Archives par mot-clé : Mac OS X

Créer un dossier pour une sélection de fichiers (et les renommer) avec Automator

Comme j’écris beaucoup sur le Mac, je fais beaucoup de copies d’écran, copies qui s’entassent sur mon Bureau et que je dois ensuite renommer et classer pour ne pas être noyé dans la masse de mes documents. J’ai donc composé une petite action Automator qui :

  • récupère les éléments sélectionnés sur le Bureau ;
  • vous demande un nom de dossier ;
  • crée le dossier avec le nom demandé sur le Bureau ;
  • glisse à l’intérieur de ce dossier tous les éléments sélectionnés précédemment ;
  • vous propose de renommer séquentiellement tous les fichiers dans le dossier selon le nom de votre choix.
  • Et c’est tout, et c’est déjà pas mal.

Pour l’utiliser : téléchargez le fichier, et décompressez-le puis placez l’action Automator Regrouper et renommer dans le dossier ~/Bibliothèque/Services ou /Bibliothèque/Services. Ensuite, sélectionnez plusieurs fichiers dans n’importe quel dossier, et, au choix :

  • Cliquez sur Finder > Services > Rassembler et Renommer
  • Faites un clic droit puis Rassembler et renommer (éventuellement dans le sous-menu Services)
  • Vous pouvez aussi passer par le menu Action (l’engrenage) de la barre d’outils des fenêtres du Finder.

Testez-le et dites-moi ce que vous en pensez, si ça bugge, etc.

Cliquez ici pour télécharger l’action Automator Regrouper et Renommer.

Have fun !

WWDC 2011 : la nouvelle ère d’Apple

La conférence inaugurale de la WWDC 2011 aura vu son contenu clairement annoncé par Apple dès la semaine passée : Lion, iOS5, et iCloud. Rien de plus, rien de moins. Et Steve Jobs s’en sera donc tenu là.

Lion : le système presque trop simple

Rien de bien neuf sur Lion comparé à ce qui avait été annoncé il y a quelques mois. La plus grosse surprise vient de l’annonce du tarif de 23,99€ (j’aurais plutôt tablé sur 129,99€, Lion n’étant pas un OS de transition comme pouvait l’être Snow Leopard) et surtout, celle du mode de distribution uniquement via Internet. Ce qui me semble être audacieux, voire un peu trop :

  • Quid des gens qui n’ont pas l’ADSL ?
  • Quid des revendeurs Apple ? Je sais que ce n’est pas la principale préoccupation d’Apple, mais quand même…
  • Et les licences entreprise ? C’est évidemment un point qui me fait tiquer particulièrement : impossible de lier le téléchargement d’un OS à un identifiant unique. Et surtout, le paiement par CB sur l’iTunes Store va énerver et compliquer inutilement la vie de beaucoup de monde.

Lion Server est lui annoncé à 39,99€. Là encore, la chute de prix est spectaculaire : 87 pour cent de réduction ! Là, c’est un peu compliqué car Apple envoie un double message : nos produits sont très peu chers. Mais en même temps, cela voudrait presque dire « nos produits sont au rabais » pour certains clients[1]. Ce qui est encore plus étonnant, c’est à quel point Apple souhaite complètement simplifier à l’extrême sa gamme de produits logiciels. Il y a quelques années, Apple proposait une gamme de tarifs bien plus complexe, avec des mises à jour, des versions complètes, des versions 10 clients ou clients illimités, et même des numéros de série pour la version serveur. Pas d’activation, pas de tarification avec version famille, pro, ultime, 16 soupapes inversées… Tout le monde à la même enseigne, ce qui facilite aussi le développement je pense et évite les énervements des clients…

Mais en réalité, la baisse de tarif est encore plus spectaculaire, puisque vous pourrez acheter UNE copie de Lion pour l’installer sur autant de postes que vous le souhaitez chez vous. Même plus de pack familial… Là encore, simplification de la gamme et économies pour le client. Mais toujours pas de stratégie clairement annoncée pour l’entreprise, ce qui est particulièrement agaçant. C’est à croire qu’Apple ne vend aucun ordinateur aux entreprises, alors que le succès du Mac mini Server montre qu’il y a encore largement de la place pour Apple sur ce marché. De même, les nombreuses nouvelles fonctions de Lion Server montrent que celui-ci aura toute sa pertinence dans l’entreprise, avec une intégration encore plus poussée des appareils iOS. Wait and see, donc.

iOS 5 : l’année de l’émancipation

Les nouveautés pour iOS5 sont finalement très peu surprenantes, mais elles font particulièrement plaisir. Ce qui est surtout important, c’est qu’iOS devient ENFIN un système autonome. Souvenez-vous de ce billet où j’expliquais que l’iPad devait vivre sans iTunes.

Et bien, ça y est, c’est fait. L’iPad n’est plus un périphérique, mais un ordinateur, à lui tout seul. Idem pour l’iPhone. Ce sont des produits devenus totalement émancipés. Si vous souhaitez utiliser un iPad sans iTunes, c’est désormais totalement faisable, même pour faire les mises à jour. Et avec la synchronisation Wi-Fi, le transfert des données et la sauvegarde complète se font sans douleur au moment de la recharge, futé.

Mais là encore, il manque quelques réponses à des questions typiques des entreprises : comment acheter des applications iOS en masse ? Comment j’accède à mes serveurs ? Vraiment dommage, à une époque où les entreprises commencent vraiment à s’intéresser plus que sérieusement à l’iPad et l’iPhone.

Et pour la partie polémique : on aurait effectivement voulu qu’Apple apporte un peu plus de fraicheur à iOS, avec quelques manques encore patents qui montrent que le jailbreak a encore de beaux jours. On pourrait même se demander pourquoi Apple a ainsi recopié le système de notifications d’Android, euh de WebOS… Ben vous pouvez y aller, critiquez. Mais honnêtement, si Apple a choisi cette solution, c’est peut-être parce qu’il s’agit simplement de la meilleure solution… Et qu’elle n’a pas (heureusement) le monopole des bonnes idées.

iCloud, ou la mort du système de fichiers

Le dernier gros morceau de la conférence était dédié à iCloud. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la petite réflexion de Jobs : « pourquoi faire confiance à la société qui nous a proposé MobileMe ? ». Moment de lucidité… Mais on peut effectivement espérer qu’Apple propose enfin avec iCloud toutes les solutions pour faciliter la synchronisation d’informations entre vos appareils. Le gros problème avec cette satanée synchronisation est de savoir où est la Vérité (l’information à jour la plus récente, et donc probablement la plus correcte) dès lors qu’on multiplie les points de synchronisation[2]. La seule solution ? Ne jamais avoir plus d’un seul point de synchronisation. Et iCloud va être ce point unique.

iCloud va loin, très loin. Contacts, calendriers, mails, photos, applications, livres, musique, données des logiciels, sonneries, configuration de l’appareil, vidéo… et même les documents. Ça, c’est vraiment vraiment bien. Vous enregistrez un document sur un appareil, et hop, il est disponible sur un autre en quelques secondes. Mais là encore, ça pose la question de la confidentialité des données et risque de faire peur à pas mal d’entreprises… À moins que pour Apple, la cause soit entendue : en dehors d’Exchange[3], point  (enfin plutôt, peu) de salut, et pour l’accès aux données, chaque entreprise doit décider de sa propre stratégie.

