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Comment bloquer macOS Ventura ?

Apple vient de lancer macOS 13 alias Ventura, la nouvelle fournée annuelle de notre système d’exploitation préférée (enfin, celui de nos Mac). Je passe outre les annonces des fonctionnalités majeures ou mineures, pour me concentrer sur un aspect qui intéresse surtout les administrateurs informatiques : comment bloquer l’installation de macOS Ventura ? Parce que mine de rien, vous allez voir que c’est pas de la tarte. C’est expliqué ici par Apple, c’est pas encore traduit, j’essaie d’éclaircir un peu le truc.

Nouveauté : macOS Ventura est une mise à jour… mineure !

Commençons par la nouveauté la plus importante : désormais, Apple distribue macOS Ventura comme une mise à jour mineure de macOS. Cela veut dire concrètement qu’un utilisateur pourra basculer de macOS Big Sur vers macOS Ventura simplement en utilisant la mise à jour de logiciels, sans même télécharger l’application de mise à jour depuis le Mac App Store.

Avantages :

  • L’installation est beaucoup plus légère (on passe de 12 à 5 Go environ) ;
  • L’utilisateur peut installer lui-même la mise à jour, sans avoir besoin de compte d’administrateur, et simplement en tapant son mot de passe.

Inconvénients :

  • L’utilisateur peut installer lui-même la mise à jour, sans avoir besoin de compte d’administrateur, et simplement en tapant son mot de passe.

Et là vous vous dites « mais dis donc GG, tu vieillis, tu radotes, t’as fait un mauvais copier-coller, t’as mis la même ligne dans les avantages et les inconvénients !

Et bien oui. Et en fait, c’est totalement volontaire, car si il peut être considéré comme bénéfique le fait de pousser les utilisateurs à installer la dernière version du système, cela peut être délicat si, par exemple, vos logiciels ne sont pas prêts pour la dernière version (au hasard, pour toutes les solutions de sécurité informatique, antivirus/anti-malware, etc).

Mais alors, que faire ? Et bien, coup de chance, vous pouvez bloquer la mise à jour via le canal mineur… si vos postes sont équipés de macOS 12.6.1. En effet, un bug dans les versions précédentes de macOS empêche le blocage du téléchargement de macOS si le poste utilise une version inférieure de macOS.

Oui, mais Guillaume, t’es fou ou quoi, macOS 12.6.1 est sorti ce soir, donc c’est trop tard ! On ne peut pas déployer cette version alors que Ventura est désormais dispo !

C’est vrai, et du coup, les ingénieurs d’Apple ont prévu une parade. Si vos postes sont intégrés dans une solution MDM et considérés comme gérés, la mise à jour de Ventura ne sera pas visible dans le canal de mise à jour mineure durant au moins 30 jours. Ce qui vous donnera le temps de déployer macOS 12.6.1.

Ah c’est cool, Merci Guillaume ! Mais comment on fait pour déployer la 12.6.1 ?

Plusieurs méthodes :

  • Envoyer une commande MDM de mise à jour mineure, mais ça marche pas super ;
  • Installer et configurer Nudge pour inciter vos utilisateurs à télécharger eux-même et installer la mise à jour dès que possible, en leur donnant un peu de temps (genre une dizaine de jours) ;
  • Utiliser une autre solution, comme Erase-install, qui comme son nom ne l’indique pas, permet aussi de mettre à jour macOS en téléchargeant au préalable la version de son choix, sans forcément effacer le disque.

Bloquer l’application d’installation de macOS Ventura

Si vous souhaitez aussi bloquer l’installation de macOS depuis l’app d’installation, vous pouvez télécharger et déployer le package Ventura Blocker, qui fera très bien le boulot. Ensuite, le script fourni sur la page devra être déployé pour permettre à nouveau l’installation de Ventura.

En résumé : c’est encore un peu le bordel

Amis admins, vous avez donc désormais au moins un mois pour mettre à jour vers macOS 12.6.1, puis vous pourrez ensuite bloquer l’installation de Ventura pour 90 jours (délai max pour bloquer via un profil de configuration). Ensuite… bonne chance !

