Archives de catégorie : Opinion

Des logiciel de compta pas très Sage

J’ai eu le (dé)plaisir de procéder à la mise à jour d’une version de Sage Compta et Sage Gestion Commerciale chez un de mes clients il y a quelques jours. Pour rappel, nous sommes en 2009, et les Mac Intel sont sortis depuis plus de trois ans.

Et bien, les performances et la compatibilité, ça ne compte pas pour Sage, qui propose toujours ses magniiiiiiiiiifiques produits en version PowerPC uniquement. Ouch. Comme leurs petits camarades de chez Ciel d’ailleurs.

Il est carrément lamentable de voir un tel niveau de support là où des boites comme Cogilog ou 8Sens proposent des mises à jour très régulières et ne se moquent pas ouvertement de leurs clients. Comme d’habitude : plus une boite est grosse, plus elle peut nous prendre pour des vaches à lait…

(Note : ceci n’est PAS un billet sponsorisé. Je pourrai juste ajouter que je suis un utilisateur de Cogilog depuis plus d’un an, et que j’en suis positivement ravi. Mais je ne toucherai pas un centime pour cela).

L’e-mail va-t-il disparaître ?

Le chiffre annoncé par PCInpact est effrayant : Plus de 90 % des courriels seraient des spams. Avec l’arrivée des botnets et de logiciels d’envoi automatique de plus en plus puissants, avec une criminalisation du spam (la mafia serait de plus en plus partie prenante dans les fameux botnets), il faudra peut-être se poser la question très rapidement : faudra-t-il tuer complètement le courrier électronique sous sa forme actuelle pour mettre en place un nouveau réseau, bien plus sécurisé et plus fiable ? Sachant que les origines du système actuel datent de plus de quarante ans, qu’il avait été conçu pour faire communiquer seulement quelques ordinateurs entre eux à une époque où le concept de sécurité était finalement peu applicable, il est clair que le système de messagerie actuel n’est que très peu sécurisé. Combien d’entre nous utilisent encore ou se voient configurés par défaut dans leur logiciel de messagerie un compte sans aucune sécurité particulière ? Combien encore répondent aux spams sans même en prendre conscience, simplement en cliquant sur le titre d’un message pour voir son contenu, et ainsi valider la simple existence de leur adresse e-mail, augmentant ainsi rapidement les probabilités de voir leur adresse confirmée par le spammeur ?

À partir du moment où l’on sait que seulement 10% des informations arrivant dans le système sont des informations valables, il devient clair que le système informatique ne répond plus aux besoins. C’est évidemment encore plus critique dans le cadre de l’entreprise, où le spam impose l’utilisation de systèmes de filtrage de plus en plus coûteux. Combattre le fléau du spam demande une énergie telle qu’il faudra sûrement repartir à zéro, avec cette fois-ci un système vraiment taillé pour l’avenir… Mais ça ne se fera sûrement pas en deux jours. Et espérons que l’industrie n’attendra pas les 100% de spam pour y réfléchir…

Du mythe de l’iPod Shuffle à 22$

Une information fait vrombir toute l’Internet technophile depuis quelques jours : l’iPod Shuffle coûterait 22$ à Apple à produire, ce qui lui ferait une marge brute de 72% environ. « Un chiffre fou », déclare mon nouveau copain. Mais ne tirons pas sur les ambulances, il n’est pas le seul, il y en a bien d’autres qui se sont fait le relais de cette (dés)information.

Mais au fait, elle vient d’où, cette, euh, info ?

Voyons… Source… iSuppli. Tiens donc.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore iSuppli, il s’agit d’une firme qui vend de l’analyse. Grosso modo, donc, elle fait des estimations, qui se révèlent plus ou moins justes. Le problème, c’est que ces estimations s’appuient très souvent sur la technologie dite du pifomètre. J’avais déjà mis en doute leurs calculs sur l’iPhone, où ils avaient fait une estimation du coût de ses composants quelques jours après sa sortie, en se basant uniquement sur les photos de l’appareil… En particulier, on avait noté une estimation particulièrement drôle de 7$ pour le coût de l’OS. Un chiffre venu de nulle part, mais qu’iSuppli n’hésitait pas à mettre en avant.