Mais iCloud est surtout la preuve que l’OS devient linéaire : l’emplacement des données sur votre disque importe peu, ce qui compte, c’est d’y avoir accès. C’est critiquable si on est utilisateur avancé, mais pour beaucoup de monde, ça sera largement suffisant. Vos données, partout, instantanément. On retrouve le côté « magique » de l’iPad. Et évidemment, avec un avantage énorme : c’est gratuit ! Enfin, du moins, pour les 5 premiers Go, et encore : une grosse partie des données ne fait pas partie de ce quota, dont la musique…

La musique, justement, parlons-en. iTunes Match était un énorme One More Thing. J’avais imaginé il y a longtemps qu’Apple puisse proposer ce type de système pour faciliter la migration de la musique inzecloud. Et c’est ce qu’elle a fait. Ne vous trompez pas : ce qu’Apple a mis en place est tout sauf simple, et les technologies derrière justifient probablement une bonne partie du nouveau Data Center à plein de sous qu’elle a mis en place. Et que les majors aient suivi Apple sur ce coup n’est pas la moins remarquable des victoires de Steve Jobs. Évidemment cette solution ne fonctionnera au début qu’aux USA (la mondialisation n’est pas un mot encore dans le dictionnaire des majors), mais quand même : bel effort.

iCloud montre donc que le hub numérique décrit par Steve Jobs en 2001 n’est plus du tout d’actualité. iCloud est appelé à devenir une brique fondamentale de l’expérience iOS / Mac OS X. La synchronisation manuelle est dépassée : le but est de ne même plus savoir où sont les données, juste de les utiliser.

Les trente premières années n’étaient que le début, annonçait Apple en 2007. Apple amorce un tournant bien plus remarquable pour elle et ses utilisateurs qu’on pourrait le croire après cette conférence. Vu les changements incroyables opérés durant ces quatre dernières années, je n’ose pas imaginer à quel point les prochaines années vont être passionnantes…

  1. Ne riez pas : l’excuse « votre produit n’est pas assez cher pour être crédible m’a déjà été donnée par des DSI.
  2. Apple fournit avec les outils développeur un programme Synchrospector, très intéressant, qui fait souvent référence à cette notion de « The Truth », avec un grand T.
  3. Qu’Apple adopte de plus en plus au sein de Mac OS X et d’iOS…

Conférences Apple’s Day : le Mac et iOS en entreprise [MàJ]

Je donnerai deux TROIS conférences le samedi 28 mai à l’Epita / Epitech / Etna (rayez les mentions inutiles) à l’occasion de l’Apple’s Day.

Les sujets que j’aborderai :

  • 14h00 : Intégrez vos Mac dans votre environnement informatique en un temps record
  • 16h00 : Découvrez comment intégrer iPhone et iPad dans votre entreprise
  • 17H30 : Mac OS X et la virtualisation

Ces conférences sont gratuites. Tout se passera sur le campus d’EPITA (24 rue Pasteur, Le Kremlin-Bicêtre).

Pour assister obtenir votre invitation, n’oubliez surtout pas de vous inscrire en ligne.

Et si vous souhaitez faire dédicacer vos exemplaires de À la découverte de son iPad, Leopard Efficace ou Snow Leopard Efficace, n’hésitez pas à faire un saut :)

Retarder le lancement d’une impression sous Mac OS X

Une petite astuce qu’on a souvent tendance à oublier, alors qu’elle est parfois fort pratique…

Il m’arrive (trop) souvent de travailler tard, et de parfois avoir besoin d’imprimer un document pour le lendemain matin. Problème : mon imprimante laser fait pas mal de bruit,et les chambres de la famille pas très loin du bureau. Pas forcément très agréable de lancer une impression à minuit et d’avoir l’impression de réveiller toute la maisonnée…

L’astuce consiste donc à lancer une impression en différé. Pour cela, rien de plus simple : après avoir affiché le dialogue d’impression de votre imprimante, cliquez sur le menu portant le nom de l’application (celui en bas à gauche).


Maintenant, cliquez sur Programmateur.

Cliquez sur le bouton À, et tapez l’heure d’impression. Si vous tapez 09:00 alors qu’il est 22h, l’impression aura lieu évidemment le lendemain matin. Cliquez enfin sur Imprimer.

Voilà ! L’impression est partie dans la file d’attente, et sera lancée demain matin. Et si vous voulez gagner du temps, créez un préréglage en cliquant sur le menu éponyme.

Qu’est-ce qu’un bon mot de passe ?

Un ami m’a raconté l’histoire suivante il y a quelques jours :

Il y a quelques semaines, je me suis connecté sur le réseau d’un hôtel où je résidais pour quelques nuits. Dans la soirée, un détail dans la barre latérale du Finder m’a fait sourciller : un autre portable Apple était connecté sur le même réseau local que moi. Et selon la règle établie par l’assistant de Mac OS X, il s’appelait « Ordinateur de XXX », XXX étant le prénom de son utilisateur. Plus intéressant encore, le compte était accessible en partage de fichiers. Et en tapant « XXX » (le nom de l’utilisateur) comme identifiant et en ne tapant aucun mot de passe… Je pouvais accéder au disque complet de l’utilisateur. Pas de méthode de crack violent : il m’a juste fallu une minute de déduction, et tenter le coup pour réussir à rentrer sur cet ordinateur.

Cette petite histoire montre donc qu’il est indispensable de disposer d’un bon mot de passe sécurisé pour sécuriser son ordinateur et tous les différents services auxquels nous avons besoin d’accéder en ligne.1

Ce qui est étonnant, c’est de voir à quel point il est difficile pour chacun de choisir un bon mot de passe. Or, le couple identifiant/mot de passe est la seule façon de garantir de façon fiable votre identité auprès d’un système informatique (un sujet que j’ai déjà décrit dans Snow Leopard Efficace) et de vous protéger de certains intrusions. Et malheureusement, pour trop d’utilisateurs le mot de passe est vécu comme un calvaire, et donc par défaut trop simple… quand il n’est pas juste complètement supprimé !  Ou pire encore, noté sur  un post-it posé sur l’écran…

Je me suis donc posé la question ces jours-ci : qu’est qu’un bon mot de passe ? D’habitude, quand on demande à un expert, un bon mot de passe doit répondre aux règles suivantes :

  • Au moins 8 caractères ;
  • Mélanger majuscules et minuscules ;
  • Contenir des chiffres et des lettres ;
  • Intégrer au moins un caractère spécial (? ; ! ‘ § & etc.) ;
  • Ne pas être un mot du dictionnaire.
  • Ne pas être évident. Éviter par exemple sa date de naissance, le nom de son épouse, etc.

