Archive for Astuces

Quand la Freebox bloque les accès aux services Apple

Un de mes clients a constaté un souci étrange : impossible depuis chez lui de se connecter à l’ensemble des services d’Apple : App Store, iTunes Store, etc… tous répondent aux abonnés absents !

La solution n’était pourtant pas très difficile à trouver : c’était le bloqueur de pub intégré à sa Freebox qui faisait des siennes… Pensez donc à désactiver cette option dans les réglages de votre Freebox pour retrouver éventuellement un accès correct aux services Apple depuis votre Mac.

Quand Word 2016 refuse de se lancer

La dernière version en date de Word 2016 16.11.18031100  souffre parfois d’un problème curieux, vécu chez deux de mes clients sur certains postes : l’impossibilité de lancer le logiciel, qui semble attendre quelque chose qui ne vient jamais. Il rebondit dans le Dock, puis s’arrête. Et aucun message d’erreur. Réinstaller Office ne fait rien, pas plus que nettoyer les caches ou supprimer les préférences de Word.

Solution trouvée sur le canal Microsoft-Office de Macadmins sur Slack : 

– Fermez toutes les connexions réseau en déconnectant le câble Ethernet ou en coupant le Wi-Fi ;

– Lancez Word ;

– Reconnectez le réseau.

Testé et approuvé, et sûrement corrigé dans une version future. Pas impossible cependant que le bug revienne de temps en temps de façon aléatoire.

macOS 10.13.4 : effacer et installer d’un coup depuis le logiciel d’installation

Depuis la nuit des temps, réinstaller macOS à zéro impliquait systématiquement de redémarrer le Mac sur une autre partition ou sur la partition Recovery, d’effacer le disque avec Utilitaire de disque, puis d’installer macOS.

La dernière version de macOS, alias macOS 10.13.4 très précisément, apporte une petite révolution.

Imaginez : vous avez besoin de remettre à neuf un Mac déjà bien utilisé. Ou vous souhaitez tout réinstaller en mode clean install. Dans ce cas, après avoir téléchargé la version 10.13.4 complète de macOS depuis l’App Store, et si vous étiez déjà sur une version de macOS égale ou supérieure à 10.13.4, vous pourrez ré-installer directement macOS en effaçant intégralement le disque sur lequel vous êtes en train de travailler. Pratique si vous devez remettre un parc à neuf depuis Jamf Pro, Munki, Filewave ou autre.

Pour utiliser la commande d’effacement avant installation, il ne faut pas passer par l’interface graphique. Lancez le Terminal et tapez la commande suivante :

/Applications/Install\ macOS\ High\ Sierra.app/Contents/Resources/startosinstall --applicationpath /Applications/Install\ macOS\ High\ Sierra.app --eraseinstall --agreetolicense --nointeraction

La nouvelle option –eraseinstall permet d’effacer le volume en cours avant de réinstaller macOS par dessus. Une méthode archi-pratique pour remettre rapidement à neuf un ou plusieurs Mac.

Quelques trucs importants à savoir :

– Evidemment la commande implique d’avoir l’application d’installation macOS High Sierra dans le dossier /Applications.

– Par ailleurs elle ne fonctionnera que sur les disques APFS.

– Selon la documentation intégrée, l’option –eraseinstall supprime TOUS les volumes du Mac. Pas que le volume de démarrage. Alors que la doc d’Apple stipule que seul le volume de démarrage est affecté. Bon… Vous testez et vous me dites hein :)

– Vous ne pouvez effectuer l’effacement que sur le disque en cours d’utilisation (donc impossible d’utiliser en même temps l’option –volume.

– Enfin, et je le répète, il faut que le Mac d’où vous lancez la commande soit en train de faire tourner macOS 10.13.4 minimum.

De quoi faire presque oublier la disparition programmée du Netboot / NetInstall sur tous les Mac.

Et évidemment, en cas de perte de données, l’auteur nie toute responsabilité, etc. Pensez à faire des sauvegardes.