Gérer les instantanés Time Machine APFS avec macOS Monterey

NB : MacG a publié quasiment le même article quelques heures avant moi… Promis, j’ai pas copié ! :D

Une petite nouveauté qui n’a pas été très mise en avance par Apple : désormais, vous pouvez gérer les instantanés locaux (snapshots) APFS utilisés par Time Machine pour la sauvegarde à l’aide d’Utilitaire de disque. Les instantanés, ce sont ces sauvegardes Time Machine qui ne sont pas exécutées directement sur un disque externe, mais qui sont stockés sur le disque interne de votre Mac, par exemple lorsqu’il est déconnecté du disque de sauvegarde quand vous êtes en vadrouille avec votre MacBook Pro flambant neuf. Jusqu’à maintenant, Apple ne permettait pas un accès simple à ces disques, à l’exception de l’utilisation de la commande tmutil.

Désormais, avec Monterey, c’est beaucoup plus simple : lancez Utilitaire de disque et cliquez sur le menu Présentation > Afficher les instantanés APFS.

Hop ! Instantanément (huh huh), une nouvelle zone apparaît dans la fenêtre, vous permettant de visualiser ces fameux instantanés. Vous pouvez même double-cliquer sur un instantané dans la liste pour le monter sur le Bureau, comme une vulgaire disquette (oui, on est en 2021, et je parle de disquettes, jugez-moi). Vous pouvez alors naviguer dans la sauvegarde pour essayer de retrouver un fichier (est-ce vraiment plus intéressant que de passer par la jolie interface de Time Machine, je vous laisse juge).

Surtout, vous pouvez décider de supprimer des instantanés s’ils prennent trop de place (la colonne Taille privée vous indique l’occupation de l’instantané sur le disque). Il suffit effectivement de sélectionner un instantané puis de cliquer sur le bouton Moins pour le dégager sans sommation (enfin presque, vous devrez quand même valider la suppression de l’instantané).

Bon, en pratique, à moins de travailler pour la NSA, pas vraiment besoin de s’occuper de nettoyer les sauvegardes Time Machine à la main, vu qu’il y a un processus de macOS qui s’occupe de faire le ménage quand c’est nécessaire… Mais c’est toujours sympa de voir qu’Apple s’occupe de donner un peu plus de visibilité à certaines fonctions.

Créer rapidement des groupes d’un certain nombre d’appareils dans Jamf Pro

(Oui, je sais, mes titres sont parfois un peu longs.)

Une petite astuce qui m’a été fort utile il y a quelques jours avec Jamf Pro : un de mes clients avait besoin de créer plusieurs groupes d’une cinquantaine de Mac chacun pour procéder à un déploiement progressif sur l’ensemble du parc (plusieurs centaines de machines).

La première idée était de créer des groupes statiques comportant chacun une cinquantaine de machines. Et ça… c’est long à créer, car il faut créer le groupe, cocher 50 postes, enregistrer le groupe, créer un autre groupe, cocher les 50 postes suivants, enregistrer, etc… Fastidieux.

Mais en y réfléchissant un peu, il y avait une approche plus pertinente. À chaque fois qu’un poste est enrôlé, il lui est associé un identifiant unique : le JSS Computer ID. Et cet identifiant augmente de 1 pour chaque nouvel appareil ajouté. Le premier appareil a donc l’identifiant 1, le deuxième 2, etc. C’est bien fichu.

Et d’un coup, la solution est arrivée : il suffit de créer le nombre de groupes désirés (ici 8) sous forme de groupe intelligent, et spécifier comme critère pour le premier groupe :

JSS Computer ID est plus grand que 0

ET

JSS Computer ID est plus petit que 50

Capture d'écran de Jamf Pro pour illustrer la création de groupes d'une certaine taille.
Finalement, ce JSS Computer ID sert à quelque chose…

Et pour créer les groupes suivants ? Vous avez juste besoin de dupliquer le groupe et changer les valeurs (49 -> 100, 99 -> 150, etc).

Voilà. Enregistrez votre groupe, et regardez le contenu : oooooh, des groupes des 50 postes ! Ou presque : en effet, chaque poste supprimé ne se voit plus réattribué un ancien JSS Computer ID. Donc peut-être que vous aurez un premier groupe comportant moins de machines. Mais l’idée étant surtout de dégrossir pour éviter d’avoir une charge trop importante et pouvoir déployer « au fil de l’eau », cela reste une solution très satisfaisante.