Je suis plutôt d’accord avec ces règles, même si les mots de passe sont de plus en plus rapides à cracker en mode force brute, la puissance de calcul des ordinateurs aidant. Mais personnellement, je rajouterais deux règles  :

  • Le mot de passe doit être mémorisable. Il existe plein de méthodes pour cela : l’acrostiche est par exemple une méthode couramment utilisée et qui peut être considérée comme efficace. Si votre chanson préférée est « Hélène, je m’appelle Hélène », vous pouvez très bien partir sur « LNJeuMapLLN! ». OK, il manque des chiffres, mais ça peut être amélioré, et côté sécurité, c’est vraiment pas mauvais. Remplacez par exemple le e par un 3, et ça ira encore mieux. Vous pouvez aussi utiliser un peu de leet speak pour améliorer tout ça…
  • Malheureusement, ce mot de passe a un défaut à mon goût. Il est peut-être mémorisable, mais il ne « coule » pas sous les doigts. Je veux dire par là que sa frappe est compliquée, et du coup vous êtes ralenti lorsque vous devez le taper. Il faut que votre mot de passe soit fluide. Il faut que vous puissez le taper sans avoir à regarder le clavier et sans avoir pour autant à vous faire des crampes aux doigts. C’est un des points les plus délicats, mais une fois que vous aurez trouvé ce mot de passe, vous n’aurez plus forcément envie d’en changer. Et vous serez satisfait de bénéficier d’un peu plus de sécurité.

Ce dernier point est bien plus crucial que l’on pourrait le croire. J’ai déjà eu des mots de passe qui répondaient à toutes les règles précédentes, mais dont la frappe me semblait finalement « douloureuse » ou trop compliquée, je perdais trop de temps à les taper. Dans ce cas, c’étaient de mauvais mots de passe. Si il vous faut plus de 3 secondes pour taper votre mot de passe, c’est qu’il est mauvais. Je tape certes assez vite 2, mais vous devriez pouvoir trouver un mot de passe à votre convenance et que vous serez capable de taper rapidement.

N’hésitez pas non plus à tester vos mots de passe avec l’aide de l’Assistant mot de passe:

  1. Ouvrez la préférence Système Comptes
  2. Cliquez sur Modifier le mot de passe
  3. Cliquez sur la clé en face de Nouveau mot de passe.

L’assistant pourra vous proposer des suggestions ou tester votre mot de passe actuel afin d’en vérifier son niveau de sécurité.

Pensez donc à changer votre mot de passe s’il n’est pas sécurisé.

(Et si le sujet vous passionne, vous pouvez lire l’article de Yoann Gini, qui a eu l’idée d’écrire sur le même sujet et de diffuser son article juste quelques heures avant moi. Argh).

  1. Accessoirement, cette histoire montre également à quel point Bonjour est parfois trop bavard et combien il peut être utile d’utiliser un firewall efficace ou un outil de type Little Snitch…
  2. Environ 55 mots/minute, excusez du peu.

Mac OS X : comment sélectionner automatiquement le PPD d’un copieur multi-fonction ?

Je déteste les copieurs multi-fonctions. Au moins, vous êtes prévenu : si vous lisez des gros mots, ça ne sera pas ma faute.

Je viens de me battre pendant quelques jours à essayer de faire fonctionner correctement un copieur BizHub 350 de Konica Minolta avec Mac OS X 10.6. Car, voyez-vous, le constructeur n’a pas encore eu l’heurt de proposer un pilote à jour pour ce système sorti depuis maintenant 14 mois… Pas grave, hein, on va se débrouiller, comme d’habitude !

Donc, après avoir trouvé avec le (très gentil) technicien de Konica le bon driver (C-401, parce qu’il y a un Fiery derrière, amusant non ?), puis sélectionné la bonne file d’attente (« print », là c’est facile, mais attention, ça dépend du copieur), il restait à trouver comment sélectionner automatiquement le bon driver. Car Mac OS X dispose d’une petite subtilité pour choisir automatiquement le driver. Il faut, dans l’ordre :

– que le copieur renvoie son nom de modèle (ModelName) à la connexion avec le Mac ;

– Qu’il existe dans un dossier PPDs (principalement dans /Library/Printers/) un PPD compressé au format .gzip et intitulé avec le ModelName du copieur.

Dans l’ensemble, ce mécanisme marche… pas trop mal. Mais que se passe-t-il si le développeur, particulièrement incompétent, fait n’importe quoi ?

Et ben on se prend bien le chou. Car il faut alors trouver le modèle renvoyé par le copieur, ce qui n’est pas totalement évident… Dans mon cas, j’avais un PPD qui s’appelait Fiery X3e 22C-KM PS v2.0 eu. Pratique non ? Le ModelName dans le PPD indiquait quand à lui Fiery X3e 22C-KM PS Color Server v2.0 eu. Problème : quelque soit le nom utilisé, impossible d’avoir le PPD sélectionné automatiquement. Ce qui veut dire que le copieur ne se présente pas comme indiqué dans le PPD.

Et bien, soit ! Analysons un peu le traffic IP entre le Mac et l’imprimante au moment de la connexion. Tapons donc dans le Terminal :

sudo tcpdump -nnnvi en0 host IP_Copieur

Ici, en0 désigne le nom BSD de votre connexion Ethernet. La plupart du temps, c’est en0 si vous êtes en Ethernet ou en1 si vous utilisez Airport. En cas de doute, vérifiez ce nom dans Informations Système > Réseau. Et vous remplacez évidemment IP_Copieur par l’adresse IP ou le nom DNS de votre copieur.

Maintenant, ouvrez la préférence Système Imprimantes et Fax, appuyez sur le bouton +, puis sur le bouton IP pour faire une configuration via IP, et tapez l’adresse du copieur, ici 192.168.1.51.

Aie… « Imprimante PostScript générique » ! Pas vraiment ce qu’on veut… Il est temps maintenant de regarder ce que ça donne du côté de tcpdump Beaucoup de bla-bla, mais une ligne qui m’intéresse :

23:15:06.354258 IP (tos 0x0, ttl 64, id 0, offset 0, flags [DF], proto UDP (17), length 92)    192.168.1.51.161 > 192.168.1.2.59013:  { SNMPv1 { GetResponse(49) R=1536459456  .1.3.6.1.2.1.25.3.2.1.3.1= »C350″ .1.3.6.1.2.1.1.6.0= » » } }
Ne voyez-vous donc pas ? « C350 », qu’elle dit, la dame ! Il faut donc :
– Décompresser le PPD ;
– Remplacer à l’aide d’un éditeur de texte le ModelName dans le PPD par C350 ;
– Renommer ce fichier PPD décompressé en C350 ;
– Recompresser le PPD au format Gzip (avec la commande gzip, par exemple) ;
– Replacer le PPD C350.gzip dans le dossier /Bibliothèque/Printers/PPDs/Contents/Resources/
Saisissons  à nouveau l’adresse du copieur…
Victoire !!! Attention cependant à bien mettre le bon nom de file d’attente avant d’enregistrer : par exemple, pour ce modèle de copieur, c’est « print », mais sur d’autres, ça peut être « lp », ou rien, ou autre chose…
Et au passage, petite info : si vous utilisez les préférences gérées (MCX) pour appliquer des imprimantes par défaut à vos postes, méfiez-vous de ne pas laisser de caractère spécial ou accentué dans le nom de l’imprimante : vous risqueriez alors de rajouter des nouveaux doublons à chaque ouverture de session !