Source

Apple Mail : quand il est impossible de déplacer un message d’une boite à une autre

Bug curieux chez un client ces derniers jours : suite à un crash ou à une fausse manipulation, plusieurs milliers de messages se sont déplacés dans des dossiers « Mail – éléments récupérés ». Près de 600 dossiers… Mais surtout, un gros souci, car à chaque tentative de déplacer certains messages dans un autre dossier, on tombe sur le message suivant : 

Le message « Blah blah » n’ pas pu être déplacé dans la boite « Truc ». Impossible de charger le corps du message pour LibM {“199990:34323:Wh*:2017-08-29 17:00:01 CET}”}.

Reconstruire la boite ne servait à rien, pas plus que d’exporter le dossier (la boite exportée pesait quelques Ko) ou de supprimer les messages (même erreur). Même chose également en supprimante les fichiers d’index de Mail. Mes quelques recherches sur le sujet n’ont pas donné grand chose, à part ce message d’un utilisateur sur les forums de discussion d’Apple expliquant qu’il est touché par le problème quand il est offline, par exemple dans un avion. Cela dit, c’était un début de piste intéressant. D’autant plus que certains messages se transféraient mais pas d’autres. Pourquoi donc ?

Après avoir regardé un peu dans la hiérarchie de Mail, j’ai trouvé une solution : certains messages qui posaient souci étaient indiqués dans le Finder comme étant de type .partial.emlx, alors que les autres étaient juste des fichiers .emlx. Et effectivement ces derniers se déplaçaient bien, mais pas les autres.

Et donc, en pratique : 

  1. Quittez Mail.
  2. Dans le Finder, ouvrez votre dossier Bibliothèque personnel (cliquez sur le menu Aller tout en enfonçant la touche Option pour afficher le menu Bibliothèque).
  3. Allez dans le dossier Mail/V4 (vous êtes donc dans ~/Library/Mail/V4). 
  4. Cherchez le compte ou se trouvent les messages qui posent problème. Pas forcément évident si vous avez beaucoup de comptes, car ils utilisent un UUID plutôt qu’un nom de compte… Dans ce cas, cherchez un dossier au nom bien particulier qui se trouverait sur ce compte (sinon créez un dossier « GG est le plus grand » et vous le retrouverez facilement, pensez juste à quitter Mail ensuite.
  5. Placez-vous dans le dossier où se trouvent les mails problématiques.
  6. Ouvrez le dossier qui s’y trouve (avec un numéro) puis le dossier Data.
  7. Dans les souss-dossiers qui s’y trouvent, vous découvrirez différents fichiers de mail, dont certains commencent par .partial.emlx : ce sont ces messages qui posent souci. En réalité ils sont bien complets (on peut les consulter sans problème) mais pour une raison inconnue Mail les a considérés comme incomplets.
  8. Supprimez donc « .partial » du nom de chaque message. Si vous disposez de centaines de dossiers, c’est le moment de mettre le nez dans Automator (Sylvain Gamel a écrit d’excellents bouquins sur le sujet ) !
  9. Relancez Mail.
  10. Déplacez vos messages à nouveau comme vous le souhaitez.

Faut-il passer à macOS High Sierra ?

  • NON si vous utilisez votre Mac à titre professionnel. Attendez quelques mois, le temps que vos logiciels préférés soient mis à jour et qu’Apple ait sorti la mise à jour 10.13.2 ou 10.13.3. Relisez également mon précédent billet.
  • PEUT-ÊTRE si vous êtes un particulier et que vous avez envie de goûter à toutes ses nouveautés.
  • OUI si vous aimez l’aventure.
Et dans tous les cas :
  • NON, NON ET NON si vous n’avez pas sauvegardé vos données auparavant.
Ça sera tout.

Macos high sierra thumb800

Finder et « Afficher tous les fichiers » : le raccourci impossible en VF (màj : ou pas)

J’ai entendu parler d’un nouveau raccourci dans le Finder de macOS ces derniers jours à deux occasions, lors d’un article sur le site MacStories, et plus récemment sur Slack. Il s’agit d’une combinaison de touches utilisable dans le Finder pour afficher ou masquer les éléments invisibles dans les différents dossiers de votre Mac. Or, ce raccourci semblait totalement inutilisable sur mon Mac. Le raccourci en question est :

Cmd + Maj + . (point).