Cette fois-ci, iSuppli annonce donc 22$ pour l’iPod Shuffle. Mais ce calcul est complètement faussé, car il ne prend en compte que le coût des composants, sans leur assemblage. De plus, une remarque fort intéressante arrive en fin du rapport :
The research firm noted that the iPod shuffle packs capacitors and resistors that are half the size than previously, actually too small to indicate a manufacturer. « Until recently we didn’t see passive components quite this small, » Rassweiler said. « Here you see them working on the cutting edge, even on the passives. »
En clair : « woah, c’est plus petit que ce qu’on ait jamais vu, on sait même pas qui fabrique ces composants, mais on va quand même leur coller un prix dessus ! ». Quand au fait que les composants soient particulièrement petits, cela ne doit pas faciliter leur assemblage, qui n’est là encore pas pris en compte dans le calcul d’iSuppli.

Notons également que l’iPod Shuffle a vu une grosse partie de son coût matériel déporté vers le logiciel : je pense en particulier que les coûts de recherche et de développement sur la technologie de lecture vocale des morceaux a dû induire des coûts de développement logiciel plus élevés que pour l’ancien modèle (et ce, sans porter de jugement sur la qualité ou la pertinence de cette technologie). Mais ça, une fois encore, ce n’est pas pris en compte par l’étude d’iSuppli, qui se borne à chiffrer le coût des composants, point. Et dire que ce coût est négligeable reste du même domaine approximatif que de dire que ce coût est très élevé. Personnellement, je pense qu’il est assez élevé, mais je me garde bien de faire une quelconque estimation en dollars de ce coût, pour la simple et bonne raison que je ne dors pas dans les laboratoires de Cupertino.

Je le dis donc une nouvelle fois : les estimations d’iSuppli sont à prendre avec de très grosses pincettes. Et quand je vois un site comme Tom’s Hardware (repris par bien d’autres) annoncer l’iPod Shuffle vaut 22 $, je me dis qu’il y a de la pompe à hits dans l’air (d’autant que le chapeau de l’article est déjà plus prudent : « Selon une étude du cabinet d’analyse iSuppli, le nouvel iPod Shuffle ne coûterait que 22 $ à Apple »). Mais le mal est fait : nombreux sont ceux qui verront ces chiffres comme le coût total de l’iPod Shuffle, et penser qu’Apple se fait bien 72% de marge sur le produit…

Au fait, question bête : quand vous achetez un quelconque produit, vous vous posez systématiquement la question de la marge brute du fabricant ? Moi pas. Ah si : uniquement pour cette foutue télécommande de garage qu’on me facture 60€ dès qu’elle tombe en panne, et là, je doute qu’elle coûte plus de 22€… Faudrait que je demande à iSuppli ce qu’ils en pensent, tiens.

Message à mes amis blogueurs

Ami blogueur,

– Si tu penses indispensable de devoir pousser un coup de gueule à l’encontre de ce site ;
– Si tu penses devoir exprimer en vidéo ta rancœur sur cette méchante confrérie des sites Web du monde Mac qui ne veulent pas relayer tes informations alors que les miennes, si (probablement parce que Grouik et moi avons un fils caché dont le prénom commence par un L.) ;
– Si tu penses que ce que je dis est sans intérêt (mais pourquoi alors me lire, bon sang ?) ;
– Si tu penses que ton métier est sûrement bien plus intéressant et plus important que celui sûrement méprisable d’un formateur Apple ;

Si tu penses tout ça, c’est ton droit. Par contre, il est aussi de ton droit d’apprendre à lire. Car c’est marqué en haut à gauche de la page d’accueil de ce site :

Mon nom se prononce « Jette ». Car en français, la lettre G suivie d’un E, ça fait « Je ». Et mon prénom, c’est Guillaume, là y’a un U devant le G donc on dit pas « Juillaume » mais « Guillaume ».