Comment bloquer l’installation de macOS Big Sur

Ça y est, macOS Big Sur est enfin disponible depuis jeudi 12 novembre ! Et du coup, en tant qu’administrateur système, vous êtes extrêmement pressé de voir tout votre parc adopter la nouvelle version…

Attendez, non, c’est pas ça ! Vous n’avez plutôt pas trop envie que vos utilisateurs basculent sur cette nouvelle version de macOS, parce que ça risque de vouloir dire incompatibilités en tout genre.

Faire le point sur les incompatibilités

Il faut d’abord regarder où se trouvent les éventuelles incompatibilités logicielles. En particulier :

  • Les applications encore 32-bit. Tout comme pour Catalina, celles-ci ne feront pas le saut vers macOS Big Sur.
  • Les applications reposant sur des extensions de noyau (les fameux kext). Même si macOS Big Sur ne les abat pas encore totalement (pour certaines, un redémarrage peut suffire), ces dernières n’ont pas vocation à rester et peuvent poser problème. Il faut pour certaines extensions de noyau déployer un profil pour les valider, et il faut redémarrer le poste… Pas idéal. Si l’éditeur d’un logiciel utilisant des extensions de noyau vous annonce qu’il n’est pas encore compatible pour macOS Big Sur, et qu’il ne sait pas quand ça arrivera… Il est peut-être temps de changer de crémerie.
  • Vérifiez aussi la compatibilité de vos matériels avec macOS Big Sur, en particulier vos imprimantes, traceurs… Si certains constructeurs assurent un bon suivi dans le temps, ce n’est pas toujours le cas. Donc, méfiance.
  • Certaines apps web, si vous utilisez Safari. Même si ça semble peu probable, mais si cela vous arrive, il faudra peut-être changer de navigateur.
  • Historiquement, on sait que les versions point zéro de macOS peuvent contenir des bugs parfois réhdibitoires voire critiques. Du coup, attendre la version 11.0.2 est sûrement un choix raisonnable. Et j’ai bien écrit 11.0.2 et non pas 11.0.1 puisque la version finale de macOS cette année est la 11.0.1, et non pas la 11.0 comme la tradition le veut. Bref, attendre quelques semaines n’est pas totalement déconnant.

Je ne veux pas que mes utilisateurs passent sur Big Sur, je fais quoi ?

À une époque où le modern management des ordinateurs devient une idée de plus en plus courante (accès administrateur autorisé à l’utilisateur, sous supervision du système informatique) , il est important de communiquer sur les raisons du blocage. Certains utilisateurs souhaiteront avoir accès dès que possible au dernier macOS, d’autres n’y verront aucun intérêt, mais c’est l’administrateur du parc qui doit assurer la continuité de service. Donc, si vous pouvez bloquer… bloquez.

Pour cela, il existe différentes méthodes.

Déployer un profil de configuration pour retarder les mises à jour via MDM

Si vos Mac sont intégrés dans un MDM (si ce n’est pas le cas aujourd’hui, c’est mal) ou un outil de déploiement de profil comme Munki, vous pouvez déployer un profil masquant les mises à jour pour une certaine durée. Pour cela, utilisez la clé enforcedSoftwareUpdate du payload Restrictions.

Vous pouvez créer ce profil à la main, avec un outil comme ProfileCreator ou configurer directement le réglage dans votre MDM s’il supporte ce payload, par exemple ici dans Jamf Pro :

Attention à bien choisir de retarder les mises à jour de logiciels. Il faudra macOS 10.13.4 minimum pour déployer ce profil.

Le défaut de cette méthode est qu’elle masque toutes les mises à jour, y compris d’éventuelles nouvelles mises à jour de sécurité pour l’OS actuel.

Utiliser une règle de restriction pour empêcher le lancement de l’app d’installation de macOS Big Sur

Quid des utilisateurs qui copient le logiciel d’installation de macOS Big Sur depuis un autre poste pour le lancer ? Dans ce cas, il peut être intéressant de bloquer complètement l’app d’installation de macOS Big Sur pour empêcher toute installation. Sur Jamf Pro, il suffit de bloquer le processus Install macOS Big Sur pour empêcher son lancement.