À priori, c’est donc un super nouveau raccourci, qui fonctionne d’ailleurs déjà depuis 10.11 (peut-être avant, flemme de tester) dans les dialogues d’ouverture et enregistrement de fichiers. Mais curieusement, il ne fonctionne pas si votre clavier est en configuration AZERTY (99% de la population française). En effet, en France le point est affiché en utilisant Maj + point-virgule. Or, dans notre cas, la correspondance des touches ne fonctionne pas. J’ai essayé différentes solutions, en particulier en attribuant de nouveaux raccourcis-claviers dans la préférence Système Clavier > Raccourcis, mais aucune ne fonctionne correctement, le Finder n’ayant pas d’article Afficher ou Masquer les éléments invisibles pour lui créer une correspondance.

MISE À JOUR (28/05/2017) : En fait, il y a bien un raccourci-clavier utilisable en AZERTY ! Il faut ajouter la touche Fn, ce qui fait donc Fn + Cmd + Maj + point. Bravo à @trebleum qui a trouvé la solution sur Twitter.

Il reste toujours la solution du Terminal (taper defaults write com.apple.finder AppleShowAllFiles yes ; killall -9 Finder et valider), mais il est dommage qu’on ne puisse pas bénéficier de ce raccourci en VF. J’ai renseigné un Radar sur sur ce sujet (#32443380), n’hésitez pas à faire un duplicate dessus.

AppleShowAllFiles

Captures d’écran sur Mac : capturer un dialogue (et pas toute une fenêtre)

Une petite astuce fort utile si vous faites des captures d’écran à longueur de journée sur votre Mac…

Vous savez normalement qu’en utilisant Cmd + Maj + 3, on capture tout l’écran du Mac, et Cmd + Maj + 4 capture une zone de l’écran.

Maintenant, les pros savent également qu’en utilisant Cmd + Maj + 4 puis en enfonçant immédiatement la barre d’espace, on peut sélectionner une fenêtre à l’écran. Mais cette dernière commande a un petit défaut : si vous capturez un dialogue dans une fenêtre, comme dans l’exemple ci-dessous :

Capture Complete

Vous n’aurez pas d’autre choix que de capturer toute la fenêtre, puis recadrer l’image pour ne sélectionner que le dialogue lui-même.

Sauf que.

Si vous laissez enfoncée à ce moment la touche Cmd, vous aurez la possibilité de sélectionner le dialogue en premier plan SANS capturer toute la fenêtre. Vous pouvez aussi capturer uniquement la fenêtre en arrière-plan si ça vous chante.

Capture Partielle

 

 

Je sais pas vous, mais moi, cette astuce va me changer littéralement la vie. Ou pas. Mais quand même.

Utiliser l’authentification à deux facteurs d’Apple ID avec un système non supporté

J’ai activé il y a déjà quelques temps sur mon Apple ID l’authentification à deux facteurs afin de sécuriser les accès à ce compte. Mais les conditions d’utilisations de l’authentification à deux facteurs requièrent l’utilisation d’une version de macOS égale ou supérieure à El Capitan (10.11) ou iOS 9 ou ultérieur. Or, j’ai du pour diverses raisons rétrograder hier une machine en 10.10. Et là, le drame : impossible d’authentifier mon compte dans iTunes ! Pourtant le dialogue d’authentification apparaît bien dans iTunes, mais on me demande de retaper mon mot de passe AppleID, et au bout de deux essais, il m’éjecte… alors que le code de vérification apparait bien sur mes appareils de confiance !

La solution, documentée, est finalement très simple : dans le dialogue de confirmation du mot de passe affiché par iTunes (ou par le système), tapez le mot de passe de votre AppleID suivi du code à 6 chiffres reçu sur un appareil de confiance. Le logiciel le reconnaitra alors immédiatement.

De quoi s’éviter parfois bien des prises de tête !

Laissez la mémoire de macOS tranquille !

Kirk Mc Elhearn (que nous avions eu le plaisir d’avoir comme invité sur 3 hommes et un podcast) a publié ces jours-ci un article (en anglais) sur les problèmes de consommation de mémoire de Safari, qu’il trouve trop gourmand. Même s’il soulève des points intéressants, je pense qu’il a une approche trop technique de la gestion de la RAM de nos ordinateurs, et surtout de nos Mac, pour ne pas dire quelque peu rétrograde (no offense, Kirk). Et je pense que c’est assez symptomatique des utilisateurs (dont je fais partie) du Mac depuis de longues années. Reprenons donc depuis le début.