Merci de faire attention pour ta prochaine vidéo qui ne manquera sûrement pas de réveiller toutes les consciences endormies de ce triste monde et qui n’arrivent pas à trouver le chemin de tes écrits ravageurs par la faute de la grande cabale du grand méchant MacBidouillration4ever.

Bien à toi,

GG

(PS : et comme tu as dit que tu aurais peut-être la flemme de poster le lien vers cette page sans intérêt, j’ai aussi la flemme de tracer le chemin vers ta truculente vidéo pour mon lect mes lecteurs, qui ont probablement des choses plus intéressantes à faire, soyons honnête.)

Presentation Zen, Slideology : deux livres pour faire des présentations au top !

presentationzenJ’ai déjà eu l’occasion de dire tout le bien que je pense de l’excellent site Presentation Zen, le site du non moins excellent Garr Reynolds, qui s’évertue à faire en sorte que les présentations animées par PowerPoint ou Keynote deviennent bien plus efficaces et moins soporifiques. Le sieur a commis il y a quelques temps un livre intitulé… Présentation zen : Pour des présentations plus simples, claires et percutantes. J’ai reçu l’objet il y a quelques jours semaines mois, mais je n’avais pas eu le temps de faire un billet dessus. Pourtant, il le mérite : si vous voulez comprendre pourquoi il faut changer la façon dont nous créons nos présentations, c’est LA référence. Pas forcément axé sur la technique de création des diapositives (on parle finalement très peu des logiciels), mais plutôt sur les méthodes pour faire des présentations vraiment marquantes. Je me suis beaucoup inspiré de ses méthodes pour réaliser mes présentations et formations, et je dois avouer que j’avais pas mal de points faibles que j’essaie désormais de gommer avec ses méthodes. Bon, le souci, c’est qu’après avoir lu son bouquin, on a juste envie de tuer tout commercial qui débarque avec ses diapositives gavées de bullet points… Et maintenant que le livre a été (excellemment) traduit en français, vous n’avez aucune raison pour ne pas vous le procurer si vous devez assurer des présentations publiques…

slideologyDans le même esprit, je ne saurais que trop vous conseiller Slideology de Nancy Duarte. Sa société, Duarte Design, conseille de nombreuses entreprises et crée les présentations de nombreuses personnalités… dont la plus célèbre, Al Gore, a remporté quand même deux Oscars… Et oui, dans Une vérité qui dérange, la fameuse présentation était réalisée par Duarte. Autrement dit, ces gens connaissent leur sujet. Slideology, c’est donc tout Duarte Design dans 278 pages en couleur, avec des conseils variés touchant autant la scénarisation, l’importance des couleurs, le choix des polices, comment créer des diagrammes… et faire en sorte que vos présentations soient inoubliables. Chaque page comporte son petit truc, son astuce, son conseil qui fait se dire « bon sang, mais c’est vrai ce qu’ils disent ! ». Seuls les allergiques à la langue du Docteur Who hésiteront à se procurer ce livre, mais les autres sauteront dessus sans hésiter.

iWork.com : la pire chose qui pourrait arriver à Microsoft Office ?

Allez, un titre provoc’, pour pas changer, vu que je sais que les commentaire vont affluer suite à ce que je vais déblatérer dans les paragraphes suivants.

J’ai donc pu essayer quelque peu les fonctionnalités « in ze cloud » proposées par le nouveau service iWork.com proposé par Apple. Son objectif est de proposer la visualisation des documents et l’annotation des documents iWork (Pages, Numbers, et Keynote) à travers un simple navigateur Web. Certes, il faut quand même un navigateur récent, mais c’est déjà pas si mal.