Déployer un package pour bloquer complètement macOS Big Sur

Une autre solution consiste à installer un package qui bloquera l’installation de macOS Big Sur : BigSurBlocker. Installez le package via votre outil de gestion habituel, et hop, l’utilisateur aura le droit à un petit message pour lui dire que non, nope, c’est pas pour tout de suite. La page liste également une méthode pour désinstaller BigSurBlocker proprement via un script.

Bloquer l’affichage de la mise à jour

Un point agaçant : quelque soit la solution utilisée, la mise à jour macOS Big Sur continuera d’apparaître dans la préférence Système Mise à jour de logiciels. Pour la masquer définitivement, utilisez la commande suivante (en root) :

softwareupdate --ignore "macOS Big Sur"

Cependant, cette commande ne sera efficace que si votre Mac est intégré dans un MDM. Si ce n’est pas le cas, elle ne fera absolument rien. Si votre Mac fonctionne sous mac OS Catalina, elle ne devrait être fonctionnelle que pour macOS 10.15.6 avec les dernières mises à jour de sécurité (Apple ayant apporté quelques changements pénibles sur les versions précédentes de la commande softwareupdate).

Si vous souhaitez à nouveau faire apparaître la mise à jour, envoyez la commande :

softwareupdate --reset-ignored

Office Reset : l’outil indispensable quand Office vous fait des misères

Il y a quelques jours, un nouveau site a été annoncée par l’équipe de développeurs de Microsoft Office pour macOS : https://www.office-reset.com. Ce site propose différents outils pour remettre d’aplomb une installation d’Office défaillante.

Le principal outil s’appelle donc Office-Reset. L’approche est assez simple : il s’agit d’un paquet d’installation à télécharger et à lancer sur le Mac. Une fois lancé, l’app propose différentes options à cocher pour réinitialiser les apps de façon individuelle, ou de façon plus globale. Vous pouvez aussi en profiter pour supprimer Skype for Business (obsolète, il faut passer sur MS Teams maintenant enfin !), réinitialiser la licence (utile par exemple si vous décidez de basculer vers une licence Office 365 alors que vous utilisiez une licence Office à l’achat)…

Cochez les bonnes cases pour faire un nettoyage de Microsoft Office… plus ou moins en profondeur.

ATTENTION CEPENDANT : l’option Supprimer les données Outlook fait ce qu’elle indique, à savoir supprimer toutes les données d’Outlook en local. Du coup, si vous gardiez des messages d’une boite relevée en POP ou si vous stockiez des messages hors ligne (visible dans Outlook dans le dossier « Sur mon ordinateur »), ces messages seront intégralement perdus. À n’utiliser qu’en dernier recours, donc.

Quand est-ce que je dois utiliser ce paquet ?

Quand vous rencontrez un problème avec une app de la suite Office. Sinon, pas la peine. Vous trouverez sur cette page quelques-uns des dialogues ou messages d’erreurs qui pourraient vous inciter à utiliser une des options de ce paquet.

Et si on est un administrateur Mac, est-ce que c’est intéressant ?

Je veux, mon neveu ! Vous pouvez utiliser évidemment ce paquet à la demande poste par poste, mais les développeurs de Microsoft ont eu aussi l’ingénieuse idée de proposer plusieurs paquets différents, chacun correspondant à une des options pré-citées. Du coup, cela vous permet de créer différentes options de nettoyage à la demande, que vous pouvez laisser à à la disposition de vos utilisateurs dans un outil comme le Self Service de Jamf, le kiosque de FileWave ou le centre de gestion des logiciels de Munki. Vous pouvez même récupérer sur cette page des p’tites icônes trop meugnonnes pour customiser votre store d’entreprise (en haut à droite, cliquez sur chaque petite icône, elles sont en fait en 512×512 pixels).

Le kiosque FileWave, tel que proposé chez mes clients, avec tous les outils de désinstallation d’Office Reset. À utiliser avec précaution, quand même.

Si on regarde derrière le capot, les paquets contiennent en fait juste des scripts de post-installation, et sont signés et notariés. Rappelons que vous pouvez ensuite télécharger les paquets des apps Microsoft (que ça soit Office complet ou les apps en version individuelle) pour Mac depuis le site https://macadmins.software.