MacSysAdmin 2010 : une conférence pour nous, les sysadmin Mac

MacSysAdmin 2010Du 29 septembre au 1er octobre s’est tenue pour la cinquième année consécutive la conférence européenne MacSysAdmin : 3 jours durant, près de 150 administrateurs informatiques, techniciens et consultants se sont rassemblés pour assister à une quinzaine de conférences axées sur les technologies les plus sophistiquées et les plus complexes de Mac OS X et Mac OS X Server (enfin, surtout Mac OS X, soyons honnête). L’ensemble de la conférence s’est déroulée en Suède, dans la jolie ville de Göteborg. Des conférences en anglais, de nombreux participants essentiellement nordiques, et des personnalités reconnues au sein de la communauté Mac professionnelle, entre autres :
– Charles Edge, auteur de nombreux ouvrages sur le monde Mac et d’un futur guide de l’administrateur iPhone et iOS, consultant de 318 et bloggeur sur Krypted.com :
– Duncan Mc Cracken, CEO et directeur technique de Mondada en Australie ;
– Arek Dreyer, de Arek Dreyer Consulting, auteur entre autres de livres de formation officiels d’Apple ;
– Karl Kuehn, un des principaux développeurs d’InstaDMG, dont je vous parle plus loin ;
– Andrina Kely, une des chantres des technologies de scripting, consultante pour Magpies ;
– Alan Gordon, CTO de HUMAC, un Apple Premium Reselle danois ;
– Enfin, Harald Monihart d’Axel Springer AG (gros groupe de presse allemand) est venu expliquer comment sa société est passée du PC au Mac. Et ce n’était pas une migration ridicule… Pas moins de 10000 postes !

Voici donc un petit résumé de ces trois journées où j’étais présent, ainsi que mon éminent confrère Emmanuel Lauhon de NausicaMedia [1]. Et non, ça ne sera pas un compte-rendu complet (les conférences seront peut-être accessibles à tous en vidéo, mais je ne le sais pas encore), mais vraiment un aperçu pour vous donner l’eau à la bouche pour… Mais non, n’allons pas trop vite :-)

1ère journée

La première journée a commencé par une présentation rapide d’Apoïo, l’organisateur de l’événement, représenté par Tycho Sjögren. Ensuite Joao Rato, bien connu des formateurs Apple, est venu en tant que Program Manager Certification Training EMEIA (Responsable du programme Formation et Certification Europe, Moyen-Orient, Inde et Afrique) pour présenter la stratégie d’Apple pour la formation et les certifications. Le message ici a été clair : Apple veut plus de personnes certifiées, les certifications se révélant de plus en plus indispensables auprès des entreprises pour montrer son niveau de connaissance sur les technologies Apple. Un petit retour également sur l’Apple Consultant Network : ce programme a pour but de créer une communauté active de représentants d’Apple et à les faire connaître. Au passage, Gete.Net Consulting vient de rejoindre le l’ACN… Si vous cherchez un consultant en France, vous pouvez retrouver leur liste sur le site dédié.

Passons maintenant aux choses sérieuses…

The Big Picture

Charles Edge, de 318 et Krypted.com, est un consultant reconnu pour ses divers écrits. Sa conférence ne portait pas tant sur des aspects très techniques, mais plutôt sur le métier de l’administrateur Système Apple aujourd’hui, les stratégies à appliquer pour gérer son informatique plus facilement, et ce qui nous attend dans le futur (spoiler : il va falloir gérer iOS). Charles est décontracté, a beaucoup d’humour, et sa conférence était très accessible. Un bon moment, et pas mal de conseils qu’il est bon parfois de se rappeler…

Duncan Mc Cracken : la gestion des packages

Duncan est un administrateur australien super-qualifié, et blindé sur les technologies liées à la création des fameux packages d’installation, ces fameux fichiers .pkg ou .mpkg que vous trouvez souvent lorsque vous installez des logiciels sur votre Mac. Duncan est revenu sur l’intérêt des paquets, leurs méthodes de déploiement, les logiciels les plus adaptés pour créer un paquet et les pièges à éviter. Un cas pratique a été le déploiement d’Office 2008 sous la forme d’un paquet personnalisable et incluant toutes les mises à jour d’Office… Ce qui mine de rien est déjà un sacré challenge. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander de montrer la même chose pour Adobe Creative Suite [2]… Et je fus eu, puisqu’évidemment, il s’était déjà penché sur la question et nous a montré l’énorme package d’installation de la CS4. Un paquet qui lui a pris 3 mois à créer. Gloups. Une conférence très vivante, technique et pleine de bonnes petites astuces.

Crashplan

Une démo technologique de Crashplan, une puissante solution de sauvegarde réseau et Internet. Un très bon outil à mettre entre toutes les mains. À noter que Crashplan existe en deux versions : l’une gratuite pour utilisation personnelle et sauvegarde sur un autre ordinateur ou sur disque externe et une option de sauvegarde payante sur Internet, ainsi que Crashplan Pro, solution payante pour la sauvegarde en entreprise de plusieurs postes.

Karl Kuehn : InstaDMG

Karl Kuehn est un des développeurs d’InstaDMG, une solution de création d’image-disque entièrement automatisée. L’idée d’InstaDMG, née sur afp548.com, était de créer une solution entièrement automatique pour créer une image-disque personnalisée et toujours à jour d’un système Mac OS X avec le moins d’étapes possibles. C’est un outil très puissant, qui peut faire gagner énormément de temps lors de la préparation d’un déploiement. La présentation était dynamique, de bonnes démos, pas mal de conseils et astuces, si bien que même si je ne m’étais intéressé à InstaDMG que de loin, je pense qu’il s’agira probablement d’un outil que je vais très vite utiliser dans mes flux de travail. Malheureusement, mauvaise nouvelle, Karl a annoncé qu’il ne pourra plus maintenir InstaDMG en raison d’un nouveau boulot… Espérons qu’une relève arrivera très vite.