Aux origines fut le Systeme 1.0

Le premier système qui a équipé le premier Macintosh était le système 1.0. D’une sophistication incroyable pour l’époque, il ne permettait qu’un seul programme en mémoire à un instant donné. Le MultiFinder puis le Système 7 ont permis d’exploiter plusieurs applications en même temps. Et ce fameux Système 7 a aussi permis d’améliorer la gestion de la mémoire à l’aide de la mémoire virtuelle. Mais toutes ces améliorations ont posé d’autres problèmes : le système gérait la mémoire de façon coopérative, ne gérait pas la fragmentation de la mémoire (des bouts contigus de mémoire ne pouvaient pas être attribués à une autre application, sauf à quitter toutes les applications lancées depuis), et chaque application devait se voir attribuée une quantité de mémoire avant le lancement. Si l’application manquait de RAM, pas de bol ! Il fallait quitter l’application, la sélectionner, utiliser la fenêtre Lire les informations pour attribuer plus de mémoire (si on en avait…).

Fenêtre Lire les informations dans le Système 6

Bref, ce n’était pas vraiment très souple… et cette gestion de la mémoire a pénalisé le Mac durant de nombreuses années, jusqu’à l’arrivée de Mac OS X.

Mac OS X : la mémoire, c’est moi !

En 2001, le nouveau système d’Apple basé sur NeXT apporte enfin au Mac une gestion dynamique de la mémoire1. Ainsi, plus besoin de gérer la mémoire à la main : le système se charge de gérer comme un vrai chef d’orchestre la mémoire, en gérant plus intelligemment également la mémoire virtuelle qui était aussi devenue dynamiquement attribuée. Mais si la puissance des processeurs de nos ordinateurs a augmenté et la quantité de mémoire vive installée également, leur plus gros point noir reste le disque dur qui équipe majoritairement nos Mac. Et c’est le drame du swap : lorsqu’un programme manque de mémoire, le système déplace une partie de la RAM vers le disque dur, ce qui génère des ralentissements importants. Et là, pas le choix : il faut quitter des applications lorsque la mémoire commence vraiment à manquer.

Mavericks : une gestion (encore) améliorée de la mémoire

OS X 10.9 (Mavericks) a également intégré un nouveau mécanisme de compression de la mémoire, afin de rendre la gestion de la mémoire plus efficace. Apple a d’ailleurs publié un nouvel article technique pour expliquer comment la mémoire est gérée par macOS (oui, on va maintenant dire macOS hein), et en particulier expliquer la notion de pression sur la mémoire. Et c’est peut-être l’endroit le plus important à comprendre pour bien gérer la mémoire de son Mac.

Moniteur Activite memoire compression

La zone Pression de la mémoire vous indique dans quel état se trouve la mémoire de votre Mac : si c’est vert, tout va bien ! Si on est dans l’orange, ça devient inquiétant, et s’il est rouge… Aie, vous êtes en mode swap total ! Dans ce cas, quitter des applications voire redémarrer devient indispensable.

Et encore, pour l’orange, ce n’est pas forcément significatif si votre Mac est équipé d’un SSD plutôt que d’un disque dur classique : certes le SSD reste moins rapide que de la vraie RAM, mais l’impact du swap sur les performances devient du coup très amoindri. Je ne dis pas qu’il n’existe pas, mais qu’il devient plus ou moins négligeable selon les cas.

Et Safari alors ?

Kirk constate que Safari consomme de la RAM, et ça le gêne. Je peux le comprendre, mais en réalité… qu’est-ce que ça peut faire si Safari consomme de la RAM si il y a encore de la RAM disponible ? Pourquoi vraiment est-ce un problème si Safari consomme 500 Mo ou un voire deux Go de RAM ? Est-ce que c’est vraiment un souci si cette mémoire n’est de toute façon pas utilisée par une autre application ? C’est le but du système d’exploitation d’attribuer de la mémoire, car la gestion qu’il en fait est bien trop complexe pour qu’on s’en occupe au final moins efficacement que lui.