De plus, Microsoft propose deux packages individuels : Factory Reset et Remise en état d’usine. Dans le premier cas, tous les réglages sont supprimés, les licences retirées, etc, mais les fichiers des apps elle-mêmes sont conservés. Dans le deuxième cas, on passe à l’option nuclaire, en dégageant toutes les apps. Là encore, vos données Outlook locales seront supprimées, donc à n’utiliser qu’en cas critique.

C’est donc un ensemble d’outils très pratiques et bien pensés que Microsoft distribue ici, et on les remercie bien bas de nous les proposer de façon si propre (hey, Adobe, si tu pouvais en faire autant, y’a plein de monde qui serait content).

Utiliser les anciennes versions des apps Adobe sur un Mac récent

Souci récemment chez un client : après migration vers macOS 10.14, les apps Adobe de la Creative Suite 3 ou 4 râlent au lancement car il manque un moteur Java (le fameux JRE). Et en installant le vieux JRE Apple, ben ça ne marche pas mieux (et côté sécurité, on repassera). 

AdobeJava

 

Alors je sais : on parle d’apps très vieilles, qui ne passeront de toute façon pas sous macOS 10.15 parce qu’elles sont 32-bit, mais :

  1. On n’a pas tous besoin de la dernière version en date de Photoshop ;
  2. Les abonnements pour faire des retouches super light dans Photoshop, ça picote toujours un peu ;
  3. Oui, y’a Pixelmator ou Affinity Photos qui sont très bien, mais c’est pas la question, merci bien hein (et il faut s’adapter un peu à l’interface, même si elles sont très bien) ;
  4. Et la beauté du sport, bordel ?

Donc solution (trouvée par ici, je ne suis que le messager, et j’ai juste adapté un peu) :

  • Installer une version du JRE compatible. On va éviter les versions Oracle (désormais payantes dans le cadre d’un usage commercial), et on va essayer par exemple, Amazon Java Corretto. Téléchargez et installez la version JDK (elle inclut le JRE).
  • Avez l’éditeur de texte de votre choix, en root, ouvrez le fichier /Library/Java/JavaVirtualMachines/amazon-corretto-8.jdk/Contents/Info.plist
  • Cherchez la chaine de caractères suivants :

    <string>CommandLine</string>

    Et remplacez-la par : 

    <string>JNI</string>
    <string>BundledApp</string>
    <string>CommandLine</string>

    (Et oui, ça revient bien à rajouter deux lignes au dessus de la ligne <string>CommandLine</string>

  • Enregistrez le fichier (rappel : vous devez être admin, donc sudo obligatoire en ligne de commande).
  • Lancez Photoshop.
  • Enjoy.

Attention : vous devrez sûrement refaire la manipulation à chaque mise à jour de votre version de Java ! Est-ce que le jeu en vaut la chandelle, à vous de voir…

Attention à la suppression des données Touch ID sur Mac T2 !

Mise à jour : ajout du résultat des tests avec Mac à coprocesseur T1, et modification du titre sur à ces tests).

Je suis tombé récemment sur un souci intéressant : j’utilise beaucoup ces derniers temps un MacBook Air équipé de Touch ID, que je dois reformater après mes tests. Et j’avais pris l’habitude de le tester en activant TouchID dessus. Sauf qu’à un moment, Touch ID a dit « Niet, je n’enregistre plus tes empreintes : y’en a trop ! ». Non pas que j’ai utilisé mes dix doigts plus mes dix doigts de pied, mais parce que Touch ID dispose pour chaque doigt enregistré d’un emplacement spécifique dans la Secure Enclave. Et ce nombre est limité ! Du coup, si on enregistre trop de doigts… ça coince !

Renommer un doigt avec Touch ID dans la préférence Système Touch ID

Le sachiez-tu ? On peut renommer une empreinte dans la préférence Système Touch ID.

Pas de souci, cherchons donc comment supprimer les empreintes en trop. Ça tombe bien, Pierre Dandumont de l’exceeeeeeellent Journal du lapin a publié un article exactement sur ce sujet. En gros, on redémarre sur la partition Recovery et on tape la commande :

xartutil --erase-all

Ce qui efface immédiatement les empreintes stockées sur le Mac.

SAUF QUE.