Switching to Apple Technologies at Axel Springer AG

Axel Springer AG est une grosse, très grosse entreprise… Et ce sont pas moins de 10000 Mac (oui, dix-mille, je ne me suis pas trompé) qui ont remplacé ces derniers mois le parc vieillissant de PC. Il est évident qu’une migration aussi colossale ne se fait pas sans difficulté, et le retour d’expérience par un des administrateurs d’AS AG était très intéressant. Le point le plus marquant à mon goût était l’envie de proposer aux utilisateurs l’expérience Apple : l’utilisateur reçoit sa machine, prête à l’emploi, mais dans une configuration très proche de celle d’origine. Ensuite, à sa charge par exemple de configurer son compte d’utilisateur lors de la premère connexion au service Active Directory, de rentrer son adresse e-mail, configurer sa sauvegarde avec Time Machine… Comment, pas facile de convaincre de l’utilisateur de faire ses sauvegardes ? Mais si : il lui suffit d’expliquer que la configuration archi-simplifiée de Time Machine lui permet de sauvegarder toute sa bibliothèque iPhoto, et au passage ses données professionnelles… Un accent particulier a été également mis sur le besoin de laisser l’utilisateur se prendre en main au maximum, en donnant accès à un maximum d’informations simplifiées en ligne.

Mais là, je me demande si ce processus ne va pas trop loin. Car loin de moi l’idée de vouloir créer des polémiques ou de choquer mes compatriotes ou même nos camarades germaniques, mais il est assez reconnu que les Allemands sont plus débrouillards que les Français face à un ordinateur [3]. En effet, alors qu’il est reconnu que l’utilisateur germanique tentera de lire toute la documentation et de se renseigner au maximum avant de contacter le support technique, le français aura plutôt tendance à saisir immédiatement son téléphone… Il s’agit là d’une différence culturelle assez importante qui pourrait compliquer la mise en œuvre d’une solution de ce type. Mais peut-être que je me trompe, et que des entreprises françaises ont tenté ce genre de mise en place avec succès ? En tout cas, une conférence riche d’enseignements, quoique peut-être un poil trop longue.

La journée s’est terminée avec un repas dans un cabaret-spectacle très sympa, le Oakley’s. Bon miam, bons chanteurs, discussions très intéressantes, un très bon moment.

Deuxième journée

Integrating with Active Directory – Arek Dreyer

Deuxième jour, et là, pas de chance, je suis arrivé trop en retard pour suivre l’ensemble de la conférence. Juste quelques points importants à rappeler : consulter les logs en cas de problème, et ne pas penser que délier / relier le poste au service Active Directory est une solution définitive en cas de problème. En fait, c’est vrai à peu près en général pour tout problème…

Troubleshooting Directory Service – Arek Dreyer

Arek Dreyer ne s’arrête pas en si bon chemin et fait le tour des méthodes pour gérer les problèmes techniques liés aux services d’annuaire de Mac OS X. Une conférence très technique et très intéressante. Après un retour sur les mécanismes de la fenêtre d’ouverture de session de Mac OS X (loginwindow) expliquant pourquoi celle-ci peut « secouer la tête » [4], Arek est revenu sur certains points essentiels, comme la gestion des logs (essentiels aux diagnostics, on vous dit !), la gestion des préférénces centralisées (les fameux MCX), en proposant quelques sources d’informations pertinentes. Enfin, Arek est revenu sur les méthodes pour changer l’adresse IP ou le nom d’hôte d’un serveur. Et oui, c’est plus compliqué qu’on pourrait le croire.

Filewave (by Filewave)

Filewave produit une solution de déploiement de fichiers appelée Filewave (ahem), sûrement la plus puissante du marché, et multi-plate-formes. Doté d’une interface bien plus chouette que l’ancienne (Hervé, si tu me lis… ;-) ), Filewave permet autant de déployer des paquets logiciels que des fichiers éparpillés sur tout un disque voire de migrer vers un nouveau système. Parmi les forces de Filewave réside dans sa capacité à faire du rollback, c’est à dire, revenir en arrière en cas de problème, ou réinstaller automatiquement des fichiers supprimés par erreur. La possibilité de programmer un déploiement ou de répartir la charge sur plusieurs serveurs (les « boosters ») en font un outil incroyablement puissant, mais un peu cher hélas. Malgré tout, un outil à conseiller pour les déploiements importants et les administrateurs qui n’ont pas envie de trop se fatiguer… Si vous avez besoin de plus d’infos sur ce logiciel, n’hésitez pas à me contacter.

Charles Edge : Securing the Outer Rim

Un tour d’horizon sur les technologies pour améliorer la sécurité de son environnement. Charles est revenu sur des notions comme les mises à jour de sécurité, les vers, les méthodes de chiffrement de données, la signature de paquets, les méthodes de sauvegarde, et certains fichiers essentiels comme /etc/authorization, la commande umask, le sandboxing, les outils de scan et de détection d’intrusion… Deux points importants à noter :
– La sécurité est relative : chacun peut estimer avoir besoin d’un niveau de sécurité différent, et toutes les entreprises n’ont pas forcément besoin du même niveau de sécurité… même si élever le niveau de sécurité peut être assez facilement réalisé sans être trop intrusif pour l’utilisateur ;
– Ne pas penser que Mac OS X est hyper-sécurisé : même si l’histoire de Mac OS X a tendance à prouver que le système reste solide et très peu perméable aux attaques, cela ne signifie pas pour autant qu’il est invincible, la preuve avec la dernière mise à jour de sécurité [5]. Au passage, un petit sondage à main levée tend à prouver que la moitié des utilisateurs de Mac n’utilisent pas d’antivirus. Tirez-en les conclusions que vous souhaitez…

Duncan McCracken – Shared storage

J’avoue : je n’étais pas très intéressé par cette présentation, qui était grosso modo une démonstration des possibilités d’Xsan 2. Les problèmes techniques rencontrés par Duncan n’ont peut-être également pas favorisé ma concentration… Dommage.

Alan Gordon – Monitoring

La présentation a commencé par une vidéo, un sketch axé sur la prononciation suédoise et danoise, grosso-modo intraduisible et auquel j’ai rien pigé, mais vu comment ça rigolait autour de moi, je me dis que ça devait être vraiment marrant. Bref, 5 minutes plus tard, la conférence commence vraiment. Le point de vue d’Alan Gordon sur les techniques de surveillance de réseau : elles sont importantes pour améliorer le temps de réponse en cas de problème (être proactif). Par ailleurs, améliore les connaissances du réseau permet de mieux diagnostiquer les besoins technologiques, les montées en charge… S’en est suivi une démonstration plutôt bien réalisée d’Intermapper, un puissant outil de cartographie réseau.

Et après un passage assez rapide au Beer Bash organisé par Parallels (à boire et à manger dans un hôtel chicos de Göteborg), c’est tout pour le deuxième jour !