Ce qui est très étonnant, c’est que certains commentateurs souhaitent absolument comparer ce service qui sera payant à celui par exemple de Google Docs, qui selon un lecteur de MacGeneration, est gratuit et fait tant de choses en plus : « interactivité avec les lecteurs, droits différents, 7 Go de sauvegarde, visionnable sur tous les navigateurs Mac et PC et GRATUIT ! ).

Bon. Reprenons quand même nos esprits. Certes Google Docs est sympa si on est motivé, qu’on se sent geek dans l’âme, et qu’on a pas envie de faire preuve de trop de créativité. Car avec son choix époustouflant de onze polices, ses 256 couleurs RVB, ses possibilités de mise en page poussées, euh non, poussives, inexistantes… on ne peut pas dire que GoogleDocs se caractérise par des qualités créatives exceptionnelles, ni par des capacités d’innovation délirantes. Comment, des transitions d’objets ou de diapositives dans un document de présentation ? Mais vous n’y pensez pas mon ami ! (*)

Tout ça pour dire qu’il faut revenir parfois un peu sur terre, et réfléchir quelque peu avant de parler trop vite. Pour qu’une comparaison soit valable, il faut comparer ce qui est comparable. Je ne cherche pas à dézinguer illico la solution de Google, mais elle propose à l’heure actuelle des limitations importantes par rapport à une application classique. Dans quelques années, il ne fait aucun doute que les applications Web feront sûrement autant que les applications classiques, mais on en est encore assez loin. Pour le moment, l’intégration entre iLife et iWork est infiniment supérieure à l’intégration entre Google Docs, et, euh, rien en fait.

modele_doc_pagesPrenez par exemple un document standard proposé parmi les modèles de Pages, comme celui ci-contre. Il est impossible de recréer le même document dans GoogleDocs (sauf à y insérer une grosse image faite dans un autre logiciel, OK). Pas aujourd’hui, pas demain, pas avant de nombreux mois/années.
Et c’est là la beauté d’iWork.com : mettre à la disposition de tous ces documents visuellement très poussés à tout le monde, et permettre de les commenter. Là, ce qui est plus impressionnant, c’est comment iWork.com réussit à recréer le même document dans le navigateur quasi sans erreur, en conservant les typos, la mise en page, etc.

Alors, là où ça va paraître dingue, c’est que je pense sincèrement qu’iWork.com peut être suffisamment simple, puissant et percutant pour pousser des entreprises à oublier Microsoft Office, et voici pourquoi.

Durant les présentations Mac@Work, une grande emphase est mise sur la suite iWork (elle constitue en fait le tiers de la présentation). À un moment de la présentation vient alors la grande remarque : « oui, mais moi j’ai besoin de Word pour partager mes documents avec mes clients ». Le besoin est là : partager. iWork.com, c’est le partage. Si on peut partager simplement les documents iWork avec le monde PC, le combat serait donc (au moins en partie) gagné. Et là, d’un seul coup, la stratégie d’Apple apparaît, limpide : pour un quart du prix de Microsoft Office, vous pouvez créer des documents sophistiqués, les publier sur Internet sans quitter votre logiciel, et permettre à vos clients de les commenter… en temps réel ! Vous pouvez rester maitre de vos contenus (vous conservez la version originale), les clients peuvent annoter plutôt que de s’occuper de modifier eux-même les documents… Bien évidemment, cette technique ne pourra pas fonctionner si le client a aussi besoin de modifier les documents en conservant très précisément leur mise en page. Mais c’est une approche qui présente des avantages, puisque l’annotation peut être faite de n’importe où, par n’importe quel ordinateur équipé d’un simple navigateur.