Ce qui n’est pas indiqué dans les différents articles donnant cette astuce1, supprimer toutes les empreintes empêche également de déverrouiller la partition FileVault si une empreinte était stockée en relation avec un compte d’utilisateur ! Et il est impossible de réinitialiser le mot de passe du compte en démarrant sur la partition Recovery : c’est une réinstallation obligatoire à la clé ! Notez que ce n’est pas le cas si votre Mac est équipé d’un processeur T1 (Mac équipé de Touch Bar mais sans processeur de chiffrement matériel, donc Macbook Pro modèle fin 2016 ou 2017).

Donc, attention avec cette commande ! Utilisez-la uniquement si vous avez effectivement pour but de revendre un Mac comme conseillé dans l’article de Pierre. Ne l’utilisez pas sur un Mac T2 en production sans disposer d’une sauvegarde, car vous risqueriez de verrouiller définitivement le Mac et d’empêcher l’accès à toutes ses données.

  1. Et à juste titre, comme le souligne Yoann Gini, car ils ont été écrits pour la plupart avant l’arrivée des processeurs T2), c’est que si votre Mac est chiffré et équipé d’un processeur de sécurité T2 [1.À la date de cet article, cela implique les modèles suivants : iMac Pro, Mac mini 2018, MacBook Pro 2018 ou MacBook Air 2018

Comment notarier une application développée en AppleScript ?

C’est une des grosses nouveautés à venir de macOS 10.14.5 : les extensions de noyau devront être notariées pour fonctionner. Le contrôle de la notarisation des apps va d’ailleurs être activée par défaut dans macOS 10.15.

Mais au fait, c’est quoi cette histoire d’applications notariées ?

Et bien, j’ai la flemme de vous expliquer et MacG l’a déjà très bien fait, donc suivez cet hyperlien pour en savoir plus.

Maintenant, comme vous le savez peut-être, j’ai écrit il y a quelques temps déjà DiskMaker X, une application pour créer une clé USB d’installation de macOS. Et cette application est développée en AppleScript, un langage qu’Apple soutient propose encore dans macOS. Et théoriquement, chaque app devant être notariée, ça devrait aussi être le cas de DiskMaker X.

Sauf qu’Apple n’a pas expliqué du tout dans ses documentations comment effectuer cette notarisation pour les apps développées en AppleScript. C’est Alex Narvey qui a donné la solution sur Slack : pour que l’application soit notariée, il ne faut pas la notarier elle-même mais il faut notarier l’image-disque au format DMG qui la contient ! 

Et en pratique, donc, selon le code d’Alex (encore non testé), ça donnerait quelque chose comme ça (en anglais parce que de toute façon, si vous faites de l’AppleScript vous parlez anglais) :

0. Get a one time password for your App from your Develper Apple ID account.
1. Export your Script to an unsigned app in a folder on the Desktop:
/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript Folder/MyAppleScript.app
2. Clear any extended attributes:

sudo xattr -rc “/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript Folder/MyAppleScript.app”
3. CodeSign the script using the hardening option:

codesign --force --options runtime --deep --sign "Developer ID Application: Precursor.ca, Inc. (SERIAL#)" "/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript Folder/MyAppleScript.app"
4. Verify the Signature:

codesign -dv --verbose=4 "/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript Folder/MyAppleScript.app"
5. with your onetime signature ready, create a DMG from the app’s enclosing folder.

/usr/bin/hdiutil create -imagekey zlib-level=9 -srcfolder "/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript Folder" -fs HFS+ -volname Test /Users/precursor/Desktop/MyAppleScript.dmg

(my enclosing folder also has a ReadMe file in it)
6. Upload the dmg to Apple for notarization with your one-time password:
xcrun altool --notarize-app --primary-bundle-id "com.apple.ScriptEditor.id.MyAppleScript" --username "email_address" --password "one-time-pass-word" --file "/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript.dmg"
7. Record successful RequestUUID:

ce0af42942-cfec-5580-ad8f-80625ec2d7
8. Validate the Notarization:

xcrun altool --notarization-info ce0af42942-cfec-5580-ad8f-80625ec2d7 --username "email_address" --password "one-time-pass-word"
9. Staple the notarization to the dmg:

xcrun stapler staple "/Users/precursor/Desktop/MyAppleScript.dmg"

Donc, en résumé :

– On crée un mot de passe à usage unique sur le portail développeur d’Apple ;

– On exporte le script comme script non signé ;

– On supprime ses attributs étendus ;

– On le signe et on vérifie la signature ;

– On crée une image-disque DMG depuis le dossier de l’application ;

– On envoie le DMG chez Apple avec son mot de passe unique ;

– On valide la notarisation ;

– On attache la notarisation au fichier DMG. Et on met ce dernier en téléchargement évidemment.