Pour Apple, en fait, le but à long terme devrait être le même que pour iOS (et je pense que c’est leur objectif à long terme) : proposer le même système de gestion de mémoire que sur iOS où les apps sont tuées en arrière-plan et relancées automatiquement si besoin est (un mécanisme similaire existe dans macOS, mais je ne l’ai quasiment jamais vu en action), et où il n’y a finalement pas d’information sur la mémoire utilisée.

De nos jours, un navigateur web est une application complexe qui consomme de la RAM,  quasiment un système d’exploitation à lui tout seul, capable de gérer des applications de plus en plus complexes avec des langages interprétés dynamiquement, avec des contenus visuels ou sonores de plus en plus lourds (tiens, par exemple, placer des images Retina dans une page web, ça a forcément un impact sur la consommation mémoire de votre navigateur) . Quand Kirk dit que Google Docs consomme 500 Mo de RAM rien qu’en affichant uniquement une page blanche, c’est mésestimer la complexité de toute l’application autour de cette page. Nous ne sommes plus à l’époque de SimpleText, mais en 2016, et on s’attend à voir un traitement de texte (collaboratif en temps réel !) fonctionner à une vitesse correcte dans un navigateur web. Et pour que l’ensemble des fonctions de ce logiciel intégré au navigateur fonctionne… il faut sûrement plus de RAM que pour un Word. Et là encore, si j’ai encore de la RAM disponible, pourquoi devrais-je m’en priver si cela améliore les performances ? Si une page web consomme vraiment trop de RAM (et elles en consomment de plus en plus !), on peut toujours de toute façon la tuer sans stopper l’ensemble du navigateur (quel progrès mes aïeux !). Il arrive évidemment que certaines pages mal programmées génèrent des fuites de mémoire (j’en ai eu une aujourd’hui, en raison d’une vidéo mal programmée). Dans ce cas, pas le choix : tuez la page à l’aide du Moniteur d’activité, et passez à autre chose.

Mais alors, comment gérer la mémoire de son Mac ?

La réponse est en fait très simple : ne gérez la mémoire de votre Mac que lorsque c’est vraiment nécessaire, c’est-à-dire si vous constatez un ralentissement significatif d’activité, si une page web est plantée, si elle a un impact sur l’autonomie du Mac ou si ce dernier vous le demande poliment. Nous ne sommes plus dans les années 80, nos navigateurs sont des logiciels complexes qui ont besoin de mémoire pour fonctionner, tout comme l’ensemble de nos logiciels. Si vous avez encore la nostalgie des logiciels qui tournaient dans 100 Ko de mémoire, vous n’avez effectivement plus que vos yeux pour pleurer. Mais dans l’ensemble, macOS fait preuve d’une bonne efficacité dans la gestion de la mémoire. Ne le suppléez que si vous constatez un gros souci. J’ai eu par exemple le cas d’un logiciel (j’ai oublié lequel malheureusement) qui générait énormément de mémoire virtuelle (genre plusieurs dizaines de Go après quelques jours), alors qu’il s’agissait d’un logiciel simple qui se logeait dans la barre des menus. Lorsque j’ai constaté qu’il consommait plusieurs giga-octects de mémoire réelle probablement en raison d’une fuite de mémoire, je l’ai supprimé, et je n’ai plus eu de problème.

De même, n’oubliez pas que si vous disposez d’un SSD, la perte de performances imposée par la mémoire virtuelle est moins importante que pour un disque dur classique. Et si vous hésitez entre augmenter la mémoire installer un SSD pour améliorer un Mac vieillissant, investissez sans tarder sur le SSD !