C’est finalement une autre approche de complémentarité web app/web classique : Microsoft pense que la solution du futur revient à construire des applications Web identiques à celles proposées en version desktop (cf Office Live!), et Google pense uniquement au web en tant qu’application (tout est dans le « cloud », et je déteste ce terme). Pour Apple, les applications desktop sont essentielles, mais la diffusion du contenu passe par le web. Et c’est ici la différence majeure entre Google et Apple : Google pense au web comme créateur de contenus et diffuseur. Pour Apple, les applications Desktop créent le contenu, et le Web est un support de diffusion de masse.

Et d’un seul coup, on se dit que finalement, si l’utilisateur d’iWork peut diffuser simplement ses contenus, les partager, les voir annotés, sans qu’il y a besoin de passer par Microsoft Office… Peut-être, peut-être qu’on est au début de quelque chose de nouveau, une nouvelle façon de voir l’échange des documents informatiques sur Mac, dont iWork’09 devient la porte d’entrée, et iWork.com la plaque tournante. Certes, cela sera difficilement applicable dans les très grandes entreprises, mais ça tombe bien, Apple n’a pas fait iWork pour eux, mais pour le marché qui représente près de 98% des entreprises : les PME/PMI, et celles qui auront finalement le plus d’intérêt et facilités à passer à iWork.

Ou peut-être que j’ai tout faux, que je rêve trop, et qu’on continuera à acheter autant MS Office en masse dans les prochaines années. Mais quand même, j’aimerais bien un petit peu avoir raison. Même un tout petit peu… Et d’ailleurs, je pense que je vais passer par iWork.com pour l’échange de mes documents durant les prochains mois. Et on verra dans un an ou deux si j’ai raison. Ou pas.

(*) Et oui, je sais que ce n’est pas essentiel d’avoir des jolies transitions ou effets, mais un bon contenu et un bon présentateur, et qu’avoir trop d’effets spéciaux médiocres peut desservir la présentation. Mais bien utilisé, l’impact ajouté durant la présentation est non négligeable (voir la conférence de MacWorld Expo 2009 par Schiller 2007 par Steve Jobs pour s’en convaincre)

Glossy

Lorsque les nouveaux MacBook Pro sont sortis, je me suis jeté dessus. J’ai donc commandé et reçu depuis quelques semaines le modèle 2,53 GHz. Je n’avais pas encore fait de commentaire dessus, mais je peux surtout dire qu’il s’agit d’une superbe machine, à la finition assez magnifique, et qui dégage une impression de solidité étonnante (merci le boitier « unibody » !).

Il y avait cependant un point sur lequel j’étais particulièrement circonspect : le fameux écran « brillant ». Non pas que j’étais contre, mais je n’arrivais pas à me faire un avis sur les écrans brillants depuis que les constructeurs PC puis Apple ont commencé à l’implémenter sur leurs ordinateurs. C’était assez étonnant : je n’arrivais pas à savoir si j’étais pour ou contre. D’un certain côté, l’aspect brillant me semblait assez superbe en terme de restitution des couleurs et luminosité, mais de l’autre, les reflets me faisaient un peu peur.

Maintenant, j’avoue : depuis que je suis passé au nouveau MBP avec LED et écran brillant, j’ai du mal à voir les reflets. Non pas qu’ils n’existent pas, mais une fois dans le feu de l’action, ça devient vraiment quelque chose de secondaire. Quand je bosse dessus, je me fous un peu des reflets, en fait, je n’y fais plus attention, car je suis très rapidement concentré sur mon taf, et pas sur les bords de l’écran.

Alors, peut-être que dans d’autres corps de métier (photo…) on dira que non, les écrans glossy c’est le MAL, etc. Mais très clairement, quand on regarde l’écran du MBP avec la luminosité à fond, il est difficile de revenir en arrière… Avant de juger, testez donc, car l’écran de ce portable est vraiment très, très lumineux… Et vraiment beau.

Apple Expo 08 : qu’en penser ?