Et c’est tout (et c’est déjà pas mal). 

 

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Faut-il fuir le DNS de Cloudflare ?

À cette question, la réponse simple semble être : oui.

Mais vous pouvez aussi me poser une autre question, comme :

« Euh, c’est quoi le DNS, et c’est quoi Cloudflare ? »

À cela, je vous ferai remarquer que vous posez deux questions et pas une seule. Mais bon, je suis de bonne humeur, et je répondrai aux deux.

Le DNS, c’est quoi ? 

Le DNS, c’est ça. Et grosso-modo, c’est l’annuaire d’Internet : vous tapez le nom www.apple.com et ça vous fait tomber sur le site web d’Apple, site hébergé sur une ou plusieurs adresses IP.

Comment ça se configure ?

La plupart du temps, vous n’avez pas à le configurer : il est automatiquement renvoyé par votre routeur Internet (votre box Internet, par exemple). Ce sont les entrées qu’on trouve dans la préférence Système Réseau > Avancé > DNS.

Préférence Réseau DNS

Bon alors, c’est quoi ton problème, GG ?

Il y a environ un an (le 1er avril 2018, pour être précis), Cloudflare, une société qui propose un service de cache d’informations sur le web (pour accélérer les accès aux sites) et de sécurisation (pour résister à des attaques type DDOS), a proposé son propre service DNS, utilisant les adresses IP 1.1.1.1 et 1.0.0.1. L’énooooooorme avantage était alors de proposer un service DNS théoriquement très rapide. Notez que Google propose aussi son propre service DNS depuis longtemps aux adresses 8.8.8.8 et 8.8.4.4 (mais perso, moins j’utilise les services de Google, mieux je me porte).

Sauf que.

Depuis quelques temps, je rencontrais énormément de lenteurs lors d’affichages de vidéo sur Twitter avec le client Twitterrific, autant sur Mac que sur iOS, mais uniquement connecté sur mon réseau Wi-Fi. Et forcément, ça m’agaçait un peu. J’ai tilté récemment, et j’ai posé la question sur Twitter. Tout juste après, je me suis rendu compte que vous étiez des milliers à avoir le même souci !

Dozens of us arrested development

J’ai donc remplacé mes DNS par ceux de Verisign (64.6.65.6, 64.6.64.6), et la situation s’est laaaaaargement améliorée. Et à priori, j’ai lu aussi quelques commentaires comme quoi les DNS de Cloudflare pouvaient être plus problématiques. J’ai aussi eu beaucoup de lenteurs lors du téléchargement de jeux sur PS4… Peut-être lié également, puisque ces contenus sont souvent mis en cache sur des CDN (Contents Distribution Networks), comme les serveurs d’Akamai.

Donc, méfiance : si vous utilisez les DNS de Cloudflare, pensez éventuellement à basculer vers d’autres serveurs (ceux de votre FAI, Google, Verisign ou autre) si vous rencontrez des lenteurs inexpliquées. Et n’hésitez pas à commenter sous ce billet si vous avez aussi constaté des soucis similaires.

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Livre bonus : macOS, 70 astuces en stock… Option

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Il y a quelques années, j’avais publié un petit livre-bonus sur l’utilisation de la touche Option. Bonus, car il était en complément gratuit de mes différents livres sur macOS alors publiés à l’époque chez Eyrolles.

2019, on (Pierre Dandumont du blogdulapin.com pour être précis) me demande sur Twitter si je pensais à mettre à jour ce document un jour.

Et bien, voici « un jour ». Et comme cinquante astuces, c’était petit joueur, j’ai up le game en passant à SOIXANTE-DIX ASTUCES avec la touche Option. Rien que ça. Des vieilles astuces qui ne fonctionnent plus ont été supprimées, mais surtout, beaucoup ont été rajoutées.

Et c’est toujours gratuit.

Et ça se télécharge par là (3,5 Mo).

Bonne lecture !