Troisième jour

Scripting – Andrina Kely

Andrina est reconnue pour ses qualités d’experte dans tout ce qui touche à l’automatisation, et c’est donc à un petit cours de script qu’elle nous a conviés. Cependant, il s’agissait plus ici d’un tour d’horizon de l’environnement des shells et de commandes utiles plutôt que de la création de vrais scripts, même si elle est revenue sur certains outils comme Automator ou les nouveaux services de Mac OS X 10.6. Dans l’ensemble, j’ai été déçu par le contenu, que je connaissais déjà quasiment par cœur, j’aurais préféré que ça soit un peu plus technique et découvrir beaucoup plus de nouvelles astuces. En fait, si vous avez acheté Snow Leopard Efficace, le chapitre sur le Terminal rassemble quasiment l’intégralité de cette présentation. Et en français en plus, eh eh.

Silly Little Troubleshooting Tools – Arek Dreyer

La dernière conférence d’Arek était axée sur les méthodes de diagnostic de problème. Sont passés en revue des méthodes pour détecter les problèmes liés aux DNS, des outils d’analyse de paquets (Wireshark entre autres), du système de fichiers (lsof, fs_usage et fseventer) ou encore plus globaux comme Instruments (l’outil de diagnostic de performances d’Apple basé sur la technologie dTrace de Sun, euh Oracle…) ou encore spindump pour comprendre d’où peut venir le fameux SBOD. Très technique, et donc très intéressant.

Parallels – Parallels Server Bare Metal

Une présentation de Parallels Server par xxxxxxxxx. Pas grand chose qui ne fut pas connu déjà publiquement, les deux versions de Parallels Server (4.0 et Bare Metal 3.°) étant déjà sur le marché depuis quelques temps, et surtout, pas de démonstration live. Petite déception pour moi.

From the Wizard’s hat – Charles Edge

La dernière conférence officielle donnée par Charles, essayait de donner d’autres trucs et astuces en tous genres. Mais j’ai trouvé que cette conférence partait un peu trop dans tous les sens, et je n’ai pas forcément bien compris où il souhaitait en venir dans sa démonstration. Et on commençait à sentir la fatigue sur le dernier jour… Peut-être la conférence de trop pour Charles ? Malgré tout, quelques bonnes informations à retenir, comme l’existence de solutions comme 318odb et sabackup pour sauvegarder facilement sa base Open Directory.

Conclusion – Tour de table

L’événement s’est conclu par une séance de questions/réponses avec tous les conférenciers et participants, moment de poser des questions plus précises et plus personnelles (par exemple, le sentiment général concernant les dossiers de départ sur une autre partition que le disque de démarrage : « ne le faites pas ». Christophe, si tu me lis…).

Ma conclusion sur MacSysAdmin

À l’exception de quelques conférences qui m’ont moins intéressé, l’ensemble était excellent, et très très bien organisé. Peu de problèmes techniques, des conférenciers bien calés techniquement, des administrateurs système super sympa, une organisation vraiment bien maîtrisée, on en redemande ! Bon, juste pas glop pour Lufthansa qui m’a fait rater ma correspondance à Munich, et donc rester une nuit de plus à l’étranger, grrrrrrr.

La question bonus : à quand la même chose en France ?

C’est bien évidemment une question que je me suis souvent posé durant l’événement, avec surtout la question subsidiaire : mais pourquoi n’y avait-il pas plus de Français présents ?

J’y vois deux raisons :
– La distance (encore que ça ne gêne pas forcément d’aller se dorer la pilule dans le sud lors des Universités d’été Apple hein) ;
– Et surtout : la langue. Car il est évident que ce type de conférences est bien moins accessible quand elle est en anglais…

Pourtant, il y a un embryon de commencement de quelque chose, puisque la première conférence MacSysBrain organisée en juillet dernier, a rencontré de bons échos.

La question qui tue, donc : seriez-vous prêt à investir de votre temps et de votre argent pour participer à un séminaire de 2 ou 3 jours mais de haut niveau technique, avec des conférences vraiment techniques ? Et sur quels sujets ?
N’hésitez pas à laisser vos commentaires, cela nous permettra de jauger la situation et de décider du futur. Si vraiment cette idée suscite de l’intérêt, alors cela motivera probablement l’équipe de MacSysBrain à proposer la même chose en français dans quelques mois…

Et pour une galerie de photos des trois jours, ça se passe par là.

  1. Traducteur officiel des Tips & Tricks de John DeTroye, ça c’est une bonne référence madame !)
  2. Souvenez-vous qu’Adobe fait les pires logiciels d’installation, donc la question n’est pas anodine
  3. Ayant travaillé un an et demi chez Apple Assistance Europe (l’ancêtre d’AppleCare) à côté de techniciens allemands, je peux vous certifier que c’est autant leur avis que le mien.
  4. Ce petit effet très rigolo a souvent un effet fascinant sur les administrateurs Windows
  5. Qui corrige une faille d’AFP où n’importe qui pourrait accéder aux données du serveur, gloups.

Magic Trackpad : le Multi-Touch pour tous

Donc, hier, Apple a lancé un nouveau périphérique, appelé Magic Trackpad, qui se pose à côté de votre clavier, et qui permet de piloter votre Mac avec des actions Multi-Touch 1. C’est donc la première incartade d’Apple pour intégrer ce formidable progrès technologique au sein des Mac de bureau.

Mais ça ne semble pas assez, et pas mal de monde (enfin, une certaine tranche de la population du web) semble déçue de ne pas avoir doigt à un iMac tout tactile. Par exemple, l’ineffable Olivier Frigara qui est responsable de l’exceeeeeeeellente émission On Refait le Mac 2 pense que l’arrivée du Magic Trackpad est une mauvaise nouvelle, car cela enterre l’idée d’un iMac complètement tactile.

Sauf que je ne suis pas vraiment d’accord, sinon je ne ferais pas un article, évidemment). Car la question est plutôt de savoir si un iMac tout-tactile serait une bonne idée ou non. 3. En l’état actuel des technologies, je dirais « plutôt non ».

Et pour le prouver, je vous invite à regarder cette magnifique petite pub de chez HP pour le Touchsmart 600, un ordi qu’il pourrait bien être un iMac tout tactile à part qu’il est pas très beau. Mais quand même. Regardez donc.


Pub HP touchsmart 600
envoyé par Galdon. – Découvrez plus de vidéos créatives.

Si on regarde en détails cette publicité, on se rend compte que la dame qui utilise l’ordinateur se tient… debout.

Vous utilisez souvent votre ordinateur debout, vous ?

L’approche de HP a du être un truc du genre : « le multitouch 4 c’est bien, c’est hype, c’est le futur, et la logique c’est de le mettre sur l’écran, si Apple l’a fait sur son téléphone, on peut bien le faire sur nos écrans, allez zou ! ».

J’imagine plutôt la situation suivante chez Apple.