Apple Expo est donc terminée, et de nombreuses questions se posent : quel a été le succès du salon, est-ce qu’il continuera l’année prochaine, est-ce que ça valait le coup de venir, etc.

À mon avis, la réponse n’est pas évidente à donner. Ce que je peux dire, c’est qu’en tant que responsable de plot, j’ai pu constater que les journées se sont suivies et ne se sont pas ressemblées. Grosso-modo, après un bon départ mercredi avec une fréquentation que je qualifierai de correcte sans être délirante, la situation s’est pas mal corsée jeudi et vendredi, puisqu’on a bien constaté une chute de présence du public. Et comme prévu, le samedi a fait la part belle au grand public (le stand Mac OS X Server n’a alors pas eu beaucoup de succès ce jour-là… ;-) ).

Cependant, il est aussi clair que les visiteurs présents durant les premiers jours étaient essentiellement des professionnels, et que les questions étaient assez précises. C’est d’ailleurs le sentiment qui a souvent émergé chez les différents exposants avec qui j’ai pu discuter. Et l’expo est également le lieu où on peut communiquer avec ses clients, discuter du futur, des problèmes, des solutions… ce qui n’est pas négligeable dans une société où de plus en plus les relations se font uniquement par Internet.

De plus, de mon point de vue, j’ai pu constater que les différentes présentations et les nombreux débats sur l’Agora des Talents Numériques ont eu beaucoup de succès, le théâtre étant régulièrement plein… et les switchers étaient particulièrement nombreux.

Alors, quelle solution pour Apple Expo sans Apple ? Probablement s’orienter vers un salon faisant plus la part belle aux démonstrations, aux solutions, et peut-être aussi l’axer plus en direction des professionnels, en séparant plus clairement ce qui est grand public du professionnel. Le raccourcir, également : sans Apple, pas besoin de le conserver sur quatre jours, trois pourraient être suffisants et éviteraient la sensation de « flottement » durant jeudi et vendredi.

Enfin, tout ceci n’est que mon avis d’intervenant, je ne suis sûrement pas un professionnel des salons. Il serait triste de voir Apple Expo disparaître, mais il est clair que ce salon devra évoluer, changer de forme dès lors qu’il sera en concurrence directe avec la présence des Apple Store l’année prochaine.

Je profite de ce billet pour remercier les personnes qui ont participé à ce salon, en particulier :
– l’équipe de Avance Rapide, Virginie et Stéphan en tête, qui m’ont fait confiance pour l’installation des systèmes de l’Agora et m’ont confié la conférence Mac OS X Server (ainsi qu’une conf’ Mac OS X pas prévue au programme !) ;
– les étudiants de Supinfo, qui ont du me supporter durant quatre jours sur le stand Univers Apple dont j’avais la charge, ceci sans jamais se démarquer de leur bonne humeur et de leur professionnalisme ;
– Et évidemment, l’inusable Antoine Latour, désormais migré chez SOS Mac à Toulouse avec son compère Philippe, avec qui c’est toujours un bonheur de travailler et causer Apple jusqu’au bout de la nuit, et à qui je souhaite une loooooooooooooooongue carrière de consultant indépendant, comme moi !

Alors, rendez-vous en 2009… Peut-être… ?

Lettre ouverte à Mac4Ever concernant sa lettre ouverte à Apple concernant l’AppleTV

Apple TVL’équipé de Mac4ever s’est fendue d’une lettre ouverte à Apple pour tenter de donner des explications au manque de succés de l’AppleTV.

Bien qu’on n’ait toujours pas de chiffres officiels de ventes pour l’AppleTV, ce qui rend difficile d’argumenter sur « l’AppleTV ne se vend pas », l’article pose un point de vue intéressant, et pas dénué de fondement, mais il fait aussi l’impasse sur d’autres points que je vais tenter d’expliquer. Je vais donc reprendre les points de cet article pour les compléter avec mon point de vue, qui peut donner d’autres réponses.
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