Bref… Oubliez donc vos vieux réflexes, laissez vos programmes ouverts toute la journée si cela vous chante, et ne les quittez pas juste parce qu’ils consomment de la RAM à ne rien faire : au contraire, car cette mémoire sera disponible immédiatement en cas de besoin. Si macOS en a besoin, il saura sûrement la récupérer à son usage. Si vous quittez vos logiciels sans bonne raison, vous forcez le programme à se recharger de façon probablement inutile. N’ayez donc pas le Cmd+Q trop fréquent : vous ne feriez qu’y perdre côté inactivité. Et si toutes les fenêtres affichées d’un programme vous agacent, faites un clic droit > Masquer sur l’icône de l’application dans le Dock (ou Cmd + H pour masquer l’app en court, ou encore Cmd+Alt+H pour masquer toutes les autres applications en cours et ainsi dégager l’affichage). Ou pensez à exploiter le mode plein écran des applications macOS, c’est parfois aussi plus pratique.

Votre Mac ne pourra que vous en remercier !

leave_macos_memory_alone

  1. Ainsi que la protection de la mémoire ou un vrai multitâche, mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui.

Dix astuces sur les fenêtres d’ouverture/enregistrement de fichiers d’OS X

Les fenêtres d’enregistrement et d’ouverture de fichiers, vous les voyez régulièrement sur votre Mac. Par défaut, elles apparaissent plutôt repliées, mais il faut cliquer sur la flèche à droite du menu pour en tirer la quintessence :

Fenetre Repliee

En effet, une fois dépliée, cette fenêtre regorge de petites astuces. Un vrai mini-Finder en fait !

Fenetre Depliee

  • Si vous enregistrez un fichier, cliquez sur le nom d’un fichier ou dossier dans la liste pour remplacer le nom du document en cours par celui sur lequel vous avez cliqué. Attention car si vous cliquez ensuite sur Enregistrer, vous risquez d’écraser le document déjà existant (au secours Time Machine !) ;
  • Pour retrouver le dossier actuellement affiché directement dans le Finder, enfoncez les touches Cmd +R ;
  • Vous pouvez également sélectionner un dossier (dans un dialogue d’enregistrement) ou un dossier ou fichier (dans un dialogue d’ouverture de document) et enfoncer Cmd + I pour afficher sa fenêtre d’informations.
  • Les fichiers et dossiers peuvent toujours être déplacés depuis la fenêtre vers le Finder.
  • Vous avez affiché la fenêtre d’ouverture ou d’enregistrement et vous voyez le dossier dans lequel vous souhaitez vous placer visible dans une fenêtre du Finder, en arrière-plan… N’hésitez pas ! Glissez dans la fenêtre le dossier ou fichier en cours, et la fenêtre va automatiquement se placer dans ce dossier (ou à l’emplacement du fichier). Si c’est une fenêtre d’ouverture , le fichier sera également automatiquement sélectionné.

Glisser Dossier

  • Vous pouvez sortir un fichier/dossier du dialogue, par exemple pour le poser sur le Bureau ou dans un autre dossier du Finder. MAIS, subtilité, vous pouvez AUSSI déplacer des fichiers ou dossiers dans la fenêtre. L’astuce consiste à enfoncer la touche Cmd tandis que vous déplacez le dossier/fichier dans la fenêtre. Sa zone de contenu passera en bleu pour signaler la modification.
  • Vous souhaitez renommer un dossier ou fichier ? Utilisez un clic droit > Renommer.
  • Tous les raccourcis-claviers affichés dans le menu Aller du Finder sont utilisables, à l’exception de AirDrop, Tous mes fichiers, ou Se connecter à un serveur.
  • Même si le bouton Nouveau dossier n’est pas affiché, vous avez toujours la possibilité d’utiliser Cmd + Maj + N pour créer un dossier.
  • Tous les raccourcis que vous avez ajouté dans la barre latérale sont également disponibles dans la zone d’ouverture/enregistrement. Personnalisez cette foutue barre, bon sang : vous augmenterez votre productivité de 100% en 2 jours. Bon, OK, peut-être pas, mais vraiment, ajoutez-y vos dossiers les plus courants. Vous me direz merci.
  • Et parce que J’ADORE les listes où on annonce « dix » mais en fait il y en a onze, parce que ça fait genre trop marrant : si vous faites défiler la barre latérale, vous verrez une partie Media, pour accéder rapidement au contenu Photo Booth, Photos, vidéos, ou votre musique stockée dans iTunes.Dialogue Enregistrement Medias

Voilà, c’est tout. Imprimez cette liste, apprenez-la par cœur, interro écrite dans trois semaines.