« Bon les gars, on a mis du multi-touch dans notre téléphone, ça marche bien. Pourquoi ne pas utiliser cette technologie dans nos ordinateurs ?
– Ah oui, mais le souci, c’est qu’on a testé, et que c’est fatigant pour les bras… Et puis c’est pénible, après, regarde Steven, déjà qu’il a des auréoles pas possibles sous les bras, là il va faire fuir l’étage en moins de dix minutes d’iPhoto…
– Ouais, en plus l’écran se salit vite, et on peut pas le nettoyer en le frottant d’un geste sur sa manche ou son pantalon, comme on le fait avec l’iPhone. Peter il a essayé, et il nous a niqué sept écrans, tu te rends compte, sept !
– Bon, d’un autre côté c’est Peter, hein…
– Ouais pas faux mais bon…
– En plus, si on fait ça, ça veut dire que seuls les portables et les iMac bénéficieront de cette technologie, et en plus un grand écran multi-points, ça risque de coûter la peau des… et en plus on a déjà du mal à produire des bons écrans multi-points avec l’iPad, alors vous imaginez ?
– Et puis y’a le souci du placement de l’écran, ça obligerait soit les gens à se pencher dès la moindre action, et à retrouver quand même leur souris plus tard parce que bon, Mac OS X c’est pas non plus iOS pour tout ce qui est toucher, hein.
– Et toi, qu’est-ce que t’en penses Daaaaaaaaave ?
– Moi ? J’en pense rien. Juste que si y’en a un de vous qui touche à mon écran, je lui dirai de ne pas marcher avec mes chaussures en suédine bleu.
– T’es vraiment bête, Dave. Moi patron, je me disais que de toute façon, ce qui marche bien pour les produits qu’on tient dans la main, comme l’iPad, ça marche plus pour les grands écrans, comme nos portables ou l’iMac, parce qu’on ne peut pas forcément orienter l’écran comme on veut, ou sans mettre une force assez importante pour le bouger. Eh, le 27″ qu’on sort aujourd’hui il pèse un…
– QUOI ? On sort un 27 » aujourd’hui ???
– Euh non, oubliez, j’ai rien dit.

Le silence tombe dans la pièce.

Et d’un seul coup, un ingénieur à lunettes prend la parole :

« Bah alors, on pourrait aussi se dire qu’on fait un trackpad pour le Mac, après tout on l’a déjà fait« . En plus ça marcherait sur tous les Mac, et ça résout tous les autres soucis, non ? Tâches sous les bras, poids de l’écran, etc. En plus, ça éviterait de devoir rester debout tout le temps pour bosser avec, je crois que chez d’autres de nos copains ils ont fait ça, ça casse pas des briques… Après, le trackpad, faut juste le faire en Bluetooth, ça devrait pouvoir se connecter à tous les Mac ça non ?
– Ah ouais, pas con, ça, c’est une bonne idée. Tellement bonne qu’on dira que c’est moi qui l’ai trouvé, mais t’inquiète pas, t’auras quand même ton bonus !
– Ah, et au fait, patron, pourquoi qu’on vendrait pas des piles et un chargeur ? Ça fait des années qu’on met des batteries dans nos portables, c’est un peu pareil non ? Et ça nous permettrait de gagner encore un peu plus de thune…
– Et bien ça, c’est une idée lumineuse, de mon ami Callaghan ! Reste plus qu’à convaincre le Big Boss ! On va devenir riches !
– Euh, on est déjà riches.
– Ah oui, pas faux. Ben on va devenir super riches !

Donc, le Magic Trackpad n’est pas l’iMac tactile. C’est le multi-touch pour tous, et sûrement pensé de façon plus poussée qu’un simple « mettons du multi-touch sur un écran ! » Ce n’est pas un produit qui sort par hasard : il répond bien à la demande du plus grand nombre d’avoir des fonctionnalités Multi-Touch sur les Mac, mais pas que sur les iMac : sur tous les Mac. Tout ça en pouvant quand même conserver quelques résidus de ouiche lorraine 5 sur les doigts sans que ça se voit sur l’écran. Alors certes, ça casse un peu l’image de l’iMac tout tactile, mais ça permet quand même de rester bien assis, d’avoir du multi-touch pour pas cher, et sans changer grand chose à son système. Alors certes, le multi-touch n’est pas encore bien géré par les applications tierce, point valable élevé par Olivier, mais peut-être est-ce justement parce que le matériel qui le gère n’est pas encore assez démocratisé. Désormais, avec le Magic Trackpad, les développeurs vont sûrement avoir de bonnes raisons d’investir dans le multi-touch sur Mac.

Et donc tout ça… c’est finalement plutôt une bonne nouvelle pour le Mac, non ? Mais que voulez-vous, je suis un éternel optimiste… C’est pas moi qui vous dirait « Monde de merde », tiens.

  1. multi-doigts ? Multi-digitales ? Comment qu’on traduit « Multi-Touch » en français, bordayle ?)
  2. Où je cause de temps en temps également, cherchez « Gete » sur le site pour retrouver les émissions auxquelles j’ai participé…
  3. J’aurais pu écrire « une bonne idée (ou pas), mais je me suis retenu. En plus il paraît que c’est has been, comme d’aller chez Azzedine Alaïa, ou de s’acheter des sous-pulls chez Yohji Yamamoto.
  4. qui n’est absolument pas démontré dans la pub, vérifiez vous-même : toutes les actions présentées sont faites en mono-touch, à part l’agrandissement du logo HP en trucage vidéo très mal réalisé à la fin…
  5. C’est des p’tites tartes.

Créer plusieurs volumes RAID avec deux disques

L’une des possibilités peu mises en avant avec Snow Leopard est de pouvoir créer plusieurs volumes RAID à partir de seulement deux disques. Enfin à vrai dire on pouvait le faire avant, mais ça buggait tellement qu’il valait mieux l’éviter…

Auparavant, lorsqu’on avait deux disques, on pouvait créer un seul volume RAID 0 ou RAID 1. C’était assez peu pratique pour les serveurs : on ne pouvait pas avoir deux disques dans le serveur et séparer logiquement l’ensemble RAID pour mettre sur un volume le système et sur l’autre les données. Deux disques de 500 Go en RAID 1 donnaient un seul volume de 500 Go, point.

Mais Snow Leopard permet enfin de créer des volumes distincts avec Utilitaire de disque. Il faut :
1) Pour chaque disque, créer au minimum deux partitions (Onglet Partitionner). Choisissez des tailles identiques pour chaque disque : si le disque 1 a été partitionné avec deux volumes de 100 et 400 Go, le disque 2 doit avoir la même configuration de partitions.
2) Cliquez sur l’onglet RAID.
3) Cliquez sur le bouton + en bas à gauche.
4) Glissez deux partitions identiques en taille sur l’icône de l’ensemble RAID.
5) Cliquez sur Créer.

Pour le deuxième volume RAID, recommencez les étapes 3 à 5 en choisissant les volumes restants. Attention : j’ai parfois rencontré des cas où le deuxième volume RAID ne pouvait pas être créé. Quittez et relancez Utilitaire de disque si cela se produit. Vous devriez alors pouvoir créer le deuxième volume.

