arrange pas avec les autres scènes d’action.

Dans TRII, rebelote : ce taré de Michael Bay multiplie les plans rapprochés ultra-rapides, souvent à l’excès, ce qui rend complexe et fatigante la lecture à l’écran. Et c’est bien dommage, car il y a parfois des superbes idées dans les combats (entre autre cette scène dans la forêt où Optimus Prime essaie de protéger Sam tout en combattant Starscream et Megatron en plus de je sais plus quel robot pas sympa).

De plus, le film souffre d’un gros défaut : il est trop long. Environ 2h30, c’est énorme pour ce genre de films, et ça se sent, en particulier durant l’arrivée en Egypte : ça rame, Bay veut compter son temps, et il nous impose des scènes à rallonge sur l’envoi des troupes sur le terrain, leurs gros portes-n’avions et leurs gros canons, on se croirait presque dans une campagne de recrutement pour la US Army. Cette fascination de Bay pour les G.I.s vire presque à l’écoeurement par moments, hélas, tellement il nous fait des ralentis d’hélicos, de démonstration de décollages d’avions de chasse, de mise en place de tanks, etc. Et puis, vient le combat final, qui après une période d’attente bien trop longue, se termine aussi de façon beaucoup trop courte, hélas… Pourtant, il y avait une très bonne idée derrière.

Et malgré tout ça, la sauce réussit à prendre. Certes moins que dans le premier épisode, mais quand même, ça prend, à cause de ou grâce à :
– l’humour (parfois de mauvais goût, mais bon…), en particulier grâce à l’ex-agent de l’ex-Sector Seven joué par l’excellentissime John Turturro et un petit robot franchement fendard ;
– des effets malgré tout spectaculaires de démesure : il suffit de voir la scène d’intro, ou encore Devastator pour s’en convaincre !
– L’incroyable inventivité de certaines scènes : là je pense plutôt à JetFire, vieux robot arthritique mais dont l’action sera salutaire au dernier moment du film, ou encore la récupération du Cube par les Decepticons, avec l’intrusion à base de « robots-boulettes » (mais qui m’a fait d’un autre côté penser à Aeon Flux)… ;
– la plastique de Megan Fox – ça c’est pour l’ado qui sommeille en chacun de nous, mais je parle uniquement aux garçons hein ;
– Et de ce doux délire qui parsème l’ensemble du film…

En clair : si vous avez aimé le premier Transformers, vous aimerez probablement le deuxième, s’il vous avait donné des boutons, ne tentez même pas d’entrer dans la salle.

Maintenant, j’aimerais vraiment savoir où s’est barré mon Mac mini…