L’iPad, l’ordinateur anti techno-logique

Dire que l’iPad est en train de faire bouillonner la blogosphère, voire le web tout entier est un euphémisme. Et plus je lis les commentaires, plus je crois qu’on fait tous fausse route, parce que nous – ceux qui lisent ce blog – sommes dans l’ensemble tous des geeks. Et pour comprendre l’iPad, il faut arriver à comprendre pourquoi Apple aime tant créer des produits de rupture technologique… ou plutôt, de rupture avec les techno-logiques.

Qui sont les techno-logiques ? Ce sont vous, moi, les gens qui lisent ce blog pour la plupart, et qui baignent dans l’informatique depuis des années. Des gens qui ont appris à manier une souris, un clavier, et qui en on fait parfois leur passion, leur métier. Des gens qui calculent l’intérêt technologique d’un produit en fonction de ses caractéristiques techniques : « Ah ouais, mais le PC machin il a 3 GHz alors que l’autre en a que 2,8, et en plus moi sur mon téléphone Samsoul j’ai un clavier avec des vraies touches alors tu comprends, hein, pour moi qui fait du mail toute la journée c’est indispensable, alors ton iFaune hein… ».

Les techno-logiques, ce sont aussi les gens qui testent les produits, qui le dissèquent, le critiquent, et le jugent par rapport à l’existant, selon des matrices prédéfinies, et selon leurs propres usages. Ce sont ceux qui aiment Excel, parce qu’on peut faire des macro super balaises avec, ou adorent le clavier du Blaquebeuri parce qu’il leur permet de taper des e-mails super vites en étant tout le temps connectés.

Mais le succès de l’iPad ne se fera pas avec ce public, qui souhaite voir toujours plus de fonctions dans un produit, en envisageant ce qu’il ne fait pas, tout en oubliant ce qu’il fait mieux que les autres.

Le meilleur testeur de l’iPad, c’est effectivement celui que les cokinous de Mac4Ever ont surnommé iMamy, en hommage à iPapy (très beau poisson d’ailleurs, vous remportez évidemment le trophée Findus, les gars !). Et vous savez quoi ? Ils ont parfaitement raison. D’ailleurs, ils visent totalement juste lorsqu’ils parlent de l’ordinateur du troisième âge. Sauf que je parlerais plutôt du troisième âge de l’informatique :
Premier âge : l’interface programmeur, ligne de commande, courbe d’apprentissage (trop) élevée ;
Deuxième âge : l’interface graphique, clavier + souris, courbe d’apprentissage relativement peu élevée ;
Troisième âge : l’interface tactile, manipulation directe, courbe d’apprentissage quasi-nulle.

Les vieux de la vieille (ahem) qui ont connu les premiers Mac se souviendront également que ces ordinateurs étaient souvent considérés avec mépris, comme des jouets, parce qu’ils rendaient accessibles des concepts qui étaient auparavant réservés à une élite. Vingt ans plus tard, l’interface graphique n’a pas évolué radicalement, la plupart des concepts étant toujours en vigueur, mais la complexité s’est accentuée : d’un dossier Système contenant sept (oui, 7) éléments, on est passé à un monstre de dizaines de milliers de fichiers pesant plusieurs Go sur le disque dur. Nos souris ont fait des crises d’acnée, le clavier a gagné un pavé numérique et plein de touches de navigation pour prendre plus de place sur notre bureau.

L’iPad est le retour aux sources de la simplicité. Et il ne peut faire qu’enrager le techno-logique, qui ne peut pas comprendre pourquoi l’iPad ne gère pas le Flash, pourquoi l’iPad n’a pas de vrai clavier, pourquoi il n’est pas équipé d’une webcam. Parce qu’il sera concentré sur ce que l’iPad n’est pas, il oubliera l’essentiel : tout le monde n’est pas un techno-logique.

Le poisson et les critiques à peine voilées de Mac4Ever (car sous l’humour se cache une vraie critique, je les connais assez maintenant ;-) ) ne masquent pas la déception de cette génération techno-logique qui aurait tant voulu que l’iPad soit leur tablette. Ils espéraient un produit pour eux, manque de bol, Apple propose un produit pour « the rest of us », comme le dit souvent si bien Apple elle-même.

D’un certain côté, cela me fait furieusement penser à Nintendo et la Wii : avec cette console, Nintendo a freiné dans la course à la puissance brute, pour proposer une technologie de rupture, une interaction nouvelle, plus simple à appréhender. Cela en fait hurler certains mais la stratégie très claire de Nintendo a été couronnée de succès, au moins commercialement, en faisant sortir le jeu vidéo de l’habituel cercle des joueurs.

Et bien, l’iPad, c’est en quelque sorte la Wii d’Apple : un produit simple d’emploi, pour les non-technoïdes, qui ne cherchent pas à savoir la quantité de mémoire vive de leur ordinateur (d’ailleurs ça sert à quoi, la mémoire vive ?), mais qui veulent un objet qui leur permet de bénéficier d’Internet et de nouveaux outils sans peine. Et quoi de plus rageant pour ceux qui suivent Apple depuis tant d’années de se dire qu’elle préfère mettre ses ressources dans iPhone OS plutôt que dans Mac OS X, qui est leur outil de tous les jours, et qu’elle préfère se consacrer à l’informatique pour tous plutôt qu’à l’informatique pour eux seul… « Trahison ! », iront même crier certains. Pourtant, le travail d’Apple consiste aussi à investir de nouveaux terrains, à trouver de nouveaux clients, et à rendre ses produits et ces nouvelles technologies accessibles au plus grand nombre. Et après tout, ça n’empêche pas les techno-logiques de continuer à être fournis en produits de haute qualité, non ? La plus grosse faiblesse de l’iPad reste quand même d’être encore un périphérique de l’ordinateur : sans iTunes sur un Mac ou PC, point de combat ! Il faudra qu’Apple se décide à couper le cordon entre l’iPad et l’ordinateur classique pour lui donner toute sa légitimité. Ça n’arrivera peut-être pas demain, mais cela arrivera probablement un jour.

Un dernier point : il y a dix ans, Steve Jobs avait dessiné une matrice très simple pour la gamme Apple :

Aujourd’hui, il faudrait redessiner la gamme Apple ainsi :

Mac OS X va devenir de plus en plus le système professionnel d’Apple et un outil de production de contenus, alors qu’iPhone OS gagnera en maturité. Cependant, les deux continueront à exister, ne serait-ce que parce que Mac OS X est un terrain de jeu plus performant pour Apple. Mais je ne serais pas surpris de voir une convergence de plus en plus forte entre les deux OS avec le temps… Jusqu’à les fusionner ? Je ne sais pas. Est-ce impossible ? Probablement autant que supprimer le lecteur de disquettes, lancer un lecteur MP3 ou basculer sur processeur Intel…

L’iPad ne sera peut-être la révolution des média, mais c’est bien plus qu’un simple ordi sans webcam ou sans flash. C’est une nouvelle piste de réflexion pour Apple. Que cela se fasse avec, ou sans les Mac-fans.